Les coopératives forestières québécoises préoccupées par les représentations de Greenpeace contre le développement forestier



    QUEBEC, le 20 août /CNW Telbec/ - Jocelyn Lessard, directeur général de
la Fédération québécoise des coopératives forestières, estime que Greenpeace
manque de perspective dans sa prise de position pour sauver la forêt boréale.
Alors que l'industrie forestière traverse une crise majeure, le groupe
environnemental cible la protection des vieilles forêts au détriment des
autres enjeux de la société, notamment des enjeux environnementaux, sociaux et
économiques.

    La protection des vieilles forêts

    La forêt boréale québécoise constitue certes une richesse qu'il faut
préserver et transmettre aux générations futures. Les coopératives forestières
et leurs clients industriels sont bien conscients de cette situation et, pour
y parvenir, ils améliorent constamment leurs pratiques.
    La foresterie québécoise se pratique sur un immense territoire et elle
est contrôlée par un cadre réglementaire exigeant. Malgré la crise,
l'industrie a volontairement choisi de faire certifier ses pratiques par des
tiers afin, notamment, de démontrer la conformité aux lois et règlements. Le
gouvernement du Québec évalue également la performance environnementale de
chacun des industriels.
    Le rapport Coulombe permet aussi de nuancer l'évaluation de l'état de la
forêt québécoise. Il indique que la baisse du capital forestier a été en
moyenne de 0,3 % par an durant la période 1989-2002. A ce rythme, et suivant
les mêmes conditions, la liquidation du patrimoine se produirait non pas
demain, mais sur plus de 300 ans.
    Egalement au Québec, environ 80 % des superficies récoltées se régénèrent
naturellement, comparativement à 60 % en Ontario et à 10 % en
Colombie-Britannique. Ceci met en lumière l'excellente capacité de
renouvellement des forêts québécoises, ce qui représente un atout de taille
selon la Commission Coulombe.
    Même si la mise en place du réseau d'aires protégées accuse un peu de
retard, il demeure que le processus nécessaire pour préserver les attributs
des vieilles forêts boréales est en place. Comme le demande Greenpeace, le
Québec pourrait choisir de mettre une cloche de verre sur la forêt boréale,
mais globalement, cela comporterait beaucoup plus d'inconvénients que
d'avantages.

    D'autres enjeux à considérer

    Malgré le portrait alarmiste que dépeint aujourd'hui Greenpeace,
considéré dans un cadre plus large, l'industrie forestière est très verte. Son
grand avantage repose sur le fait qu'elle utilise une ressource renouvelable
qui comporte l'immense avantage de stocker du carbone pendant sa croissance.
    Même si la construction est au ralentie aux Etats-Unis, il est
indispensable de promouvoir l'utilisation du bois par rapport aux autres
matériaux de construction, car chaque mètre cube de bois qui remplace l'acier
ou le béton élimine l'émission de 2,5 tonnes de CO2. En limitant le recours à
ce matériau vert, Greenpeace pourrait contribuer à favorise l'effet de serre.
    De plus, la diminution des parts de marché de l'industrie forestière
québécoise pourrait avoir pour effet d'accroître la production forestière dans
des pays où les préoccupations environnementales sont beaucoup plus faibles
qu'ici.
    Au plan social, se seront des communautés entières qui dépendent de
l'industrie forestière pour occuper leur partie de territoire qui seront
sacrifiées si Greenpeace atteint ses objectifs. La richesse des régions repose
essentiellement sur leur capacité à intégrer toutes les notions du
développement durable. Il s'agit d'un défi complexe qu'il faut relever tous
les jours, mais la solution de condamner l'exploitation forestière créera des
drames sociaux qu'il faut éviter.
    Au plan économique, la situation serait également catastrophique pour les
régions qui se trouvent en forêt boréale. Ce sont en effet les travailleurs
forestiers, dont plusieurs provenant des coopératives forestières, qui
pourraient accuser le plus durement les contrecoups de la proposition de
Greenpeace. Les menaces de représailles contre les clients des compagnies
forestières risquent en effet de réduire les parts de marché de l'industrie
forestière québécoise dans un marché déjà au ralenti et d'accentuer les pertes
d'emplois.
    A cause de la crise, déjà plus de 10 000 personnes ont perdu leur emploi
au cours de la dernière année. Ceux qui demeurent actifs dans la filière sont
rongés par l'incertitude face à leur avenir. Cette charge publique
supplémentaire ne pourra qu'avoir des effets négatifs en augmentant leur
niveau de détresse. De plus, ce dénigrement aura un effet dévastateur sur la
capacité du secteur de recruter de nouveaux travailleurs pour assurer demain
la relève en forêt.

    Une foresterie évolutive

    Les coopératives forestières savent qu'il est toujours possible et
nécessaire d'améliorer les pratiques forestières. Elles s'y consacrent depuis
près de 70 ans. Avec leurs partenaires de l'industrie forestière, elles
recherchent des connaissances supplémentaires sur la dynamique des forêts et
sur les moyens de satisfaire l'ensemble des besoins des utilisateurs de la
forêt. Cependant, tout cela n'est possible que si la filière continuer à créer
et à partager des richesses.
    C'est d'ailleurs pourquoi de très nombreuses organisations, dont des
représentants des organismes dédiées à la défense de l'environnement, se sont
associées pour préparer la tenue du Sommet sur l'avenir du secteur forestier
québécois. L'événement se tiendra en décembre 2007 et il est porteur de
changements nécessaires pour préserver la vitalité des régions.
    Les coopératives forestières considèrent qu'il est important de réagir
aux sorties publiques telle que celle organisée aujourd'hui par Greenpeace. Il
est indispensable de faire connaître au public toutes les facettes de ces
questions délicates. L'enjeu de la protection des vieilles forêts est
important, mais il est nécessaire de connaître les efforts qui sont déjà
entrepris pour y parvenir et de mesurer l'ampleur des impacts de la stratégie
proposée par Greenpeace.

    A propos de la Fédération québécoise des coopératives forestières

    La FQCF réunit une quarantaine de coopératives forestières réparties un
peu partout sur le territoire québécois. Au total, ces coopératives regroupent
elles-mêmes quelques 4 500 travailleurs. La FQCF consacre ses énergies à la
concertation, à la représentation de ses membres, au développement des
coopératives et à la mise en valeur de la forêt québécoise.




Renseignements :

Renseignements: Jocelyn Lessard, Directeur général, Fédération
québécoise des coopératives forestières, (418) 651-0388, poste 324,
j.lessard@fqcf.coop

Profil de l'entreprise

Fédération québécoise des coopératives forestières (FQCF)

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