"Au prochain budget, osez la croissance!" - Richard Fahey

MONTRÉAL, le 7 déc. /CNW Telbec/ - Monsieur Richard Fahey, vice-président, Québec, par intérim, de la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) a déposé les pétitions de 7685 dirigeants de PME québécoises au ministre des Finances, monsieur Raymond Bachand, qui réclament une baisse des taxes sur la masse salariale dans le prochain budget du Québec pour stimuler la relance économique. "Les dirigeants de PME reconnaissent la nécessité de retourner à l'équilibre budgétaire, mais exigent bien plus d'audace que le simple renflouement des caisses de l'État en puisant davantage dans les poches des contribuables pour boucler le budget", a expliqué monsieur Fahey.

Selon la FCEI, le retour des déficits publics et l'accroissement de la dette ne seront pas renversés par une augmentation des taxes et impôts. La FCEI est d'avis que le retour à l'équilibre budgétaire doit s'inscrire dans une dynamique de création de richesse.

Pour remettre pleinement le Québec sur la voie de la relance, les dirigeants de PME du Québec souhaitent dans une proportion de 81 % un plan quinquennal de réduction d'impôts qui visera en priorité une baisse des taxes sur la masse salariale. De plus, le taux d'imposition sur le revenu des PME, aujourd'hui à 8 %, devrait être progressivement réduit à la moyenne canadienne qui se situe à 4 %, afin de redonner aux entreprises les leviers nécessaires à leur essor. "L'ampleur des ponctions fiscales sur la masse salariale explique la faiblesse relative du Québec en matière de taux d'activité, de rémunération réelle ou dans le nombre d'heures travaillées, une faiblesse qui coûte cher à l'État", a rappelé monsieur Fahey.

Dépenses et productivité

L'ampleur des mouvements démographiques exige bien plus qu'un contrôle de la croissance des dépenses à 3,2 %, tel que proposé. Le "plafonnement" de la croissance des dépenses est certainement louable et essentiel mais ne sera pas suffisant compte tenu de la croissance annuelle moyenne du PIB (1,6 % depuis 2002). Le gouvernement doit relancer son "Plan de modernisation de l'État" de 2004, qui prônait notamment la réduction de la taille de l'État. Il doit enclencher également une révision agressive de programmes ainsi qu'une augmentation de la productivité de l'appareil gouvernemental, comme le propose 69 % des PME québécoises.

L'augmentation de la productivité est un élément essentiel des prochaines négociations collectives, d'autant plus que la fonction publique québécoise profite déjà d'un avantage salarial de 4,5 %, de 18 % si l'on prend en compte les avantages sociaux, selon une étude de la FCEI réalisée en décembre 2008.

Compétitivité fiscale et tarification

"La compétitivité fiscale des PME du Québec s'est certes améliorée au cours des dernières années, notamment avec la réforme de la fiscalité des entreprises initiée en 2003, mais le Québec se classe toujours en dernière position parmi les provinces canadiennes. Il faudra cesser de subventionner à droite et à gauche des entreprises pour compenser la faiblesse de notre compétitivité fiscale. Le soutien à l'économie doit aller chercher un effet de levier dans une approche "désinterventionniste", très précisément avec une réduction statutaire du fardeau fiscal des PME", a fait valoir madame Audrey Azoulay, analyste principale des politiques au Québec.

En ce qui concerne l'approche de tarification plus répandue par le gouvernement du Québec, de précédents sondages ont déjà permis à la FCEI de valider l'adhésion des entreprises au principe d'utilisateur-payeur. Il conviendra par ailleurs d'agir avec parcimonie et de garder à l'esprit que la politique tarifaire a une incidence sur la compétitivité des entreprises. De plus, l'indexation automatique qui évite les psychodrames annuels sur les hausses de tarifs est souhaitable, mais devrait être encadrée.

L'équilibre budgétaire une étape, la dette le véritable défi!

La fragilité des finances publiques au Québec était préalable à la crise financière. Le gouvernement du Québec ne pourra présenter comme un trophée le retour éventuel à l'équilibre budgétaire plus tôt qu'une quelconque autre province : la dette du Québec a explosé au cours des dernières années et constitue un chantier dans lequel il faut s'engager au plus vite.

En plus de la priorité de la baisse des dépenses gouvernementales, la FCEI réitère sa recommandation d'utiliser le potentiel énergétique québécois dans l'optique d'un remboursement de la dette. Les tarifs d'électricité devraient tendre vers le juste signal de prix, afin d'inciter l'utilisation rationnelle de l'énergie. "Cela implique que toute hausse de tarifs d'électricité soit différenciée selon les classes tarifaires et que les PME puissent bénéficier d'une correction de l'interfinancement, qui les pénalise", de conclure monsieur Fahey.

Les recommandations de la FCEI sont inscrites au mémoire "Osez la croissance!" qui est disponible sur le site Internet de la FCEI au www.fcei.ca.

    
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    La Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI) représente
    les intérêts des PME auprès des gouvernements. Elle regroupe 105 000 PME
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SOURCE Fédération canadienne de l'entreprise indépendante

Renseignements : Renseignements: Marie Vaillant, directrice des communications, (514) 861-3234, cellulaire: (514) 919-9535


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