Pourquoi certaines personnes fument-elles encore?

Mercredi sans tabac, le 19 janvier 2011

OTTAWA, le 19 janv. /CNW/ - Le Mercredi sans tabac, qui a lieu au milieu de la Semaine nationale sans fumée, vise à attirer l'attention du public sur les bienfaits du renoncement au tabac et sur les ressources communautaires disponibles pour aider les gens à cesser de fumer. Le but du Mercredi sans tabac est de promouvoir les tentatives d'abandon du tabac et de les appuyer : qu'il s'agisse de déclarations spontanées (« C'est fini pour moi ») ou d'un renoncement planifié au moyen d'une réduction du tabagisme ou d'une date d'abandon fixe. Beaucoup de gens qui ont réussi à cesser de fumer favorisent l'approche « une journée à la fois », un concept attirant pour ceux qui peuvent être découragés à l'idée d'une semaine entière - ou d'une vie entière - sans cigarettes, mais qui se sentent capables de relever le défi d'une heure ou d'une journée sans fumée.

La plupart des gens qui fument, et il y en a aujourd'hui cinq millions au Canada, le font pour différentes raisons pouvant aller de « Je fume depuis si longtemps qu'arrêter maintenant ne ferait aucune différence » à « Fumer m'aide à me détendre quand je suis stressé » ou « Je ne fume que quelques cigarettes par jour - ce n'est pas dangereux ». Ils le font même s'ils admettent avoir entendu parler de tous les risques pour la santé du tabagisme et même s'ils savent que l'usage du tabac est néfaste pour eux et leurs proches.

Le tabagisme a un pouvoir très puissant, notamment parce que les gens fument pour une combinaison de raisons.

Dépendance physique - Le tabac est une substance qui crée une très forte accoutumance. À chaque bouffée de cigarette, le cerveau reçoit en sept secondes une stimulation nicotinique et chimique. Cette stimulation crée - temporairement - une bonne sensation chez le fumeur et l'amène à en vouloir davantage.

Habitude physique - Chaque bouffée de cigarette contribue à créer une forte habitude « de la main à la bouche ». Par exemple, une personne qui fume un paquet de cigarettes par jour et qui prend dix bouffées par cigarette, répète ce mouvement de la main à la bouche 250 fois par jour ou 90 000 fois par année. Peu de comportements (sauf ceux involontaires) sont répétés à cette fréquence.

Soutien affectif - Les gens qui fument considèrent les cigarettes comme des bonnes amies qui les aident à surmonter les moments difficiles et à mieux apprécier les bons moments.

Identité personnelle - Beaucoup de fumeurs perçoivent l'usage du tabac comme un important aspect de leur personne. Quand le tabagisme est au cœur de l'identité de quelqu'un, il exerce un important pouvoir sur sa vie.

Habitude sociale - Si quelqu'un accompagne son café du matin d'une cigarette ou s'il en prend une à des moments précis de la journée en compagnie d'amis et de collègues, il s'est conditionné à fumer dans certaines situations sociales. (C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles les lois antitabac sont importantes, puisqu'elles éliminent beaucoup des endroits où les gens avaient l'habitude de fumer.)

En outre, l'usage du tabac est appris en bas âge : la recherche a clairement démontré que la majorité des fumeurs adultes actuels ont commencé à fumer avant 17 ans et que plus de la moitié d'entre eux ont débuté avant 15 ans. Pourtant, l'industrie du tabac affirme que le tabagisme est un choix d'adulte. Mais, si l'accoutumance se produit avant l'âge du consentement, comment pouvons-nous, en tant que société, continuer à accepter ces dires?

Prendre une journée à la fois

« Pour toutes les raisons indiquées ci-dessus et bien d'autres, le renoncement au tabac est un défi de taille - un défi que doivent appuyer non seulement la famille et les amis, mais la société dans son ensemble. L'approche qui prône une journée à la fois ne fonctionnera toutefois pas pour tout le monde et nous encourageons donc les fumeurs à explorer d'autres possibilités », affirme le directeur général, Bob Walsh.

« De plus en plus de soutien existe pour aider les gens qui veulent renoncer au tabac. Il y a les thérapies de remplacement de la nicotine (gommes, timbres, pastilles, etc.), les lignes sans frais et les sites Web d'aide à l'abandon, les séminaires et les groupes de soutien, etc. Pour en savoir plus, nous encourageons les fumeurs à parler à leur pharmacien ou à leur médecin de famille ou à communiquer avec leur bureau de santé publique local, ajoute-t-il. Mais assurez-vous de leur demander s'ils sont formés pour aider les gens à renoncer au tabac. »

« Nous demandons aussi aux gouvernements de mieux appuyer les Canadiens qui essaient de cesser de fumer. Annuellement, le gouvernement fédéral recueille environ 2,5 milliards de dollars en taxes sur le tabac, mais dépense moins de 1 % de ce montant pour la lutte contre le tabagisme. L'investissement est encore moins grand lorsqu'il s'agit d'aider les cinq millions de Canadiens fumeurs à renoncer au tabac », conclut M. Walsh.

La SNSF a lieu depuis plus de 30 ans et est un des plus importants et des plus anciens événements tenus dans le cadre des efforts continus que déploie le CCCT en matière d'éducation publique sur les conséquences de l'usage du tabac.

Pour plus d'information au sujet du CCCT, rendez-vous à nnsw.ca.

SOURCE CONSEIL CANADIEN POUR LE CONTROLE DU TABAC (CCCT)

Renseignements :

Robert Walsh
Directeur général
Conseil canadien pour le contrôle du tabac
613 567-3050

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