Les facteurs économiques fondamentaux du marché canadien des actions demeurent sains, selon un nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC



    Les craintes des investisseurs sont injustifiées

    TORONTO, le 2 août /CNW/ - Banque CIBC (CM aux bourses de Toronto et de
New York) - Les récentes pertes qu'a subies la Bourse de Toronto sont
attribuables aux craintes injustifiées selon lesquelles l'effondrement du
marché hypothécaire à haut risque américain aurait une incidence négative sur
la croissance économique mondiale, d'après un nouveau rapport de Marchés
mondiaux CIBC.
    "Au cours du dernier mois, en suivant un raisonnement alambiqué, les
investisseurs ont associé le marché hypothécaire américain aux actions
canadiennes", explique Avery Shenfeld, économiste principal, Marchés mondiaux
CIBC. "Les pertes subies par le marché hypothécaire à haut risque ont
fragilisé certains fonds de couverture, ce qui a soulevé des inquiétudes quant
aux liquidités de Wall Street. Cette situation a creusé l'écart sur les prêts
et les obligations à rendement élevé. Dans le processus, les courtiers sont
restés coincés avec des prêts sur les acquisitions par emprunt. Cette
conjoncture s'est ajoutée aux risques liés aux liquidités en matière de prêts
et a exercé une pression sur les écarts des obligations de première qualité,
ce qui a contribué à soulever des craintes quant à la croissance économique
mondiale. C'est la dernière étape d'une réaction en chaîne qui a entraîné une
chute généralisée dans les actions canadiennes."
    M. Shenfeld fait remarquer qu'il manque un chaînon entre les problèmes
très manifestes que connaît le marché hypothécaire américain et la qualité du
crédit dans le monde des affaires. Il note qu'à l'échelle mondiale, les
défauts de paiement des entreprises sont faibles, à l'instar des niveaux
d'endettement hors du monde des acquisitions par emprunt. La croissance
économique demeure étonnamment vigoureuse, et ce, même au Canada; la Bourse de
Toronto prévoit en effet enregistrer un gain de 16 % sur son bénéfice
d'exploitation pour cette année, et un gain d'au moins 10 % en 2008. Seule une
faible partie de la vague des fusions et acquisitions touchant les titres
canadiens a été le fait d'acquisitions par emprunt, et les géants mondiaux du
secteur des ressources ont un flux de trésorerie nettement suffisant pour
financer d'autres opérations au Canada.
    "La croissance mondiale soutenue et la reprise économique au Canada nous
poussent à être optimistes quant au marché canadien des actions, les bénéfices
des deux côtés de la frontière canado-américaine ayant largement dépassé les
attentes de Wall Street pour le deuxième trimestre", affirme M. Shenfeld.
"Malheureusement, au cours du dernier mois, les investisseurs ont jeté le bébé
avec l'eau du bain du marché hypothécaire américain."
    Résultat : Marchés mondiaux CIBC maintient sa surpondération en actions.
Sur le marché des actions, elle réalise des profits en diminuant sa
surpondération dans le secteur des métaux de base, le nombre de fusions et
acquisitions éventuelles allant en s'amenuisant, et en misant davantage sur le
secteur de l'énergie. Elle a également augmenté ses avoirs liés aux produits
de première nécessité, secteur où les importateurs à forte pondération
profiteront d'un dollar canadien raffermi, alors qu'il poursuivra sa remontée,
encouragé par une croissance mondiale vigoureuse.
    La banque a de nouveau réduit sa sous-pondération en obligations en
déplaçant deux points de pourcentage supplémentaires vers les avoirs liquides.
Elle s'attend à ce que le récent engouement pour le marché obligataire sera de
courte durée, la fuite des investisseurs vers des titres plus liquides
commençant à se résorber et une autre hausse des taux de la Banque du Canada
étant prévue pour septembre.
    Les auteurs du rapport prévoient que, lorsque la poussière retombera sur
les marchés du crédit, le financement des acquisitions par emprunt en capitaux
privés ne jouira sûrement pas des termes et des écarts dont il disposait
auparavant. Toutefois, Marchés mondiaux CIBC ne s'attend pas à ce qu'un fort
ralentissement des acquisitions par emprunt en capitaux privés aura
l'incidence négative sur les marchés boursiers mondiaux que certains
prédisent, puisqu'il existe peu de preuves de l'existence de primes globales
élevées sur les actions pour de telles acquisitions.
    Selon les auteurs du rapport, bien que les capitaux privés aient été un
facteur, sinon dominant du moins important, qui a alimenté le boom des fusions
et acquisitions aux Etats-Unis, ils ont joué un rôle moins important ailleurs.
Au cours des deux dernières années, les capitaux privés ont compté pour 27 %
du volume des opérations aux Etats-Unis. En Europe, où le volume des
opérations est maintenant plus important qu'aux Etats-Unis, les capitaux
privés ne comptent que pour 13 % des opérations récentes et en Asie, que pour
6 %.
    En tenant compte de certaines négociations en cours, les firmes privées
spécialisées dans les rachats n'ont été responsables que d'un modeste 17 % des
acquisitions de cibles canadiennes au cours des deux dernières années. Et
encore, cette part est fortement concentrée dans les secteurs des
télécommunications et des médias. En excluant les acquisitions très
publicisées dans le domaine des télécommunications, la part des capitaux
privés dans les fusions et acquisitions n'a été que de 7 %, le quart du volume
aux Etats-Unis. Ces acquisitions par emprunt ne comptent que pour moins de un
pour cent des acquisitions dans le secteur minier et à peine pour cinq pour
cent du volume dans le secteur de l'énergie.
    Ce sont les sociétés, et en général les sociétés du secteur des
ressources, qui comptent pour quelque 95 % ou plus des acquisitions récentes
dans le secteur canadien des ressources. Ces acquisitions ne seront fort
probablement pas touchées par un environnement de crédit peu favorable étant
donné les flux de trésorerie sans précédent et la vigueur des bilans de même
que la capacité de bon nombre de ces sociétés à financer partiellement leurs
acquisitions au moyen de la vente d'actifs. Les rachats d'actions, deux ou
trois fois plus importants que l'an dernier, devraient aussi donner de
l'oxygène aux actions canadiennes.

    Vous pouvez consulter l'étude intégrale de Marchés mondiaux CIBC à :
http://research.cibcwm.com/economic_public/download/psaug07.pdf.

    Marchés mondiaux CIBC, division des services bancaires de gros et de
services aux entreprises de la Banque CIBC, offre une gamme complète de
produits de crédit intégré et de marchés des capitaux, de services bancaires
d'investissement et de services de banque d'affaires à des clients des marchés
financiers clés en Amérique du Nord et partout dans le monde. Nous proposons
également des solutions novatrices et des services consultatifs dans un vaste
éventail de secteurs et nous fournissons des études de premier ordre à notre
clientèle d'investisseurs constituée de sociétés, de gouvernements et
d'institutions.




Renseignements :

Renseignements: Avery Shenfeld, économiste principal et directeur 
général, Marchés mondiaux CIBC, au (416) 594-7356, avery.shenfeld@cibc.ca, 
ou avec Kevin Dove, Communications et affaires publiques CIBC, au (416) 
980-8835, kevin.dove@cibc.ca


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