Recul de l'indice Scotia des prix des produits de base en juillet



    
    -  La turbulence des marchés financiers influe négativement sur le prix
       des produits de base, mais les prix du cuivre et du pétrole résistent.

    -  Les prix de la potasse au port de Vancouver ont atteint des sommets
       records en juillet. Une hausse des prix des récoltes permet aux
       agriculteurs asiatiques et brésiliens de payer des prix records pour
       les engrais.
    

    TORONTO, le 23 août /CNW/ - L'indice Scotia des prix des produits de
base, qui permet d'analyser la tendance des prix de 32 des principales
exportations canadiennes, a chuté de 0,7 % en juillet, deuxième déclin mensuel
consécutif. Cela dit, l'indice se situe à 10,5 % au-dessus de son niveau d'il
y a un an. L'indice des métaux et des minéraux a entraîné une baisse des prix
des produits de base après avoir atteint un niveau record en mai; les prix du
nickel, des éléments d'alliage de l'acier, du zinc et de l'uranium ont en
effet plus que contrebalancé un marché du cuivre renforcé et des nouveaux
records de prix pour la potasse et le plomb.
    "Bien que les prix des métaux et des minéraux aient perdu du terrain en
juillet, leur déclin n'est pas entièrement attribuable à l'agitation des
marchés financiers liée aux défauts de paiement sur le marché hypothécaire à
haut risque aux Etats-Unis", soutient Patricia Mohr, vice-présidente d'Etudes
économiques Scotia et spécialiste du marché des produits de base. "Toutefois,
le prix des métaux a finalement succombé au resserrement du crédit aux
Etats-Unis et en Europe à la mi-août, le prix du zinc, de l'aluminium et du
nickel ayant chuté à leur plus bas niveau en plus de 12 mois les 16 et 17
août."
    Les fonds de couverture, ayant eu recours à la titrisation des prêts
hypothécaires à haut risque, ont été forcés de liquider leurs excellentes
positions sur le marché des produits de base pour couvrir les appels de marge,
l'augmentation des garanties indirectes des banques et le rachat de fonds par
les investisseurs.
    L'élargissement de l'écart de taux, dont un recul des taux du papier
commercial, la récente turbulence sur les marchés boursiers et la faiblesse
marquée du marché immobilier américain, associée à une baisse du prix des
maisons, ont également contribué à soulever la crainte d'un nouveau
ralentissement de l'économie américaine centré sur les dépenses à la
consommation et ayant un effet de contagion à la baisse sur la croissance
mondiale. Cela dit, la nécessité d'accroître leurs liquidités, davantage
qu'une réévaluation fondamentale des perspectives liées au prix des métaux, a
joué un rôle important dans le dégagement des fonds de couverture du 16 août.
Le 17 août, la Réserve fédérale américaine a réduit son taux d'escompte de 50
points de base afin d'augmenter les liquidités et de redonner confiance aux
marchés, initiative qui a entraîné une modeste remontée du prix des métaux de
base.
    Le prix du cuivre a maintenu sa vigueur; il a même enregistré une hausse
et atteint 3,62 $ US la livre en juillet, dans un contexte marqué par la
faiblesse des stocks à l'échelle mondiale et par des grèves ou des menaces de
grèves dans des mines du Chili, du Pérou et du Mexique ainsi qu'à la
raffinerie CCR de Montréal. En juin, les stocks à la Bourse de Londres, à la
Comex et à la bourse des métaux de Shanghai ont chuté à un point équivalant à
seulement 4,3 jours de consommation mondiale et sont demeurés bas, soit à 4,7
jours, à la mi-août.
    "Bien que les prix aient chuté à 3,16 $ le 17 août, le cours du cuivre
est resté bien au-delà de la marque de 3 $ US et au-dessus du niveau où il se
trouvait au début de 2007. En outre, il a remonté et atteint 3,28 $ US,
soutenu par des perspectives de progression des importations de la Chine à
l'automne", déclare Mme Mohr.
    Pour ce qui est des minéraux utilisés dans les engrais, le prix du soufre
au port de Vancouver a bondi de 50 $ US à 91 $ US la tonne en juillet, soit le
prix le plus élevé depuis mars 1991, grâce à la forte demande d'engrais à base
de phosphate par des marchés comme ceux de la Chine et aux stocks
internationaux réduits.
    Dopé par la forte hausse de la production de l'huile de palme en Malaisie
et en Indonésie et de la canne à sucre au Brésil, productions liées aux
biocarburants, le prix de la potasse continue de battre des records. Il
