Beaucoup de Canadiens et de Canadiennes ont la possibilité de guérir de l'hépatite C, mais il manque cruellement de médecins, d'infirmières et d'infirmiers avec une formation spécialisée dans ce domaine

La Journée mondiale contre l'hépatite 2012 sera une bonne occasion de souligner une année de progrès et de nouveaux espoirs dans la prise en charge de l'hépatite C

TORONTO, le 23 juill. 2012 /CNW/ - À quelques jours de la Journée mondiale contre l'hépatite (le 28 juillet), l'Association canadienne des infirmières d'hépatologie (ACIH) souhaite faire le point sur les progrès réalisés dans la prise en charge de l'hépatite C au cours de l'année qui vient de s'écouler ainsi que sur les difficultés actuelles et à venir que les professionnels traitants doivent surmonter.

« Nous sommes en mesure à l'heure actuelle de guérir la majorité des personnes atteintes de l'hépatite C chronique de génotype 1, explique Cheryl Dale, infirmière praticienne en hépatologie et présidente de l'ACIH. Ce qui nous manque, par contre, ce sont les ressources et notamment la capacité de traitement qui permettrait de traiter et de guérir un plus grand nombre de personnes au pays qui sont atteintes de l'hépatite C. Il n'y a pas au Canada suffisamment de médecins, d'infirmières et d'infirmiers qui ont les connaissances et la formation nécessaires dans le traitement et la prise en charge de l'hépatite C. »

Il existe actuellement des nouveaux traitements médicaux qui représentent un grand progrès et qui permettent de guérir un nombre record de personnes atteintes de l'hépatite C et les trois provinces les plus peuplées du pays ont décidé de rembourser ces médicaments d'importance vitale. L'année dernière à la même date, le taux de guérison pour la norme de soins dans le cas des patients de génotype 1 s'élevait à 40 à 50 %1. Cette année, le taux de guérison observé avec la nouvelle trithérapie s'élève à 70 à 80 %, une augmentation significative2.

Selon les lignes directrices de l'Association canadienne pour l'étude du foie, publiée dans le Journal canadien de gastroentérologie en juin 2012, tous les patients atteints d'une hépatite C chronique doivent être considérés comme de bons candidats pour ces traitements (la thérapie antivirale)3. Le document rappelle également qu'il faudrait consacrer plus de ressources à ce problème de santé, notamment par la formation d'experts du traitement et le financement public des infirmières et des infirmiers de traitement4.

« L'ACIH encourage fortement les gouvernements provinciaux à affecter plus de ressources à la lutte contre cette maladie afin de profiter pleinement des progrès réalisés dans ce domaine et de répondre à court et à long terme aux besoins de la communauté de l'hépatite C, ajoute Cheryl Dale. Le traitement de l'hépatite C est très intense et représente souvent un très mauvais moment à passer pour les patients, il est donc impératif d'assurer un accès accru à un soutien infirmier spécialisé si nous voulons que plus de patients persévèrent jusqu'à la guérison. »

Pour de plus amples renseignements sur l'ACIH, veuillez visiter notre site Web à l'adresse www.livernurses.org.

L'ACIH a reçu le soutien de Merck Canada.

À propos de l'hépatite C
L'hépatite C, considérée comme un « tueur silencieux », est une maladie grave et parfois mortelle. Elle est la principale cause de transplantation hépatique au pays et5, en l'absence de traitement, représente un risque de fibrose hépatique, de cirrhose, de cancer du foie ou d'insuffisance hépatique, qui est souvent mortelle sans transplantation6. On estime que 1 % de la population du pays est actuellement atteint de l'hépatite C chronique7, et qu'entre 3 200 et 5 000 personnes sont nouvellement infectées chaque année8. Jusqu' à 35 % des personnes nouvellement infectées ne savent pas qu'elles ont contracté l'infection et le dépistage ne se fait parfois qu'avec plusieurs années de retard, à l'apparition des premiers symptômes9.

Références
______________________
1 Meyers, RP., et coll., Mise à jour sur la prise en charge de l'hépatite C chronique : des lignes directrices consensuelles de l'Association canadienne pour l'étude du foie. Journal canadien de gastroentérologie 2012; 26(6) : 359-375 (en anglais).
2 Ibid.
3 Ibid.
4 Ibid.
5 Fondation canadienne du foie, http://www.liver.ca/liver-disease/. Consulté le 18 juillet 2012.
6 Agence de la santé publique du Canada. http://www.phac-aspc.gc.ca/hepc/pubs/multiling-hepc/index-fra.php. Consulté le 9 juillet 2012.
7 Meyers, RP., et coll., Mise à jour sur la prise en charge de l'hépatite C chronique : des lignes directrices consensuelles de l'Association canadienne pour l'étude du foie. Journal canadien de gastroentérologie 2012; 26(6) : 359-375 (en anglais).
8 Instituts de recherche en santé du Canada. Sur l'initiative de recherche sur l'hépatite C. http://www.cihr-irsc.gc.ca/f/38855.html. Consulté le 9 juillet 2012.
9 Agence de la santé publique du Canada. http://www.phac-aspc.gc.ca/hepc/pubs/ihp-ips/index-fra.php, Consulté le 18 juillet 2012.

SOURCE : Canadian Association of Hepatology Nurses

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Cheryl Dale
519-902-2066
cdale@rogers.com

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