Bilan 2015 et perspectives 2016 - La Conseil central Côte-Nord - CSN prédit des luttes syndicales et sociales en 2016

BAIE-COMEAU, le 6 janv. 2016 /CNW Telbec/ - La lutte à l'austérité du gouvernement Couillard, la négociation du secteur public et la fin du régime Harper ont marqué l'année 2015 sur le front social et politique et au niveau des relations de travail. Et celle qui commence ne sera pas de tout repos pour préserver des acquis sociaux. De nombreux travailleurs et travailleuses auront à renouveler leurs conventions collectives et devront négocier l'amélioration de leurs conditions de travail.

2015 : une mobilisation sans précédent
Au cours de la dernière année, partout dans notre région aux côtés de leurs alliés des autres organisations progressistes, les membres de la CSN ont été sur la ligne de front contre les politiques d'austérité. « Cette mobilisation, qui avait commencé en septembre 2014, s'est poursuivie jusqu'à la fin de l'année 2015. En toile de fond, la négociation du Front commun pour le renouvellement des conventions collectives des 540 000 travailleuses et travailleurs du secteur public québécois. Ici, sur la Côte-Nord, ce sont plus de 7000 personnes qui sont touchées. Il faut rappeler que le plus gros employeur sur la Côte-Nord, c'est le gouvernement du Québec », déclare le président du Conseil central Côte-Nord - CSN, Guillaume Tremblay.

Parmi les moments phares de la dernière année, notons la mobilisation du 1er mai 2015 contre les politiques d'austérité dans tout le Québec, la manifestation du 3 octobre qui a rassemblé plus de 150 000 personnes dans les rues de Montréal, dont trois autobus de manifestants de la Côte-Nord, les quatre jours de grève rotative du secteur public durant les mois de novembre et de décembre et qui furent historiques.

Le gouvernement Couillard doit retenir des leçons de 2015. La formidable mobilisation des travailleuses et travailleurs du secteur public a mis en lumière les impacts négatifs des mesures d'austérité sur les programmes sociaux et les services à la population. Les libéraux n'avaient pas de mandat sur ces questions et la population a clairement désapprouvé cette opération de sabotage de l'état social qui nous caractérise comme société québécoise. D'ailleurs, les sondages d'opinion publique étaient très clairs à ce sujet.

La lutte devra se poursuivre, car le déficit social va continuer de se creuser et la qualité de vie des citoyens, des familles, des régions en sera grandement affecté. Le rapport de Luc Godbout sur la fiscalité et celui de Lucienne Robillard sur la privatisation de nos sociétés d'état vont venir nous hanter. Projet de loi 20, frais accessoires, réduction du panier de services médicaux, sous-financement en éducation et en santé, projet de loi 70 pour les prestataires d'aide sociale visant encore une fois les plus démunis, voilà autant de raisons pour lesquelles nous devrons nous mobiliser. Aucune raison ne justifie ces choix, car le gouvernement dispose d'un surplus budgétaire de 2,6 milliards de dollars, avant le versement au Fonds des générations, contre 650 millions de dollars en 2013.

Changement de garde à Ottawa
L'une des bonnes nouvelles de 2015, qui nous permet d'espérer, est sans aucun doute l'élection d'un gouvernement libéral. À ce titre, nous souhaitons que le premier ministre Justin Trudeau respecte ses nombreux engagements électoraux. Nous avons déjà des points positifs à souligner : le retrait de deux projets de loi antisyndicaux (le C-525 et le C-373), l'annonce d'une enquête publique sur la disparation des 1200 femmes autochtones, l'implication du Canada à la dernière conférence climatique à Paris. « Nous allons surveiller de près son engagement à rétablir le financement de Radio-Canada et d'annuler la réforme sur l'assurance-emploi, un dossier primordial pour la Côte-Nord », ajoute Guillaume Tremblay.

Les défis de 2016

« Plus localement, plusieurs de nos syndicats de tous les horizons auront à renouveler leurs conventions collectives. Nous en ferons une priorité. Le conflit de travail à l'Hôtel La Caravelle de Baie-Comeau vient en tête de liste. Pensons aussi aux travailleuses des Caisses Desjardins de la Côte-Nord, aux employé-es d'Autobus Boulay et Manic dans le transport scolaire, à nos deux syndicats des pénitenciers de Sept-Îles et de Baie-Comeau, aux travailleurs de la ZEC de Forestville et des Silos de Port-Cartier, aux personnes oeuvrant dans le secteur pré-hospitalier. Le projet pilote annoncé par le ministre responsable de notre région, Pierre Arcand, pour prioriser la main-d'œuvre locale dans l'industrie de la construction sera également à surveiller », indique Guillaume Tremblay.

Du côté des centres de la petite enfance (CPE), nous avons de grandes inquiétudes par rapport aux compressions qui leur sont imposées chaque année. Plusieurs établissements sur la Côte-Nord ont de la difficulté à couvrir leurs frais et ce, après avoir fait des miracles dans certains cas. Ce service essentiel pour nos enfants doit être une priorité pour le gouvernement libéral. Malheureusement, de nouvelles places octroyées dans des CPE ont été retirées. De plus, les éducatrices doivent avoir des conditions de travail à la hauteur de leurs responsabilités.

L'année 2016 sera elle aussi fort chargée, non seulement sur le plan des relations de travail, mais aussi sur le plan social et économique, entraînant ainsi des impacts sur le développement de notre région. La Côte-Nord, qui a toujours compté sur la présence de « grosses usines » et une stabilité d'emploi grâce à nos richesses naturelles, doit se remettre en question.

La crise forestière, le faible prix du minerai de fer qui a notamment entraîné une fermeture temporaire de la mine de Rio Tinto à Havre-Saint-Pierre, le retrait du projet FerroQuébec à Port-Cartier et l'absence des investisseurs pour l'apatite de Mine Arnaud ne sont là que de tristes exemples pour démontrer qu'une diversité économique s'impose et que celle-ci ne peut se faire sans l'appui du gouvernement du Québec.

Le gouvernement du Québec doit agir quand ces transformations économiques surviennent et avoir une vision à long terme : décentralisation de certains ministères, mise en place d'infrastructures (gaz naturel, routes). Nos instances politiques régionales doivent se concerter et avoir une vision régionale de notre développement avec tous les acteurs locaux.

« Le Conseil central Côte-Nord - CSN  sera encore au rendez-vous en 2016 et jouera son rôle sur le front des relations de travail pour bien représenter ses travailleuses et travailleurs. Plus largement, nous continuerons de défendre les intérêts de la Côte-Nord », conclut Guillaume Tremblay.

 

SOURCE Conseil central de la Côte-Nord (CCCN-CSN)

Renseignements : Guillaume Tremblay, président, Conseil central Côte-Nord - CSN, cellulaire : 418 295-6722

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