Bonne nouvelle pour les finances et les services publics! Le MELS renonce à
confier au privé la correction des épreuves de français

QUÉBEC, le 8 mars /CNW Telbec/ - Le 5 mars 2010, vers 16 h, la sous-ministre du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS), madame Christiane Barbe, a informé le président du Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ), monsieur Gilles Dussault, que le ministère n'ira pas en appel d'offres pour confier à l'entreprise privée la correction des épreuves nationales de français administrées aux élèves de la cinquième année du secondaire. La sous-ministre et le président du SPGQ ont convenu de se rencontrer au début de la semaine prochaine pour discuter de ce dossier.

Le président du SPGQ a été informé de la décision ministérielle alors qu'il participait à une réunion du conseil syndical à Québec. Il a immédiatement informé l'instance de ce développement important et a pris les dispositions nécessaires pour que les quelque 150 correctrices et correcteurs qui allaient perdre leur emploi soient rapidement informés. "C'est une très bonne nouvelle pour les finances et les services publics", a spontanément déclaré le président du SPGQ, précisant que "l'éducation est une mission fondamentale de l'État québécois qui doit en assumer l'entier contrôle, à plus forte raison lorsque, comme dans ce cas-ci, la privatisation d'une mission fondamentale ajouterait une charge supplémentaire aux dépenses publiques".

Le 2 mars dernier, le SPGQ avait convoqué une conférence de presse pour dénoncer l'intention du MELS de privatiser la correction des épreuves nationales de français administrées aux élèves de la cinquième année du secondaire. Le syndicat estimait que, sur une période de trois ans, le MELS paierait entre 500 000 $ et 1 000 000 $ de plus que si le travail était effectué par le personnel professionnel du ministère.

Le président du SPGQ estime que des épargnes importantes peuvent être réalisées si l'organisation du travail se fixe l'objectif d'éliminer les coûts excédentaires très importants qu'impose le recours systématique à la sous-traitance. C'est d'ailleurs la portée d'une revendication soumise par le SPGQ le 30 octobre dernier : que les autorités syndicales et patronales travaillent de concert pour, autant que possible, faire prévaloir le recours à l'expertise interne. D'ailleurs, les parties ne sont peut-être pas si loin l'une de l'autre sur cette question, estime le président du SPGQ, qui rappelle qu'en réponse aux demandes syndicales, la présidente du Conseil du trésor, Monique Gagnon-Tremblay, avait écrit ceci : "En matière de sous-traitance, nous sommes disposés à entendre les enjeux de la partie syndicale et, à cet égard, à privilégier le travail à l'interne."

Le SPGQ est le plus grand syndicat de professionnelles et professionnels du Québec. Il représente quelque 21 000 personnes, soit plus de 18 000 de la fonction publique et environ 3000 provenant des sociétés d'État, des réseaux de l'éducation et de la santé du Québec, regroupées dans 37 unités de négociation.

SOURCE Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Renseignements : Renseignements: Michel Monette, relations de presse, cell.: (418) 254-9218


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