7 octobre: Journée mondiale pour le travail décent

MONTRÉAL, le 6 oct. /CNW Telbec/ - Au bas de l'échelle, organisme qui défend les droits des travailleuses et travailleurs non syndiqués depuis bientôt 35 ans, profite de cette journée pour dénoncer les conditions de travail précaires qui sont le lot de plus en plus de personnes.

"Plus d'une personne salariée sur trois est en situation de travail atypique actuellement au Québec", souligne Carole Henry, responsable des dossiers politiques de l'organisme. "Qu'il s'agisse de travail à temps partiel ou temporaire, de travail sur appel ou offert par une agence de placement, quelle qu'en soit la forme, le travail atypique est trop souvent synonyme de précarité. Lorsqu'on additionne une insuffisance d'heures de travail avec un faible taux horaire, des périodes de travail entrecoupées de périodes de chômage ou de recherche de contrats, on aboutit fatalement à un appauvrissement économique, et ce, même en travaillant."

Madame Henry soutient que les travailleuses et travailleurs atypiques ont difficilement accès aux avantages sociaux, à la formation et à l'avancement, en plus de toucher des salaires inférieurs. Un exemple probant de cette réalité est l'écart salarial que subissent les travailleuses et travailleurs d'agences en gagnant 40% de moins en moyenne que les personnes employées directement par l'entreprise cliente de l'agence, pour effectuer le même travail. Et que dire du fait que les employés d'agences sont dix fois plus souvent victimes d'accidents du travail que les autres.

"De plus, les travailleuses et travailleurs atypiques ont peu de protection en cas de maladie et la plupart n'ont pas la capacité de contribuer à un régime de retraite. À long terme, la précarisation du travail aura des impacts négatifs pour l'ensemble de la société", dénonce la porte-parole.

Au bas de l'échelle réclame que le gouvernement légifère pour mettre fin à la disparité de traitement sur la base des statuts d'emploi. Ainsi, la Loi sur les normes du travail devrait établir qu'un employeur ne peut accorder à une personne salariée des conditions de travail inférieures à celles consenties aux autres personnes salariées qui accomplissent un travail comparable pour la même entreprise, pour le seul motif que son statut est précaire. Une différence basée sur des critères tels l'expérience, l'ancienneté ou le service continu n'est pas considérée comme une disparité de traitement, si ces critères s'appliquent à l'ensemble des personnes salariées de l'entreprise.

SOURCE Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN)

Renseignements : Renseignements: Carole Henry, porte parole et responsable des dossiers politiques, (514) 270-7863; Source: Au bas de l'échelle


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