20$ de plus sur un chèque de 604$ par mois - Même pas assez pour le loyer, l'épicerie et le chauffage

MONTRÉAL, le 19 nov. 2013 /CNW Telbec/ - Une dizaine d'organismes communautaires montréalais se sont réunis devant les bureaux du ministre responsable de la région de Montréal, monsieur Jean-François Lisée pour demander une véritable hausse des prestations du programme d'aide financière de dernier recours afin que toutes les personnes assistées sociales soient en mesure de couvrir leurs besoins essentiels.  Les organismes considèrent que le gouvernement a menti aux personnes assistées sociales : « La ministre Agnès Maltais nous avait parlé d'une augmentation substantielle pour les personnes seules et qui reçoivent la prestation de base de 604$. Nous dénonçons cette faible augmentation qui ne touche qu'un nombre restreint de prestataires » affirme Solange Laliberté de l'Association de défense des droits sociaux du Montréal métropolitain. L'augmentation de 20$ prévu pour le 1er février 2014 et atteignant un maximum de 50$ par mois en 2017 ne profitera qu'à 59,000 des 457,000 prestataires de l'aide financière de dernier recours. Cette mesure cible les personnes sans contrainte, vivant seules en logement privé et qui ne reçoivent pas l'allocation logement.

Ces organismes reprochent au gouvernement de ne pas avoir de plan cohérent pour lutter contre la pauvreté des personnes assistées sociales. « Après avoir coupé des couples prestataires avec enfants en bas âge et haussé le seuil pour obtenir l'allocation en raison de l'âge à 58 ans au printemps, le gouvernement ne choisit d'intervenir qu'auprès des prestataires qui sont dans les conditions les plus extrêmes de pauvreté. Mais même avec la hausse, en 2017, ces personnes n'atteindront qu'une couverture de 52,5% de leurs besoins de base selon la mesure du panier à la consommation. Pourtant, le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l'exclusion sociale, une instance crée par l'assemblée nationale, faisait part en 2009 de l'importance d'atteindre 80% de la couverture des besoins essentiels pour l'ensemble des prestataires.» déclare Jean Lalande du Welfare rights committee de Pointe-Saint-Charles. « On hausse les revenus d'une partie des prestataires qui ne reçoivent aucune aide au logement mais sans prévoir d'investissements supplémentaires pour du logement social en dehors des 3000 unités pour l'ensemble de la province. À Montréal, le loyer moyen d'un studio est de 543$ selon la Société canadienne d'hypothèque et de logement.   Au final, la hausse à l'aide sociale ne servira qu'à couvrir l'augmentation des coûts de la vie pour les personnes surtout si on considère les hausses des tarifs d'Hydro-Québec dans le calcul » rajoute Florence Richer du groupe Projet Genèse.

Le rassemblement a été organisé par la Table régionale des organismes volontaires en éducation populaire de Montréal, le Projet Genèse, l'Association de défense des droits sociaux du Montréal métropolitain, le Groupe ressource du Plateau, Passages, l'Organisation d'aide aux sans-emploi, l'Association coopérative d'économie familiale du nord de Montréal, le Regroupement des organismes familles de Montréal et le Collectif montréalais de lutte à la pauvreté.

SOURCE : Welfare Rights Committee de Pointe-Saint-Charles

Renseignements :

Jean Lalande
Welfare Rights Committee de Pointe-Saint-Charles
Téléphone : 514-445-5321

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Welfare Rights Committee de Pointe-Saint-Charles

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