Attentes budgétaires - « Le Québec a besoin d'un budget résolument économique » - Pierre Karl Péladeau

QUÉBEC, le 16 mars 2016 /CNW Telbec/ - À la veille du dépôt du budget 2016-2017 du gouvernement du Québec, le chef de l'opposition officielle, Pierre Karl Péladeau, le porte-parole du Parti Québécois en matière de finances et de revenu, Nicolas Marceau, ainsi que le porte-parole en matière d'éducation et de persévérance scolaire, Alexandre Cloutier, ont insisté auprès du gouvernement : il doit impérativement déposer un budget économique, axé sur le soutien à la création d'entreprises et d'emplois dans toutes les régions du Québec, en plus de prévoir un réinvestissement majeur en éducation.

« Le Québec est dans une situation économique préoccupante. Aucun emploi n'a été créé depuis 10 mois. Le laisser-aller du gouvernement libéral a conduit à l'abandon de nombreux projets : IFFCO, Stolt LNGaz, Mine Arnaud, FerroAtlántica, l'investissement que prévoyait faire RTA au Saguenay et celui qu'envisageait Century Aluminium au Lac-Saint-Jean. Nous avons perdu des sièges sociaux, et le flux migratoire des régions-ressources est négatif. Avec un tel portrait, nous nous attendons à un budget résolument économique pour relancer la croissance. Deux années sans politique en cette matière ont fait mal au développement économique du Québec. Par exemple, en raison du taux de change actuel, nos exportations devraient être beaucoup plus vigoureuses. Or, nous constatons que nos principaux acteurs en ce domaine se trouvent plutôt en difficulté. Le gouvernement doit, une bonne fois pour toutes, axer ses actions sur le développement économique et le soutien à la création d'emplois. Nous nous attendons, demain, à l'annonce d'une vraie politique de recherche et d'innovation et d'une stratégie numérique », a déclaré Pierre Karl Péladeau.

« Selon la Banque Nationale, la croissance économique, en 2015, sera de 0,9 %, du jamais‑vu depuis la récession de 2009. Par ailleurs, il n'y a toujours pas de politique économique ni de plan stratégique pour Investissement Québec, sans compter qu'il est prévu que 42 000 travailleurs autonomes et 33 000 petites entreprises devront assumer des hausses d'impôt dès l'an prochain. Cette augmentation de leur fardeau fiscal serait contre‑productive et doit absolument être reléguée aux oubliettes. De plus, nos entreprises sont en train de manquer le virage technologique; elles sont moins présentes en ligne que leurs concurrentes américaines et canadiennes », a ajouté Nicolas Marceau.

Éducation : un sérieux redressement nécessaire
Alexandre Cloutier rappelle pour sa part que le système d'éducation et les services aux élèves, notamment ceux en difficulté, ont souffert de l'austérité libérale. « Au cours de la période 2004-2014, le budget dédié à l'éducation a augmenté de 3,6 %, en moyenne, par année. Si les libéraux avaient maintenu - juste maintenu - ce rythme d'investissement, il y aurait, dans le budget de demain, 1,4 milliard de dollars de plus pour le réseau. Mais le gouvernement libéral n'a pas choisi cette voie. Il a coupé les deux jambes du système d'éducation et il essaie de se faire pardonner en lui achetant une paire de souliers », a-t-il indiqué.

L'effet libéral, c'est 1500 $ par famille
Rappelons-nous : le gouvernement libéral s'est engagé à plusieurs reprises à abolir la taxe santé qu'il avait lui-même créée en 2010. Or, cela aura peu d'effet sur le budget des familles du Québec, chacune devant assumer, depuis l'arrivée des libéraux au pouvoir, une facture annuelle supplémentaire de 1500 $, plusieurs taxes et tarifs de toutes sortes ayant été augmentés. Par ailleurs, puisque la taxe santé est versée au Fonds de financement des établissements de santé et de services sociaux, toute réduction doit s'accompagner d'une augmentation équivalente des crédits en santé, sans quoi ce sont les malades qui en font les frais.

« En plus de ces 1500 $ en hausses de taxes et de tarifs, notamment ceux des CPE, les Québécois doivent assumer une nouvelle facture de 50 millions en frais accessoires, décrétée par Gaétan Barrette, et une autre de 65 millions pour couvrir la récente hausse des tarifs d'électricité. Pour résumer, disons simplement que depuis deux ans, l'effet libéral coûte vraiment très cher aux familles québécoises », a poursuivi Nicolas Marceau.

Au sujet des services de garde, le chef de l'opposition officielle a plaidé la cause des familles avec insistance. « Avec sa réforme des CPE, le gouvernement impose un véritable choc fiscal aux parents du Québec, à un point tel que certaines institutions financières leur offrent dorénavant des facilités de paiement! Les libéraux doivent donc de toute urgence abolir la ligne 434 de la déclaration de revenus des Québécois et revenir au seul tarif acceptable pour l'ensemble des familles : le tarif universel. Bien sûr, comme le Québec l'a toujours fait, un soutien supplémentaire doit également être apporté aux familles les plus défavorisées », a‑t‑il conclu.

 

SOURCE Aile parlementaire du Parti Québécois

Renseignements : Bruno-Pierre Cyr, Attaché de presse, Cabinet du chef de l'opposition officielle, 418 643-2743


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