L'INVESTISSEMENT CANADIEN À L'ÉTRANGER A DES RETOMBÉES POSITIVES À L'INTÉRIEUR DE NOS FRONTIÈRES

OTTAWA, le 19 janv. /CNW/ - Les entreprises canadiennes qui investissent dans d'autres régions du monde sont souvent perçues comme agissant pour leur propre compte, et non dans l'intérêt du Canada. Une nouvelle étude du Conference Board du Canada brosse un tableau différent de l'investissement direct canadien à l'étranger (IDCE) : il s'accompagne en grande partie de retombées positives sur la productivité, le commerce et d'autres plans - à la fois pour le Canada et ses entreprises. 

« Les entreprises canadiennes les plus performantes ont recours à l'investissement direct à l'étranger pour améliorer leur rendement, car cela leur donne accès à des marchés, à des compétences et à des fournisseurs nouveaux, ainsi qu'à des technologies et à des ressources nouvelles, explique Danielle Goldfarb, directrice associée du Centre du commerce et des investissements internationaux et auteure de la note d'information Direct Investment Abroad: A Strategic Tool for Canada. Les informations disponibles indiquent que les investissements à l'étranger ne diminuent en rien l'activité économique au Canada. Au contraire, ils ont des retombées à long terme qui, dans l'ensemble, profitent au Canada et à ses régions. »

L'investissement direct à l'étranger est parfois caractérisé comme une opération par laquelle les entreprises laissent filer des emplois et des profits dans d'autres pays, tout particulièrement aux États-Unis. Le débat a été moins intense au Canada qu'au sud de notre frontière; néanmoins, la classe politique canadienne a généralement évité de promouvoir ouvertement l'investissement à l'étranger. Parallèlement, les chefs d'entreprise - notamment dans des secteurs comme les services financiers et les mines - se sont servi de l'IDCE comme outil stratégique et pour maintenir leur compétitivité à l'échelle internationale.

Contrairement à la majorité des travaux de recherche consacrés aux conséquences de l'investissement étranger — qui se concentrent sur l'incidence des investissements entrants au Canada —, cette analyse du Conference Board met l'accent sur les répercussions qu'ont à l'intérieur de nos propres frontières les investissements que font les entreprises canadiennes à l'étranger.

La recherche est fondée sur les données empiriques existantes (qui sont limitées) et sur une analyse théorique des effets de l'investissement à l'étranger. Selon l'information disponible, les acquisitions ou expansions canadiennes à l'étranger ont globalement des retombées appréciables pour le Canada, ses provinces et ses villes.

Parmi ces retombées, notons les améliorations sur les plans de la productivité, des emplois, du commerce, des investissements, des recettes fiscales et du niveau de compétence des travailleurs. À cela s'ajoute la possibilité d'un certain soulagement des tensions sur les marchés du travail qui étouffent la croissance canadienne.

Les investissements ne sont pas tous bénéfiques au même titre

Bien que les retombées susmentionnées soient celles qui sont les plus susceptibles de se produire en général, l'étude montre clairement que les investissements ne sont pas tous identiques - et ne profitent pas tous aux entreprises canadiennes ou à l'ensemble du Canada de la même façon. Si les entreprises se tournent vers l'étranger pour avoir accès à de nouveaux marchés ou entreprendre des activités différentes de celles qu'elles mènent au Canada, les retombées pour le Canada risquent alors d'être les plus intéressantes. Par contre, si les activités à l'étranger remplacent des activités menées jusqu'alors en territoire canadien - y compris les fusions ou acquisitions dans le cadre desquelles les postes et les activités qui font double emploi au Canada sont supprimés -, certains travailleurs canadiens pourraient perdre leur emploi à court terme. En outre, lorsque l'IDCE a une incidence négative sur l'emploi, ce sont les travailleurs ayant les plus faibles niveaux de compétence qui sont les plus susceptibles d'accuser une baisse de salaire ou de perdre leur emploi.

Les entreprises ne profitent pas toutes de l'IDCE au même titre non plus

Par ailleurs, les entreprises ne profiteront pas toutes également des retombées de leur investissement à l'étranger. Les entreprises déjà performantes au Canada sont les plus susceptibles de tirer des avantages de l'investissement direct à l'étranger, tandis que les entreprises en difficulté devraient se limiter au marché canadien - l'investissement à l'étranger n'est pas une panacée pour les entreprises ayant un piètre rendement.

Pendant que les entreprises s'occupent d'investir à l'étranger, les décideurs, pour leur part, doivent contribuer à faciliter les types d'IDCE qui profiteront le plus au Canada et à ses régions. Les gestes les plus importants que peuvent poser les gouvernements sont de créer au Canada un environnement concurrentiel favorable par l'adoption d'une réglementation transparente, d'établir des politiques fiscales concurrentielles et d'investir à la fois dans l'éducation et l'infrastructure.

Les politiques publiques canadiennes devraient également permettre l'élimination des obstacles qui découragent les entreprises d'investir à l'étranger ou pénalisent celles qui le font. Par exemple, le Canada ne devrait pas imposer les bénéfices rapatriés ayant déjà été assujettis au régime fiscal d'un autre pays. Une part des bénéfices réalisés à l'étranger revient au Canada sous la forme de dividendes, alors que d'autres gains sont réinvestis ailleurs, porteurs de richesse future pour les entreprises canadiennes.

Ce rapport est publié par le Centre du commerce et des investissements internationaux du Conference Board du Canada. Le Centre a comme but d'aider les dirigeants canadiens à mieux comprendre l'incidence de la dynamique économique mondiale —dont relèvent les chaînes d'approvisionnement mondiales et régionales, les obstacles intérieurs au commerce, les politiques américaines ou le resserrement de la sécurité frontalière — sur les politiques publiques et les stratégies des entreprises.


SOURCE LE CONFERENCE BOARD DU CANADA

Renseignements :

Brent Dowdall, Relations avec les médias, tél. : 613-526-3090, poste 448
Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca

Profil de l'entreprise

LE CONFERENCE BOARD DU CANADA

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.