Une nouvelle analyse de l'ICIS révèle des taux variés d'événements indésirables au Canada



    OTTAWA, le 14 août /CNW Telbec/ - Une nouvelle analyse publiée
aujourd'hui par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) sur les
événements indésirables examine le risque de traumatismes à la naissance dans
les hôpitaux ainsi que d'autres événements indésirables, dont les erreurs de
médicament, les fractures de la hanche à l'hôpital et les problèmes liés aux
transfusions sanguines. Axée sur les résultats d'enquêtes récentes ainsi que
sur plusieurs indicateurs de la sécurité des patients, l'analyse Le point sur
la sécurité des patients au Canada montre que, par comparaison, certains
événements indésirables sont rares, alors que d'autres sont plus fréquents.
Par exemple, en 2005, 1 adulte sur 10 aux prises avec des problèmes de santé a
indiqué avoir reçu le mauvais médicament ou la mauvaise dose au cours de
l'année précédente. Un nombre beaucoup moins élevé d'événements indésirables
liés aux transfusions sanguines a été signalé. En effet, ce type d'événement
indésirable est survenu dans environ 1 cas sur 4 100 en 2003.
    "Même si nous ignorons comment prévenir tous les événements indésirables,
le suivi de leur fréquence et la compréhension des facteurs qui y contribuent
sont une étape essentielle pour améliorer la sécurité des patients", affirme
Jennifer Zelmer, vice-présidente, Recherche et Analyse de l'ICIS.

    Chaque année, 1 bébé sur 141 subit un traumatisme à la naissance et
    1 femme sur 21 subit un traumatisme obstétrical

    Chaque année, plus de 250 000 bébés naissent dans les hôpitaux canadiens
hors du Québec. L'accouchement est l'une des principales causes
d'hospitalisation au pays. Bien que la plupart des accouchements se déroulent
sans histoire, des événements indésirables se produisent dans certains cas.
L'analyse a par exemple révélé qu'entre avril 2003 et mars 2006, en moyenne
1 bébé sur 141 né dans un hôpital hors du Québec a subi un traumatisme à la
naissance tel que des lésions du cuir chevelu et du système nerveux ou une
fracture du crâne. Il s'agit de plus de 1 700 cas par an.
    De même, 1 femme sur 21 qui accouche par voie vaginale (près de 5 %)
subit un traumatisme obstétrical, tel qu'une lacération du col de l'utérus, de
la paroi vaginale ou encore des lésions de la vessie ou de l'urètre. Entre
avril 2003 et mars 2006, plus de 9 100 traumatismes obstétricaux en moyenne
par année ont été déclarés dans les hôpitaux canadiens hors du Québec. Selon
des recherches antérieures, les facteurs de risque d'un traumatisme
obstétrical comprennent les naissances de bébés pesant plus de quatre
kilogrammes, la durée de travail prolongée, l'accouchement assisté et la
position de la femme durant l'accouchement.

    Les risques d'embolie pulmonaire après l'admission évalués pour la
    première fois

    D'après l'analyse de l'ICIS, 3,6 patients sur 1 000 au Canada subissent
une embolie pulmonaire après leur admission à un hôpital canadien à
l'extérieur du Québec et de certaines régions du Manitoba. L'embolie
pulmonaire survient lorsqu'un caillot sanguin, ou parfois une masse adipeuse
ou un tissu, circule dans les veines jusqu'au poumon. Souvent, le caillot
provient d'une veine de la jambe; il s'agit alors d'une thrombose veineuse
profonde.
    En général, le risque d'embolie pulmonaire ou de thrombose veineuse
profonde après une hospitalisation s'accroît avec l'âge, les patients de
60 ans et plus présentant un risque significativement plus élevé par rapport
aux patients plus jeunes. Toutefois, le taux d'embolie pulmonaire ou de
thrombose veineuse profonde parmi les enfants de 4 ans ou moins est
statistiquement plus significatif par comparaison aux enfants de 5 à 17 ans.

    Réduction du risque d'oubli d'objets étrangers dans le corps d'un patient
    après une intervention

