42e Congrès de l'Association des économistes québécois - La croissance d'une économie numérique passe essentiellement par la qualité du capital humain et l'adaptabilité des compétences

GATINEAU, QC, le 18 mai 2017 /CNW Telbec/ - Alors que le gouvernement du Québec a tout récemment déposé la nouvelle Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation 2017-2022, l'Association des économistes québécois conclut aujourd'hui son 42e congrès avec la conviction que la capacité du Québec à profiter des ruptures technologiques réside dans la coordination des acteurs et la précision des actions. « Il ressort de ce congrès que tout reste à apprivoiser de l'économie à l'ère numérique. Réussir une transformation aussi radicale, en gardant le cap sur une croissance durable, requiert une approche globale, inclusive et pensée à long terme » a mentionné Paul-Henri Lapointe, Vice-président de l'Association des économistes québécois.  

Progrès du numérique et faiblesse de la productivité : le paradoxe s'explique par le retard des investissements et de l'absorption technologique des entreprises
La montée des technologies numériques a perturbé le fonctionnement traditionnel de nombreux marchés et suscite une sorte de techno-centrisme sur la conception de l'économie. Il semble néanmoins que l'absorption des nouvelles technologies dans les entreprises n'est pas systématique et que les modèles d'affaires des entreprises restent collés à une culture organisationnelle établie. C'est ce qu'a notamment affirmé en conférence d'ouverture Jacques Bughin, Associé principal chez McKinsey, qui a ainsi expliqué la dynamique qui semble freiner les gains de la productivité dans les économies avancées : la progression des nouvelles technologies se trouve face à la résistance des organisations plus traditionnelles qui ont besoin de temps pour ajuster leur structure et leur talent.

Mesurer l'économie, un enjeu grandissant
La faiblesse de la croissance économique est à lier à la globalisation et à la nouvelle étendue des chaînes d'approvisionnement mondiales. Cependant, cette lenteur trouve également une explication à la nouvelle difficulté des indicateurs économiques à capter l'activité, en particulier en ce qui a trait à l'investissement des entreprises, dont la portion immatérielle devient prédominante. « Bien mesurer les attributs de l'économie est un enjeu de premier rang pour pouvoir orienter son développement. Il est clair que l'évolution technologique impose une réflexion profonde sur le regard qu'il faut porter sur l'économie », a mentionné Bernard Barrucco, directeur général de l'Association. 

Nouvelle ère technologique, distribution des revenus et développement des compétences
Le congrès a également été l'occasion de rappeler l'importance du manufacturier 4.0 pour améliorer le positionnement international du Québec à l'exportation. L'ambition de placer le Québec comme leader mondial en intelligence artificielle passera certainement par la R-D, l'entrepreneuriat technologique et la robotisation. L'Association des économistes québécois rappelle néanmoins que le progrès économique à l'ère numérique n'est pas envisageable sans l'adaptation du marché du travail. Le risque de la polarisation des compétences sur la cohésion sociale a été largement abordé au cours des deux derniers jours. La formation tout au long de la vie apparaît comme une nouvelle norme à construire.

Multiplication des plateformes, données massives et nouveaux modèles économiques
Le secteur des médias est probablement celui dont le modèle économique est le plus bousculé par l'économie numérique. Les algorithmes prennent une place grandissante dans l'offre de contenu, tandis que la baisse des coûts de publicité remet en compte leur modèle d'affaires. Si de nombreux médias s'adaptent, les réflexions restent ouvertes pour assurer la qualité, la crédibilité et la proximité de l'information.

Gilles Savard, directeur général d'IVADO, a expliqué aux congressistes la place que prendront les données massives dans la création de valeur : l'épicentre de la nouvelle vague technologique, les données massives seront indispensables dans tous les secteurs d'activité. « Pour une meilleure efficacité des actifs disponibles, pour réaliser toutes les ambitions sociales et environnementales ou encore pour ouvrir les champs de recherche scientifique, la donnée massive est un nouveau facteur de production qu'il va falloir toujours mieux optimiser » a mentionné pour conclure M. Barrucco.

À propos de l'Association des économistes québécois
L'Association des économistes québécois est une association professionnelle à but non lucratif fondée en 1975 dans le but de répondre aux besoins et aux intérêts des économistes œuvrant dans divers secteurs d'activités au Québec. L'Association a pour mission le développement et la diffusion du savoir économiques, l'éclairage des débats publics et la valorisation du rôle de l'économiste. L'Association ne représente aucun intérêt particulier. Elle est un intervenant crédible et impartial dans les débats économiques.

 

SOURCE Association des économistes québécois (ASDEQ)

Renseignements : Audrey Azoulay : 514 495-3047, audrey@illopertinere.com

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http://www.economistesquebecois.com

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