s'établissait en moyenne à 202,50 $ US la tonne (FAB Vancouver) en juillet. On
s'attend à ce que le prix de la potasse expédiée du Canada à la Malaisie et en
Indonésie atteigne 330 $ US la tonne (à la livraison) d'ici le début octobre
(niveau déjà atteint par les producteurs russes).
    Le prix du pétrole West Texas Intermediate (WTI) s'est montré plutôt
résistant face aux derniers développements des marchés financiers, qui
s'attendent à un resserrement des conditions vers la fin de 2007. En effet, le
prix est passé de 67,53 $ US le baril en juin à 74,15 $ US en juillet et a
établi un nouveau record intrajournalier Nymex de 78,77 $ US le 1er août. Bien
qu'il ait récemment perdu du terrain, parallèlement à une prise de profit
normale, et étant donné que les fonds de couvertures ont vendu des positions
sur des contrats à long terme pour générer des liquidités, le prix est demeuré
relativement haut à 69 $ US à la mi-août. Il est peu probable que l'OPEP
décide d'augmenter la production à la réunion qui aura lieu le 11 septembre.
L'OPEP croit qu'une hausse de la production se solderait uniquement par une
augmentation des stocks de pétrole, plutôt que des produits raffinés, en
raison des contraintes de raffinage aux Etats-Unis et dans le monde.
    L'indice des produits forestiers a légèrement augmenté en juillet. En
effet, la hausse du prix de la pulpe et un sursaut de celui des panneaux OSB
ont à peine contrebalancé la légère baisse du prix du bois d'oeuvre, du papier
journal et du papier offset no 3. Le prix de la pâte kraft blanchie des
résineux de l'hémisphère nord est passé de 810 $ US la tonne en juin à
830 $ US la tonne en juillet aux Etats-Unis, soit le niveau le plus élevé
depuis janvier 1996. Les producteurs ont en outre annoncé une autre
augmentation de 20 $ US pour septembre.
    Après avoir végété à un niveau plancher de 146 $ US le mille pieds carrés
pendant les cinq premiers mois de 2007, soit bien en dessous des coûts moyens
variables à l'usine, le prix des panneaux à copeaux orientés (OSB) dans le
centre-nord des Etats-Unis, région phare, a grimpé à 169 $ US et à 191 $ US en
juin et en juillet, respectivement, soit bien au-dessus du coût au comptant
des usines. Cette hausse s'explique par les réductions de la production et par
le sommet saisonnier du nombre de chantiers de construction. Bien que le prix
se soit replié à 182 $ US à la mi-août, il procure encore aux producteurs une
marge de trésorerie positive. Toutefois, ce marché continuera de connaître des
difficultés jusqu'à la fin du premier semestre de 2008 puisque les
perspectives d'une reprise rapide du marché immobilier aux Etats-Unis se font
de plus en plus sombres et que de grandes usines de panneaux OSB devraient
entrer en production à la fin de 2007, une en Alberta et deux dans le sud des
Etats-Unis, ce qui conduira à une augmentation de 8 % de la capacité de
production.
    "Comme les exigences liées aux prêts se resserrent et que le moral des
constructeurs américains est à son plus bas depuis janvier 1991, les mises en
chantier aux Etats-Unis devraient chuter de 1,82 million en 2006 à 1,44 ou
1,45 million en 2007 et 2008, avant de rebondir en 2009", estime Mme Mohr.
    Le prix du blé devrait atteindre des records dans les prochains mois,
étant donné la réduction prévue en 2007-2008 des stocks mondiaux à des
planchers jamais atteints depuis 28 ans. Exprimé en dollars américains, le
prix à l'exportation demandé par la Commission canadienne du blé au début
d'août était déjà près du sommet record de mai 1996. Toutefois, l'appréciation
rapide du dollar canadien réduit le rapport qu'en tirent les agriculteurs
canadiens. Les recettes étaient en effet beaucoup plus élevées en mai 1996,
alors que le dollar canadien ne valait que 0,73 $ US.

    Etudes économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie
des facteurs qui façonnent l'avenir du Canada et de l'économie mondiale,
notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et
des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que
les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.





Renseignements :

Renseignements: Patricia Mohr, Etudes économiques Scotia, (416)
866-4210, pat_mohr@scotiacapital.com; Bernard Boileau, Affaires publiques,
(450) 420-4595, bernard.boileau@banquescotia.com

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