Annuler la dette d'Haïti et s'assurer que les régions les plus démunies ne
soient pas ignorées dans le processus de reconstruction, demande Oxfam aux
ministres des Affaires étrangères

MONTRÉAL, le 25 janv. /CNW Telbec/ - Les ministres des Affaires étrangères qui se rencontrent lundi à Montréal devraient s'entendre pour annuler l'énorme dette extérieure haïtienne de 890 millions de dollars dans la foulée du séisme dévastateur, a affirmé aujourd'hui l'organisation internationale Oxfam.

"Nous apprécions les efforts mis en oeuvre par le gouvernement canadien, suite au séisme survenu en Haïti. Nous nous réjouissons également du leadership démontré par Canada dans l'organisation de la conférence des donateurs. Nous ne saurions trop insister sur l'importance d'associer le gouvernement haïtien et la société civile à ces efforts de reconstruction du pays", a exprimé Michel Verret, directeur général par Intérim d'Oxfam-Québec.

L'annulation de la dette est l'une des cinq priorités d'Oxfam pour la reconstruction d'Haïti. Les autres priorités sont :

    
    - soutenir les agriculteurs et les petites entreprises;
    - s'assurer que les régions les plus démunies bénéficient des appuis
      financiers pour accélérer la reprise de l'économie;
    - soutenir la société civile et le gouvernement haïtien, notamment qui
      ont été délogés par le séisme;
    - reconstruire mieux, avec des bâtiments qui respectent les normes
      antisismiques et des sources d'énergie qui permettront de réduire la
      déforestation.
    

La reconstruction d'Haïti risque d'être sapée par le fardeau de sa dette et par une crise alimentaire préexistante qui a rendu le pays dépendant des importations pour 40 % de son alimentation, a prévenu l'organisation. Avec la saison des semis qui doit commencer dans deux semaines, des actions urgentes sont nécessaires pour stimuler la production alimentaire et pour empêcher d'éventuelles privations pour plus de 3 millions d'Haïtienne et d'Haïtiens touchés par le séisme.

Oxfam appelle aussi les donateurs à tenir leur parole quant à la promesse du Fonds monétaire international de transformer en don un prêt d'urgence de 100 millions de dollars consenti à Haïti, à tirer les leçons des désastres précédents et à s'assurer que des fonds sont disponibles pour procurer des revenus à la population locale.

"S'attendre à ce qu'Haïti rembourse des milliards de dollars alors que le pays doit surmonter l'un des pires désastres naturels de mémoire récente serait à la fois cruel et inutile, a dit Jeremy Hobbs, directeur exécutif d'Oxfam international.

L'annulation immédiate de la dette extérieure doit être accompagnée d'actions urgentes pour soutenir les agriculteurs et pour empêcher qu'une crise alimentaire d'origine humaine aggrave les épreuves endurées par le peuple haïtien.

Ceci doit avoir lieu en parallèle avec des mesures qui permettront d'accélérer le rétablissement des marchés locaux, comme l'octroi de subventions à des survivants du séisme pour qu'ils nettoient les décombres et prennent en charge les autres tâches liées à la reconstruction."

Oxfam prévient que les donateurs, les Nations unies et le gouvernement haïtien devront travailler ensemble pour s'assurer que les régions les plus démunies, qui ont été parmi les plus touchées par le séisme, bénéficient pleinement des efforts de reconstruction.

"Haïti est une société divisée et hautement inégalitaire, et il existe un risque réel que dans les semaines et les mois suivant le séisme, des Haïtiens riches et politiquement influents contrôlent les ressources de reconstruction au détriment des plus pauvres de Port-au-Prince", a dit M. Hobbs.

Les donateurs doivent amplifier leurs efforts pour aider le gouvernement haïtien et la société civile à se remettre du désastre. Cela pourrait inclure la mise à disposition des ministères dont les bâtiments ont été détruits - de grandes tentes contenant du matériel de base comme des téléphones, des bureaux et des chaises, dont les départements gouvernementaux ont besoin pour fonctionner.

Oxfam a appelé les seize ministres des Affaires étrangères des "Amis d'Haïti" qui participent à la rencontre de Montréal à définir clairement le rôle des effectifs militaires internationaux et à s'assurer que ces forces vont opérer sous la direction des Nations unies et du gouvernement haïtien. Deux semaines après le séisme, la façon dont les États-Unis et les autres grands pays donateurs vont coordonner leurs efforts demeure confuse.

"Le leadership de la réponse à l'urgence doit demeurer clairement entre les mains des Nations unies et du gouvernement d'Haïti, et toutes les forces militaires internationales doivent coordonner activement et visiblement leurs efforts avec l'ONU et le gouvernement haïtien à tous les niveaux", a dit Jeremy Hobbs.

Oxfam a demandé à l'ONU d'accroître les patrouilles de sécurité la nuit pour protéger la population civile et d'améliorer la coordination des mesures de sécurité entre le gouvernement haïtien et les forces internationales.

L'organisation avertit que les habitants de Port-au-Prince sont de plus en plus inquiets pour leur sécurité. Des sinistrés qui dorment dans la rue ont dit à Oxfam qu'ils avaient été attaqués et que leurs maigres possessions avaient été volées. Au moins un demi-million de personnes vivent dehors dans des camps improvisés à travers la capitale haïtienne.

SOURCE Oxfam-Québec

Renseignements : Renseignements: Justine Lesage, Oxfam-Québec, (514) 513-0013

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