« Québec doit reconnaître la situation particulière de Montréal en matière de sécurité publique » - Gérald Tremblay

MONTRÉAL, le 22 févr. 2012 /CNW Telbec/ - Le maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, accompagné du président du comité exécutif, M. Michael Applebaum, de la responsable du développement social et communautaire, de la famille et des aînés, Mme Jocelyn Ann Campbell, et du responsable de la sécurité publique, M. Claude Trudel, a interpellé le gouvernement du Québec afin que soit reconnue la situation particulière de Montréal en matière de sécurité publique.

« Depuis des années, nous avons fait toutes les représentations possibles. Nous n'avons ménagé aucun effort pour développer avec le gouvernement du Québec une vision commune de la situation particulière de Montréal, notamment en matière de sécurité publique. Aujourd'hui, force est de constater l'incompréhension du gouvernement face aux enjeux de la métropole », a déclaré le maire.

Situation particulière de Montréal

Bien qu'elle soit reconnue comme une ville sécuritaire, Montréal possède plusieurs particularités qui ont un impact sur l'offre de services du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM). En plus d'être un important pôle d'attraction, la métropole doit développer des compétences interculturelles, améliorer constamment ses services d'ordre en raison de la tenue de nombreux et importants événements, composer avec la présence de populations fortement marginalisées et faire face à davantage de criminalité qu'ailleurs au Québec sans oublier la menace terroriste.

En raison de son statut de métropole, les besoins additionnels de Montréal en termes de sécurité publique sont évalués à 35 M$ annuellement par le SPVM. Dès 2009, l'administration municipale a entrepris des démarches pour que soient reconnus les nombreux défis auxquels la Ville est confrontée et leurs impacts sur les services policiers.

« Malgré tous nos efforts, toutes nos demandes adressées au gouvernement du Québec, cela a toujours été une fin de non recevoir. Pourtant lorsque vient le temps de financer les services de polices municipaux pour les villes de moins de 50 000 habitants, et bientôt de moins de 100 000 habitants, Québec paie 47 % pour ces services. Ce n'est pas juste pour les contribuables montréalais. Il y a clairement une iniquité et celle-ci doit être corrigée », a ajouté le maire.

Itinérance

L'itinérance est également une problématique qui sévit surtout à Montréal. La Ville, le SPVM et les nombreux organismes d'intervention font des efforts colossaux avec les moyens mis à leur disposition pour aider les personnes itinérantes. Toutefois, de plus en plus de personnes souffrant de problèmes de santé mentale se retrouvent dans la rue. L'implication du ministère de la Santé et des Services sociaux est essentielle pour que ces personnes soient prises en charge par le système de santé. Il doit en être de même pour les services d'injection supervisée.

« Bien que l'itinérance soit un phénomène complexe, nous avons la responsabilité collective de nous occuper des plus démunis de la société. Toutefois, il y a des limites à ce qu'une ville peut faire. Montréal ne peut régler à elle seule le phénomène de l'itinérance, ni se substituer au réseau de la santé ni au gouvernement du Québec. Il y a quelques mois, nous avons formulé des demandes au premier ministre et au ministre de la santé sur cette question. Nous avons proposé des solutions et nous attendons toujours des réponses. Il y a urgence d'agir! », a martelé le maire.

Radars photo et surveillance aux feux rouges

La sécurité routière étant une priorité de tous les instants pour son Administration, le maire se dit favorable au déploiement d'appareils supplémentaires de radars photo et de caméras aux feux rouges, mais à condition que ce projet soit adapté à la réalité montréalaise.

« Chaque accident est un accident de trop! Nous voyons en ce projet un moyen supplémentaire d'améliorer notre bilan de sécurité routière et ultimement, de changer les comportements des automobilistes. Et contrairement à ce que certains véhiculent, la Ville n'a jamais fixé un nombre précis de radars photo à installer. Montréal doit toutefois avoir la pleine autonomie d'action, d'implantation et de gestion des appareils avec son service de police. De plus, il est essentiel que tous les revenus générés à Montréal soient réinvestis à Montréal dans la sécurité routière, ce qui libérerait des fonds pour la sécurité publique en général », a poursuivi le maire.

Le maire Tremblay a conclu en rappelant : « Ce que nous voulons, c'est que la situation particulière de Montréal soit reconnue et que le gouvernement nous dote des outils nécessaires pour améliorer la sécurité publique partout sur l'île de Montréal »

SOURCE VILLE DE MONTREAL - CABINET DU MAIRE ET DU COMITE EXECUTIF

Renseignements :

Darren Becker
Cabinet du maire et du comité exécutif
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