Un sondage du Conseil du patronat du Québec révèle que la grande majorité des entreprises québécoises est prête à relever le défi de l'accès à une main-d'œuvre qualifiée

MONTRÉAL, le 12 janv. /CNW Telbec/ - Relever au cours des prochaines années le défi de l'accès à une main-d'œuvre qualifiée semble être un des plus importants facteurs de prospérité des entreprises selon un sondage effectué récemment auprès de 350 dirigeants d'entreprise par Léger Marketing pour le Conseil du patronat du Québec.

Les résultats de ce sondage démontrent en effet que les entreprises québécoises sont prêtes, dans leur grande majorité, à soutenir nombre de propositions visant, entre autres, à améliorer la formation des travailleurs ainsi qu'à favoriser l'intégration des travailleurs immigrants au marché du travail et le maintien en emploi des travailleurs expérimentés de 55 ans et plus. Les dirigeants interrogés démontrent par ailleurs leur grand souci d'investir dans leur propre entreprise et de contribuer ainsi à créer au Québec les conditions nécessaires à l'émergence d'une société plus prospère.

« Alors que le gouvernement du Québec s'apprête à tenir plusieurs consultations en 2011 sur des enjeux reliés à la disponibilité d'une main-d'œuvre de qualité, les résultats de ce sondage nous permettront de fournir des pistes de réflexion et de solution constructives à la lumière de la position des employeurs sur ces questions », a soutenu M. Yves-Thomas Dorval, président du Conseil du patronat du Québec.

Améliorer la formation et l'accès au marché du travail

Au nombre des propositions qui leur étaient soumises, la quasi-totalité (94 %) des chefs d'entreprise interrogés s'est dite en accord avec la suggestion que tous les programmes de formation (professionnelle, technique et universitaire) devraient intégrer obligatoirement, lorsque c'est possible, une session de stage en entreprise. D'autre part, 88 % d'entre eux affirment être disposés à accueillir des stagiaires dans leur propre entreprise, une proportion qui s'élève à 97 % pour les entreprises de 100 à 249 employés, et à 100 % pour celles de 250 employés et plus. Par ailleurs, une majorité (62 %) de dirigeants d'entreprise se montre également disposée à offrir des témoignages dans les écoles secondaires et les cégeps ou à agir comme mentors pour favoriser le développement de l'entrepreneuriat.

Sur le plan de la formation, on note que 78 % des dirigeants d'entreprise qui estiment avoir effectué des investissements importants l'an dernier (89 % des répondants) ont investi dans la formation de leur main-d'œuvre, alors que ce pourcentage s'élève à 68 % pour ceux qui comptent investir substantiellement au cours des 24 prochains mois (84 % des répondants).

Se prononçant sur trois mesures susceptibles de favoriser un accès plus rapide des étudiants au marché du travail ainsi que l'équité entre les étudiants eux-mêmes et une meilleure utilisation des ressources financières de l'État, 79 % des dirigeants d'entreprise sont d'avis que les étudiants de niveau collégial ou universitaire qui utilisent des sessions supplémentaires à ce qui était prévu au programme aient droit à une session additionnelle aux mêmes conditions financières, mais qu'ils doivent ensuite payer le montant réel pour chacune des sessions supplémentaires suivies. Les trois quarts (77 %) d'entre eux estiment par ailleurs que les droits de scolarité universitaire devraient être modulés davantage selon le coût réel de la formation dans les diverses disciplines, et 88 % seraient aussi en accord pour que, advenant une hausse substantielle des droits de scolarité, une aide financière accrue soit rendue disponible aux étudiants dans le besoin et qu'une portion de cette aide soit remboursée ensuite par les étudiants, en fonction de leur revenu d'emploi.1

Nouveaux arrivants et travailleurs d'expérience

Le recours à des travailleurs immigrants et le maintien en emploi des travailleurs expérimentés de 55 ans et plus constituent deux stratégies déterminantes pour faire face à une pénurie de main-d'œuvre qualifiée.

