Amir Khadir demande à Ralph Goodale d'agir pour sauver Roghayeh Azizi Mirmahaleh

MONTRÉAL, le 20 févr. 2017 /CNW Telbec/ - Le député de Mercier, Amir Khadir, joint sa voix à celles d'Amnistie internationale, de la Table de la concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes et de l'Association des femmes iraniennes de Montréal pour demander au gouvernement fédéral d'accorder la protection du Canada à Mme Roghayeh Azizi Mirmahaleh, une dissidente politique d'origine iranienne qui risque la déportation. 

Enseignante dans son pays d'origine, Mme Azizi a vu son mari être exécuté et a elle-même été emprisonnée pendant trois ans dans les années 1980 pour avoir milité pour les droits des femmes et des enfants. Après avoir vécu clandestinement pendant des années, Mme Azizi a rejoint sa fille au Canada en 2012 et a entamé les procédures d'obtention du statut de réfugié, qui lui a été refusé la semaine dernière malgré les risques pour sa vie. 

« Si le gouvernement fédéral n'intervient pas rapidement pour lui accorder la protection du Canada, Mme Azizi sera vraisemblablement arrêtée et possiblement exécutée en Iran. L'Iran n'est pas réputé pour exécuter ses prisonniers sans les torturer d'abord », déplore Amir Khadir, lui-même d'origne iranienne. « Il est impératif que le ministre de la Sécurité publique du Canada, l'honorable Ralph Goodale, octroie un sursis à la déportation de Mme Azizi et que le ministre de l'Immigration du Canada, l'honorable Ahmed D. Hussen, lui accorde la protection du Canada. C'est une question de vie ou de mort », martèle le député.

Selon Me Richard Goldman, de la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiés et immigrantes, Mme Azizi est la victime de plusieurs failles dans la Loi canadienne de l'immigration. « Le processus d'Examen des risques de renvoi (ERAR) est carrément déficient. En effet, la vaste majorité des demandes sont refusées sans audience et le processus ne tient pas compte des preuves solides de risque de torture et de mort. Pour ajouter au problème, la Loi contient une définition beaucoup trop floue du concept de « menace à la sécurité » des personnes déportées. Même Nelson Mandela aurait été interdit de territoire selon cette disposition! », précise Me Goldman.

« Le Canada manquerait gravement à ses obligations en déportant Mme Azizi vers l'Iran. Amnistie internationale a abondamment documenté les nombreuses violations des droits humains qui se sont aggravées en Iran en 2016. L'Iran a renforcé les restrictions pesant sur la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique. Mme Azizi pourrait faire face à une arrestation arbitraire, à de la torture et des mauvais traitements voire à la peine de mort. Il est urgent que les ministres Goodall et Hussen sursoient à la décision de déportation », ajoute Béatrice Vaugrante, directrice générale d'Amnistie internationale Canada francophone.

 

SOURCE Aile parlementaire de Québec solidaire

Renseignements : Stéphanie Guévremont, Attachée de presse, 418 473-2579 ou sguevremont@assnat.qc.ca

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