L'information au Québec : un intérêt public

MONTRÉAL, le 26 janv. /CNW Telbec/ - Avec ses 51 recommandations, le rapport du Groupe de travail sur le journalisme et l'avenir de l'information au Québec, dirigé par la professeure Dominique Payette, propose un nouveau contrat pragmatique et cohérent entre la presse et l'État, entre le journaliste et le citoyen, entre la démocratie et l'information.

Nous préconisons une intervention de l'État pour soutenir la mission d'informer des médias. Les mesures avancées nécessiteront la définition d'un statut pour les journalistes professionnels. Nous croyons qu'un statut est nécessaire et utile. Il est nécessaire pour cibler les mesures d'aide publique à la presse et pour identifier les avantages liés au titre de journaliste professionnel, comme la protection des sources. Par ailleurs, ce titre est aussi utile pour permettre au public de bien départager les journalistes professionnels des communicateurs professionnels ou amateurs et de protéger les conditions de pratiques du journalisme, surtout celles des journalistes indépendants et des journalistes non syndiqués. L'adoption d'une Loi sur le statut des journalistes professionnels du Québec permettra également aux journalistes indépendants de négocier un contrat type et des conditions minimales de travail.

Parmi les mesures proposées, nous souhaitons que le gouvernement mette en place un programme de crédit d'impôt pour l'embauche de journalistes professionnels dans les médias régionaux et les médias indépendants. Parallèlement, toutes les entreprises de presse seront incitées à participer au Conseil de presse du Québec pour bénéficier d'avantages, notamment ceux liés à l'embauche de journalistes professionnels. En somme, nous proposons une structure bicéphale qui lie les journalistes professionnels et les entreprises de presse autour d'un code de déontologie unique et reconnu. Toutefois, il est primordial que toute structure mise en place pour évaluer le respect de la déontologie tienne compte des conditions de pratique des journalistes et vise à responsabiliser également les entreprises de presse en matière de respect des normes déontologiques.

Les travaux effectués au cours de l'année 2010 nous ont permis d'avoir une vision d'ensemble du journalisme québécois et d'observer l'impact des changements technologiques dans la production et la diffusion de l'information. Les technologies qui se développent permettent d'espérer que l'accès à l'information sera de plus en plus facile à l'avenir et qu'un plus grand nombre de personnes participeront à ses échanges; mais force est de constater qu'il y a toujours des lacunes. Nous demandons au gouvernement du Québec de reconnaître Internet haute vitesse comme un service essentiel et de garantir son accès à toute la population d'ici 2015. Nous recommandons également de créer une nouvelle plateforme d'information interrégionale sur le site Internet de Télé-Québec qui fera appel aux forces des médias régionaux communautaires, indépendants et coopératifs. Enfin, nous croyons nécessaires des améliorations à l'accès à l'information provinciale et municipale.

Plusieurs pays occidentaux — aussi démocratiques que le Québec, rappelons-le — ont répondu au déclin de l'offre d'information d'intérêt public par des investissements importants de l'État, dont les médias sont les bénéficiaires. En analysant différentes options, il apparait que les aides publiques à l'information seront acceptables si elles respectent un certain nombre de paramètres. Elles devront — de manière impérative — préserver l'indépendance des journalistes et l'autonomie des médias. Elles devront cibler formellement la mission d'informer des médias et serviront directement l'exercice du journalisme professionnel, même si les médias diversifient leurs activités. L'observation de cette ligne de conduite est indispensable, aussi bien par souci d'efficacité des mesures que de bonne gouvernance des fonds publics. Pour des raisons similaires, ces aides devront soutenir l'information d'intérêt public dans les secteurs où les conditions de son exercice sont les plus précaires et les conditions du marché les plus difficiles. Nous estimons que ces aides publiques permettront aux médias de redévelopper leur offre d'information d'intérêt public.

Mis sur pied à la fin de novembre 2009, le Groupe de travail sur le journalisme et l'avenir de l'information au Québec a reçu le mandat de la ministre de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, Christine St-Pierre, de mener une analyse de la situation et de proposer des solutions concrètes et réalistes aux problèmes actuels du journalisme et des médias d'information au Québec.

Le rapport est disponible sur notre site Internet à partir de 10h30 le mercredi 26 janvier : www.etatdelinfo.qc.ca

Détails de la conférence de presse :

Quand : Mercredi 26 janvier à 10 h 30
Où : ECTO | Espace coopératif de travail, 880, rue Roy Est, 3e étage, à Montréal

SOURCE Groupe de travail sur le journalisme et l'avenir de l'information au Québec

Renseignements :

Anne-Marie Brunelle
Groupe de travail sur le journalisme et l'avenir de l'information au Québec
Téléphone : 418-473-5668

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Groupe de travail sur le journalisme et l'avenir de l'information au Québec

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