Une table ronde nationale applaudit la défense des principes d'utilisation durable par le Canada



    OTTAWA, le 2 août /CNW Telbec/ - Les Canadiens applaudissent l'annonce du
gouvernement du Canada à l'effet qu'il demandera des consultations
officielles, en vertu du processus de règlement de différends de
l'Organisation mondiale du commerce (OMC), afin de régler la question de
l'interdiction d'importation des produits du phoque, par la Belgique.
    "Je crois que l'interdiction de la Belgique enfreint non seulement les
règles du commerce international établies en vertu de l'OMC, mais aussi les
recommandations de l'Union mondiale pour la nature (UICN) et de la Convention
des Nations Unies sur la biodiversité", a déclaré le président de l'Institut
de la fourrure du Canada, M. Bruce Williams, à une table ronde nationale
regroupant des intervenants du gouvernement, des Autochtones, du milieu de la
conservation, du bien-être des animaux et du commerce. "Il faut absolument
régler ce rejet, par la Belgique, de la philosophie d'utilisation durable", a
ajouté M. Williams.
    Le rejet d'une approche d'utilisation durable face à la conservation
aurait des conséquences dévastatrices sur les habitants des régions rurales et
les Autochtones qui sont tributaires de la chasse au phoque pour se procurer
la nourriture, les huiles et les peaux nécessaires afin de maintenir leur mode
de vie rurale et de gagner durement un revenu. On se demande pourquoi on a
choisi d'interdire les produits du phoque, alors qu'il a été démontré plus
d'une fois que la chasse au phoque est humaine et durable. Il y a peu de
différence entre la chasse au phoque et les chasses gérées, en Europe ou aux
Etats-Unis, d'autres espèces comme le cerf, le rat musqué ou le sanglier, sans
parler de la mésinformation massive diffusée sur ce sujet au public par les
groupes de défense des droits des animaux.
    "Il est dommage que le Canada doive avoir recours aux mécanismes de
litige commercial en vue de protéger ses méthodes de conservation de
l'environnement, mais nous sommes heureux que le gouvernement soit prêt à
défendre ses principes et méthodes solides de conservation pour les Canadiens
vivant en milieu rural", a affirmé le directeur exécutif de l'Institut de la
fourrure du Canada, M. Rob Cahill. "En s'opposant à l'interdiction
d'importation des produits du phoque de la Belgique auprès de l'OMC, le Canada
pourra enfin expliquer à quel point on n'a pas tenu compte des faits entourant
la chasse au phoque au Canada et dans le monde entier".

    Le Réseau des phoques et de la chasse au phoque (sous l'égide de
l'Institut de la fourrure du Canada, un organisme national sans but lucratif
qui promeut les principes d'utilisation durable et judicieuse), s'engage à
conserver et à récolter de manière respectueuse les populations de phoques du
monde par le biais d'une saine scientifique et de méthodes d'utilisation
durable reconnues à l'échelle internationale. Le Réseau des phoques et de la
chasse au phoque se compose de représentants du gouvernement, d'Inuits, de
vétérinaires, de conservationnistes, de professionnels de la santé et de
l'industrie. Pour obtenir de plus amples renseignements, prière de visiter
www.fur.ca ou www.sealsandsealing.net.


    FAITS :

    La population de phoques du Groenland de l'Atlantique Nord-Ouest, qui
compte environ 5,8 millions d'animaux, a triplé au cours des 20 dernières
années même si la chasse au phoque s'est poursuivie. Il s'agit de la plus
abondante population d'espèces de phoques de l'hémisphère nord.

    La chasse au blanchon est interdite depuis 1987.

    La chasse au phoque représente 30 p. 100 de revenu des ménages des
communautés de la côte est du Canada, sans compter la valeur alimentaire de la
viande. Le traitement des sous-produits du phoque emploie des centaines de
personnes dans les communautés côtières isolées et ce, l'année durant.

    Le Groupe de travail des vétérinaires indépendants a conclu que la chasse
au phoque du Groenland au Canada est effectuée de façon humaine, 98 p. 100 des
mises à mort se comparant très favorablement aux méthodes utilisées dans les
abattoirs nord-américains.

    Un phoque du Groenland consomme à lui seul une tonne de poisson par
année.

    Au 3e Congrès sur la conservation mondiale de l'UICN, (novembre 2004),
l'Institut de la fourrure du Canada, a parrainé une motion, avec le ministère
des Affaires indienne et du Nord Canada et l'Inuit Tapiriit Kanatami,
s'opposant à la loi belge proposée. La recommandation finale, adoptée avec une
majorité écrasante au sein des "chambres" du gouvernement et des ONG,
exhortait tous les gouvernements membres à ne pas imposer de nouvelles
interdictions d'importation des produits du phoque provenant de populations
abondantes.




Renseignements :

Renseignements: M. Robert B. Cahill, directeur exécutif, Institut de la
fourrure du Canada, (613) 231-7091, poste 226

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INSTITUT DE LA FOURRURE DU CANADA

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