Assurance-emploi - Le gouvernement Harper ne frappe pas que les pêcheurs - Pensons-y, sa réforme touche beaucoup de monde ! - Le 23 février, manifestons !

 
TRAVAILLEURS AGRICOLES - horticulteurs - parcs touristiques - scieries - chargés d'enseignement - employés temporaires dans les établissements de santé - préposées aux services de garde dans les écoles et les centres de la petite enfance - conducteurs d'autobus scolaires - travailleurs et travailleuses de la construction - emplois d'été - emplois liés au tourisme - emplois liés au monde des arts - emplois temporaires ou à durée indéterminée - monde de la téléphonie - mises à pied passagères - surveillance d'élèves - et tous les autres…

MONTRÉAL, le 22 févr. 2013 /CNW Telbec/ - Vrai ou faux : la réforme de l'assurance-emploi du gouvernement Harper touche d'abord et avant tout les pêcheurs ? Faux ! À l'heure où il est de plus en plus difficile de trouver un emploi régulier et permanent, les nouvelles règles du régime d'assurance-emploi vont faire mal à beaucoup de monde…

La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) appelle ses syndicats affiliés et la population à participer en grand nombre aux manifestations organisées dans toutes les régions du Québec le samedi 23 février afin de faire connaître leur opposition au gouvernement Harper.

« Forcer les sans-emploi saisonniers ou temporaires à accepter des emplois à 70 % de leur salaire et dans un rayon de 100 kilomètres n'a aucun sens. Ça sème l'insécurité partout, ça enlève des emplois aux étudiants et ça encourage beaucoup de personnes à mentir pour obtenir un emploi provisoire entre deux emplois saisonniers, par exemple.

« Mais avec son dernier geste, celui d'envoyer de façon impromptue des fonctionnaires aux résidences des prestataires de l'assurance-emploi, l'humiliation s'ajoute à l'insécurité et à la provocation. On se croirait dans un régime de dictature : tout ce qui manque, ce sont les descentes de police en pleine nuit pour arrêter les chômeurs. C'est une vraie honte, nous devons faire reculer le gouvernement Harper », a dit le président de la FTQ, Michel Arsenault.

Le dirigeant syndical rappelle que le gouvernement fédéral n'en est pas à ses premières attaques : « Après avoir carrément fait main basse sur la caisse d'assurance-emploi, on procède maintenant à la fermeture de certains centres d'emploi, on coupe dans le personnel et on allonge les délais de traitement de dossiers, en plus de réduire les mécanismes d'appel et d'abolir le conseil d'arbitrage et le juge-arbitre. Comme on dit, assez c'est assez et trop c'est trop ! »

Pour la FTQ, il y a dans cette réforme un certain relent de vengeance. « Un peu plus, et on pourrait penser que c'est une attaque directe contre la population des provinces et des régions qui n'a pas voté pour Stephen Harper. Pour lui, il n'y a pas de risque électoral. Nous devons lui prouver le contraire », a conclu Michel Arsenault.

La FTQ, la plus grande centrale syndicale du Québec, représente plus de 600 000 membres.

SOURCE : FTQ

Renseignements :

Jean Laverdière, 514 893-7809


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