À cet égard, le sondage révèle que les deux tiers (67 %) des chefs d'entreprise interrogés manifestent un intérêt à embaucher des travailleurs immigrants n'ayant encore jamais travaillé au Québec. Le fait néanmoins que 33 % des répondants ne se montrent pas favorables à une telle proposition peut indiquer qu'une proportion significative d'entreprises ne réalisent pas encore l'urgence du problème de l'accès à une main-d'œuvre qualifiée ou ne considèrent pas le recours aux travailleurs immigrants comme un moyen de le résoudre. Au nombre des freins à l'embauche de travailleurs immigrants, on compte les inquiétudes reliées au manque de connaissances de la langue (30 %) ou de la culture québécoise (20 %), ainsi qu'au manque de compétences (23 %) ou d'expérience (12 %).

Près de trois chefs d'entreprise sur quatre (73 %) jugent par ailleurs que la mise en place de mesures afin de permettre de maintenir en emploi les travailleurs expérimentés de 55 ans et plus est importante pour leur entreprise. En conséquence, 79 % d'entre eux se montrent ouverts à réduire les heures de travail et 78 % prêts à offrir plus de flexibilité quant aux horaires de travail pour conserver leur main-d'œuvre d'expérience. Près de huit répondants sur dix (79 %) seraient en accord pour que les gouvernements fédéral et provincial modifient les régimes de retraite publics afin de procurer des incitatifs pour encourager les personnes d'expérience à rester plus longtemps sur le marché du travail.

L'investissement privé au Québec

Bien que le Québec soit la province connaissant le plus bas taux d'investissement privé au pays2 — un facteur déterminant de la prospérité —, 89 % des entreprises disent avoir effectué des investissements importants au cours de la dernière année, et 84 % d'entre elles prévoient investir de façon substantielle au cours des 24 prochains mois.

Sans compter l'investissement fait en formation, on a principalement investi ou on prévoit investir dans les équipements (66 % au cours de la dernière année et 56 % au cours des 24 prochains mois) et dans les technologies de l'information ou des communications (respectivement 38 % et 34 %). À noter toutefois que l'investissement dans les technologies de l'information ou des communications est relativement faible et mériterait sans doute d'être augmenté compte tenu du lien établi par de nombreuses études3 entre l'investissement des entreprises dans ce domaine et la productivité. En 2007, le Québec se classait au troisième rang d'un groupe de référence de quatre provinces canadiennes, après l'Ontario et l'Alberta, mais avant la Colombie-Britannique, avec un investissement de 2 963 $ par travailleur dans ce secteur4.

Ce sondage de Léger Marketing a été réalisé par téléphone du 8 au 26 novembre 2010 auprès de 350 dirigeants d'entreprise de 25 employés et plus. Sa marge d'erreur est de 5,24 %, 19 fois sur 20. Le rapport intégral est disponible sur le site Web du Conseil du patronat du Québec (www.cpq.qc.ca).

Regroupant plusieurs des plus grandes entreprises du Québec, le Conseil du patronat du Québec réunit également la vaste majorité des associations patronales sectorielles, en faisant ainsi la seule confédération patronale du Québec.

1  Dans le cadre d'un autre sondage Léger Marketing effectué en novembre 2010 par le Conseil du patronat auprès de 500 étudiants universitaires, les répondants se disaient en accord avec ces trois dernières propositions dans une proportion respective de 41 %, 46 % et 82 %.

2  Au cours des 25 dernières années, la part de l'investissement privé dans le PIB a été en moyenne de 14 % au Québec contre 17 % dans le reste du Canada.

3  Benoit A. Aubert et al. Productivité et technologies de l'information, Centre sur la productivité et la prospérité, HEC Montréal, 2009.

4  Conseil du patronat du Québec. Bulletin de la prospérité du Québec, 2010, p. 43 et 44. 


SOURCE CONSEIL DU PATRONAT DU QUEBEC

Renseignements :

Patrick Lemieux    
Conseiller - Communications     
Cell. : 438 886 9804     

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