Bilan de la session parlementaire - Les libéraux ont atteint le point de non-retour

QUÉBEC, le 9 déc. 2016 /CNW Telbec/ - Le chef de l'opposition officielle, Jean-François Lisée, et le leader parlementaire, Pascal Bérubé, dressent le bilan de la session parlementaire qui s'achève sous le signe du bâillon. Ils constatent que plutôt que de prendre acte du message fort que les Québécois lui ont envoyé lors des quatre élections partielles, le gouvernement préfère l'ignorer et, pire, il se targue, d'un côté, d'avoir « sauvé le Québec », alors qu'il souhaite, de l'autre, tourner la page en prorogeant la session. Le Parti Québécois a quant à lui entendu la volonté de changement des citoyens, leur appel pour qu'on écoute leurs préoccupations, et il compte bien incarner ce nouveau souffle dont le Québec a tant besoin.

« Je pourrais passer des heures à vous énumérer la longue liste de ce que les libéraux ont mal fait. Mais, au-delà de la crise des délais dans notre système de justice, au-delà de leur gestion catastrophique de l'agriculture et du maintien de Pierre Paradis comme ministre, au-delà de la crise au ministère des Transports et du fait que Robert Poëti, qui voulait faire la lumière, a été écarté, ce que nous retiendrons de cette session politique, c'est que ce gouvernement a atteint le point de non-retour en ce qui a trait à la confiance des citoyennes et des citoyens », a déclaré Jean-François Lisée.

Une page noire
Au budget de mars 2016, le ministère des Finances prétendait que l'année 2015-2016 se solderait à zéro. Puis, il a déposé son mensuel financier qui montrait que pour les 10 premiers mois de l'année financière 2015-2016, le gouvernement affichait déjà un surplus de 1,66 G$. Au moment de la mise à jour d'automne, en octobre dernier, il a confirmé qu'après toutes les consolidations, c'était même un surplus de 2,2 G$.

« Le premier ministre voudrait partir l'année 2017 avec une page blanche, mais il ne peut pas effacer la page noire qu'il a écrite en 2016. M. Couillard a trop coupé et, lorsqu'il a réalisé qu'il allait dépasser l'équilibre budgétaire et faire des surplus, plutôt que de ralentir la cadence, il a appuyé sur l'accélérateur. Je l'ai interpellé à de nombreuses reprises sur le mal qu'il faisait subir aux citoyens, plus particulièrement aux plus vulnérables de notre société, mais il est demeuré insensible, et ce, même après les résultats désastreux qu'il a connus lors des élections partielles. Il persiste et signe », a poursuivi le chef du Parti Québécois.

La protectrice du citoyen a confirmé ce que nous dénonçons depuis deux ans : « l'austérité a fait mal ». Le gouvernement a coupé 900 M$ dans le secteur de la santé depuis son élection. « Ce n'est pas le réinvestissement annoncé lors de la mise à jour économique qui va réparer les dégâts qui ont mené à une situation qui va jusqu'aux limites de la maltraitance pour nos aînés. Culottes pour incontinence qui ne peuvent être changées si elles ne sont pas pleines, bains rationnés, patates en poudre chronométrées… les témoignages accablants sur les soins offerts en CHSLD continuent de s'accumuler. Si on devait écrire la pierre tombale de ce gouvernement, on inscrirait : "ci-gît le gouvernement qui a poussé les aînés vers les limites de la maltraitance". Et, maintenant, le premier ministre nous supplie de tourner la page? En fait, les premiers mots de son discours d'ouverture devraient être des excuses formelles pour les dommages qu'il a causés », a ajouté le chef de l'opposition officielle.

Le Parti Québécois à l'écoute
« Les électeurs ont lancé un message clair lors des élections partielles : le gouvernement libéral fait fausse route. Le premier ministre leur a répondu : "Non, on va continuer, nous avons sauvé le Québec". Et le dernier geste que les libéraux ont choisi de poser en 2016, c'est de faire passer un projet de loi propétrole sous bâillon. Le Parti Québécois, lui, a entendu les citoyens qui souhaitent un gouvernement qui rassemble et qui regarde vers l'avenir », a déclaré de son côté le leader parlementaire.

Nous avons entendu les Québécois qui souhaitent une approche résolue, équilibrée et responsable en matière de laïcité. Une approche qui permettra de mieux former nos jeunes à une citoyenneté engagée et éclairée autour de nos valeurs partagées, de cheminer de façon tangible vers un État laïque, d'établir une politique d'immigration sur des bases plus saines, et d'assurer le succès de chacune des Québécoises et de chacun des Québécois d'origines diverses.

Nous avons entendu les Québécois qui souhaitent que les forces progressistes se rapprochent afin de battre les libéraux. Dans le respect de leurs différences, le Parti Québécois et Québec solidaire ont ouvert le dialogue afin de travailler ensemble sur l'objectif commun de déloger le gouvernement libéral le plus toxique de notre histoire. Nous avons également entendu les citoyens qui souhaitent que leur vote ait davantage de poids. Le 7 décembre, nous avons affirmé, de concert avec la Coalition Avenir Québec, Québec solidaire, Option nationale et le Parti vert, notre volonté d'élaborer et de présenter une proposition conjointe pour le scrutin proportionnel mixte régional, en vue de la prochaine élection générale et applicable en 2022.

Nous avons entendu les régions, qui font face à d'énormes défis. « Il était important pour moi que ma toute première question en tant que chef de l'opposition officielle en soit une sur les régions, qui ont vu disparaître un à un tous leurs outils de développement depuis l'élection des libéraux. Les agriculteurs, par exemple, ont subi le mépris complet du gouvernement dans le dossier des taxes foncières et celui des compensations aux producteurs laitiers et fromagers. Nous continuerons de nous battre, aussi, pour les régions forestières, alors qu'une nouvelle crise du bois d'œuvre les menace », a par ailleurs affirmé Jean‑François Lisée.

Nous avons entendu les Québécois qui souhaitent un gouvernement qui propose. Le 1er décembre dernier, nous avons proposé le « droit à l'oubli » pour les survivants du cancer, qui sont souvent victimes d'une forme de discrimination lorsqu'ils tentent de contracter une assurance. Nous avons également proposé des mesures musclées de nationalisme économique afin de protéger nos emplois.

« Le Parti Québécois écoute, entend et respecte les Québécoises et les Québécois. Ils nous ont dit qu'ils ne souhaitaient pas de référendum à court terme, qu'ils voulaient aller vers les énergies vertes et sortir le Québec du pétrole, qu'ils s'attendaient à ce que le gouvernement fournisse de bons services en santé et en éducation, et qu'il aide les familles. Les élections partielles l'ont démontré : nous rassemblons, nous sommes en phase avec les besoins des Québécois. Et ça ne fait que commencer », a conclu Jean-François Lisée.

 

SOURCE Cabinet du chef de l'opposition officielle

Renseignements : Valérie Chamula, Attachée de presse, Aile parlementaire du Parti Québécois, 418 643-2743


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