Augmentation du risque de fraude avec l'arrivée d'un plus grand nombre de
Canadiens sur le marché mondial : Les lignes de conduite éthiques se
brouillent à mesure que les entreprises luttent pour survivre aux enjeux de
la récession

MONTRÉAL, le 19 mai /CNW Telbec/ - Les entreprises canadiennes se mondialisent pour assurer leur croissance, mais, selon une nouvelle étude publiée par Ernst & Young, la mondialisation peut aussi signifier une plus grande exposition à des risques, comme les pratiques entachées de fraude et de corruption.

Dans une proportion de 53 %, les répondants canadiens déclarent que la direction de leur entreprise poursuit sa croissance de manière opportuniste, alors que la reprise économique demeure incertaine. Douze pour cent vont même plus loin et affirment que la direction de leur entreprise poursuit résolument sa croissance à mesure que la demande s'améliore.

"Il est important de ne pas oublier que ces possibilités de croissance comportent des risques différents, souligne Denis Labrèche, associé des Services d'évaluation et de modélisation financière d'Ernst & Young. Les connaissances locales et le contrôle préalable sont nécessaires pour gérer les risques de fraude liés à l'exercice d'activités dans de nouvelles régions."

Bien que la fraude soit moins courante au Canada qu'à l'échelle mondiale, l'étude indique que les niveaux de fraude et de risque de fraude demeurent élevés. En réalité, 10 % des entreprises canadiennes sondées ont été victimes d'une fraude "importante" au cours des deux dernières années.

Et bien que les niveaux de corruption signalés aient diminué, l'étude révèle que certaines entreprises canadiennes peuvent enfreindre la loi pour survivre aux enjeux de la récession.

Quand on leur a demandé quelles étaient les actions justifiables pour aider une entreprise à survivre, aucun Canadien n'a répondu juger approprié d'offrir ou d'accepter des cadeaux. Cependant, pour 29 % des répondants canadiens, les activités de représentation avec les clients sont considérées comme des frais d'exploitation acceptables dans ces circonstances. Certains (8 %) trouvent que la présentation inexacte de la performance financière peut être justifiée, et 6 % disent que les paiements au comptant peuvent l'être aussi.

Qui plus est, les répondants canadiens, dans une proportion dérangeante de 15 %, ne savent pas très bien si les paiements de facilitation sont permis. Les paiements de facilitation, souvent appelés le "graissage de patte", visent à faciliter le processus administratif plutôt qu'à influencer une décision. La distinction peut être subtile entre paiements de facilitation et pots-de-vin, et de nombreux pays ne distinguent pas les uns des autres.

La confiance dans le Canada est élevée, puisque 80 % des répondants croient à l'efficacité des contrôles internes pour détecter la fraude ou la corruption, et la plupart des entreprises évaluent leur risque de fraude. Seulement 6 % des Canadiens (15 % à l'échelle mondiale) n'ont jamais évalué leur risque de fraude.

Comme l'indique M. Labrèche, il y a toujours place à amélioration. "Les entreprises canadiennes ont pratiqué beaucoup de réductions pour survivre au cours des dernières années, mais, à mesure que les affaires reprennent, apparaît le risque que les contrôles internes ne suffisent pas à répondre aux besoins des activités nouvelles."

Pour prévenir efficacement la fraude, les répondants canadiens se fient surtout à des contrôles internes robustes (84 % contre 74 % à l'échelle mondiale), à des audits internes rigoureux (69 % contre 65 % à l'échelle mondiale) et à des examens réguliers par la direction (65 % contre 55 % à l'échelle mondiale). Bien que la rotation du personnel soit perçue comme moins efficace, 41 % des répondants canadiens estiment qu'elle a plus de chance de prévenir la fraude, comparativement à 31 % à l'échelle mondiale.

La bonne nouvelle est que lorsque la fraude se produit ou qu'un cas suspect est signalé, les entreprises canadiennes ont bien plus de chance d'avoir élaboré un ensemble de mesures de première intervention, dont un processus clairement défini pour signaler des incidents au conseil d'administration (82 % contre 52 % à l'échelle mondiale), des rôles clairement définis dans les enquêtes sur l'audit interne, la conformité, le risque et les questions juridiques (76 % contre 51 % à l'échelle mondiale), et des processus disciplinaires cohérents (61 % contre 46 % à l'échelle mondiale).

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Ernst & Young est un chef de file mondial des services de certification et fiscalité, services transactionnels et services consultatifs. À l'échelle mondiale, les 144 000 membres de notre personnel sont unis par nos valeurs partagées et un engagement indéfectible envers la qualité. Nous nous distinguons en aidant nos gens, nos clients et nos collectivités à réaliser leur potentiel.

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SOURCE EY (Ernst & Young)

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