Avis de santé publique : Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV)

OTTAWA, le 10 juin 2015 /CNW/ -

Pourquoi tenir compte du présent avis

Depuis avril 2012, des cas d'infection à coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen‑Orient (MERS-CoV) ont été détectés dans les pays du Moyen-Orient suivants : Jordanie, Arabie saoudite, Qatar, Émirats arabes unis, Oman, Koweït, Yémen, Liban et Iran.

Divers autres pays ont aussi signalé des cas chez des personnes qui ont voyagé en Moyen-Orient ou encore qui sont entrées en contact avec une personne malade qui s'y était rendue. Il y a aussi eu, en France, en Italie, en Tunisie, au Royaume-Uni et en Corée du Sud, des cas de transmission locale entre des personnes qui n'avaient pas voyagé au Moyen-Orient.

La Corée du Sud enquête actuellement sur l'éclosion la plus grande de MERS-CoV à l'extérieur du Moyen-Orient. La grappe sud-coréenne a affecté les patients, les visiteurs des patients, les travailleurs de la santé dans les milieux de soins de santé, ainsi que les proches parents de cas.

Des cas ont été liés à des milieux de soins de la santé situés dans les régions suivantes de la Corée du Sud : Chungcheongnam, Daejeon, Gyeonggi, Jeollabuk, Séoul. Il est recommandé aux voyageurs de suivre les conseils des autorités locales (en anglais seulement) de la Corée du Sud pour être à jour sur les recommandations locales.

Les coronavirus causent le rhume, mais aussi des maladies à symptômes pseudogrippaux plus graves, dont le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui peuvent dans certains cas entraîner la mort. Ce nouveau virus n'est pas le virus du SRAS.

Les symptômes d'une infection à MERS-CoV sont similaires à ceux d'une pneumonie grave : soudaine maladie respiratoire grave accompagnée de fièvre, de toux, d'un essoufflement et de difficultés à respirer. Depuis la première identification du MERS-CoV, des cas graves et des décès ont été observés chez les patients qui avaient des problèmes de santé sous-jacents et les patients âgés. La maladie a moins gravement touché les jeunes patients qui étaient autrement en bonne santé.

Risque pour les Canadiens

Le risque pour la population canadienne est faible. Le virus ne se transmet pas facilement d'une personne à une autre, et le risque d'exposition est présent principalement dans les pays du Moyen-Orient touchés.

Nous ne comprenons cependant pas encore tout à fait comment le MERS-CoV infecte les gens. Les données donnent de plus en plus à penser que la transmission se fait par contact avec des dromadaires vivants ou par ingestion de produits provenant des dromadaires (lait, viande). Des experts font toujours enquête pour découvrir la source et le mode de transmission du virus.

Dans les cas connus où le virus semble s'être transmis d'une personne à une autre, il s'agissait de contacts étroits : membres de la famille, collègues de travail, autres patients et travailleurs de la santé, ce qui rappelle l'importance d'appliquer de rigoureuses pratiques de lutte contre les infections dans les milieux de soins.

Les laboratoires fédéraux et provinciaux sont en mesure de détecter le virus et soumettent des échantillons à des tests. Aucun cas d'infection n'a été décelé au Canada jusqu'à présent.

Les Canadiens peuvent se protéger contre ces types de virus en prenant des précautions générales :

  • éviter les contacts étroits avec toute personne présentant des signes de maladie (p. ex. toux et éternuements);
  • tousser et éternuer dans leur bras plutôt que dans leurs mains;
  • se laver les mains souvent et soigneusement;
  • rester à la maison s'ils sont malades.

Information à l'intention des voyageurs

Bien qu'à l'heure actuelle l'Agence n'impose aucune restriction de voyage relative à cette situation, des conseils de santé aux voyageurs ont été affichés pour guider les voyageurs canadiens. Nous continuerons de surveiller la situation de très près et tiendrons les Canadiens au courant comme il convient.

Ce que fait l'Agence de la santé publique du Canada

L'Agence de la santé publique du Canada travaille avec ses partenaires nationaux et internationaux, dont l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), pour surveiller la situation et échanger de l'information. Au moyen du système national de surveillance du Canada, l'Agence surveille la transmission de la grippe et de maladies pseudogrippales au Canada. Elle surveille aussi les éclosions de grippe à l'échelle mondiale.

L'Agence évalue en tout temps le risque de transmission de virus d'un voyageur malade aux Canadiens en travaillant avec ses partenaires, dont l'Agence des services frontaliers du Canada, pour appuyer le dépistage et la détection, et pour mettre en place d'autres mesures, au besoin, afin de protéger les voyageurs.

Renseignements additionnels

 

SOURCE Agence de la santé publique du Canada

Renseignements : Personne-ressource pour les médias, Agence de la santé publique du Canada, Relations avec les médias, 613-957-2983

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http://www.phac-aspc.gc.ca

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