    L'oubli d'un objet étranger dans le corps du patient après une
intervention survient moins souvent que de nombreux autres événements
indésirables. En effet, cet événement indésirable touche environ 1 patient sur
3 000 dans les hôpitaux canadiens à l'extérieur du Québec et de certaines
régions du Manitoba. Ainsi, plus de 200 cas ont été signalés par année au
cours des exercices 2003-2004 à 2005-2006.
    Selon des recherches antérieures, le risque d'oubli d'objets étrangers
est plus élevé chez les patients obèses, ainsi que chez les patients devant
subir une intervention chirurgicale d'urgence et ceux qui ont connu un
changement imprévu dans l'intervention chirurgicale ou encore un changement du
personnel infirmier ou de l'équipe chirurgicale au cours de l'intervention.
Les patients de 17 ans et moins présentent un risque moins élevé d'oubli
d'objets étrangers dans le corps que les adultes.
    "Les conséquences de l'oubli d'une éponge ou d'un autre objet étranger
dans le corps d'un patient après une intervention peuvent être graves. Cela
dit, les experts estiment que des stratégies ciblées peuvent réduire les
risques. Parmi les stratégies de prévention établies, mentionnons le compte
rigoureux des éponges et des instruments chirurgicaux et une inspection
vigilante de la cavité corporelle une fois l'intervention achevée", explique
Mme Indra Pulcins, directrice, Rapports sur la santé et Analyse de l'ICIS.

    Amélioration de la sécurité des patients

    "Malgré tous les efforts bienveillants des professionnels de la santé, il
n'en demeure pas moins que les problèmes surviennent pendant la prestation de
soins", de dire Phil Hassen, président-directeur général de l'Institut
canadien sur la sécurité des patients. "Nous espérons qu'en mettant l'accent
sur la sécurité des patients, nous verrons des changements dans la pratique
qui réduiront considérablement les blessures et les décès évitables attribués
aux événements indésirables."
    Par exemple, de nombreux dispensateurs de soins consacrent leur énergie à
réduire les risques d'erreurs de médicaments. D'après un sondage mené en 2006,
8 % des dispensateurs de soins de première ligne ont indiqué que leurs
patients ont reçu le mauvais médicament ou la mauvaise dose au cours des
12 mois précédents. En 2005, 18 % des infirmières interrogées ont déclaré que
les patients qu'elles traitaient avaient occasionnellement ou fréquemment reçu
le mauvais médicament ou la mauvaise dose au cours de l'année précédente.
    Les experts ont suggéré diverses stratégies pour réduire les risques,
dont les mises en garde automatisées concernant les médicaments ainsi que le
bilan comparatif des médicaments, processus visant à prévenir les erreurs de
médicaments aux points de transition des patients et considéré depuis peu en
tant que critère d'accréditation pour les établissements de santé du Canada.
En 2006, 10 % des dispensateurs de soins de première ligne au Canada ont
signalé recevoir régulièrement des mises en garde électroniques les informant
sur les risques d'interactions médicamenteuses ou les problèmes liés aux
doses, tandis que 31 % disaient avoir reçu ce type d'information au moyen d'un
système manuel. En comparaison, les pourcentages de dispensateurs de soins de
première ligne qui recevaient régulièrement des mises en garde électroniques
étaient de 23 % aux Etats-Unis, 40 % en Allemagne et 80 % ou plus en
Australie, en Nouvelle-Zélande, aux Pays-Bas et au Royaume-Uni.

    A propos de l'ICIS

    L'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS) recueille de
l'information sur la santé et les soins de santé au Canada, l'analyse, puis la
rend accessible au grand public. L'ICIS a été créé par les gouvernements
fédéral, provinciaux et territoriaux en tant qu'organisme autonome sans but
lucratif voué à la réalisation d'une vision commune de l'information sur la
santé au Canada. Son objectif : fournir de l'information opportune, exacte et
comparable. Les données que l'ICIS rassemble et les rapports qu'il produit
éclairent les politiques de la santé, appuient la prestation efficace de
services de santé et sensibilisent les Canadiens aux facteurs qui contribuent
à une bonne santé.

    
    Le présent communiqué est également affiché sur le site Web de l'ICIS au
    www.icis.ca.

    Figures et tableaux

    Tableau 1.   (Tableau 2 de l'analyse) - Nombre moyen de patients exposés
                 à un événement indésirable au Canada, selon le type d'effet

    Figure 1.    (Figure 3 de l'analyse) - Taux de traumatismes obstétricaux
                 pendant l'accouchement par voie vaginale, selon le groupe
                 d'âge

    Figure 2.    (Figure 4 de l'analyse) - Taux d'oubli d'objets étrangers
                 dans le corps du patient après une intervention, selon le
                 groupe d'âge

    Figure 3.    (Figure 5 de l'analyse) - Taux d'embolie pulmonaire ou de
                 thrombose veineuse profonde après l'admission, selon le
                 groupe d'âge

    Figure 4.    (Figure 7 de l'analyse) - Médecins recevant des mises en
                 garde concernant les risques liés à la dose des médicaments
                 ou aux interactions médicamenteuses
    




Renseignements :

Renseignements: Christina Lawand, (613) 241-7860, poste 4310, Cell.:
(613) 299-5695, clawand@icis.ca; Véronique Perron, (613) 241-7860, poste 4143,
Cell.: (613) 725-4097, vperron@icis.ca


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