LES CHEFS DE FILE ONTARIENS EN MATIÈRE DE SANTÉ DES FEMMES ANNONCENT LE PREMIER CADRE PROVINCIAL POUR L'AMÉLIORATION DE LA SANTÉ DES ONTARIENNES EN VUE DE RÉPONDRE AUX BESOINS ET DE RÉDUIRE LES INIQUITÉS

~ L'EXPÉRIENCE DES FEMMES SOUTIENT LES DONNÉES QUI INDIQUENT UN BESOIN DE
RÉFORMER LE SYSTÈME DANS LE BUT D'AMÉLIORER LA SANTÉ DES FEMMES ~ 

TORONTO, le 15 juin 2011 /CNW/ -

NOUVELLES      

Le système de santé de l'Ontario peut faire mieux afin de répondre aux besoins des femmes en matière de santé, et le Cadre pour l'amélioration de la santé des Ontariennes annoncé aujourd'hui propose des mesures pratiques d'amélioration. Le cadre, parrainé par Écho : pour l'amélioration de la santé des Ontariennes et appuyé par des intervenantes et intervenants universitaires et communautaires de premier plan en matière de santé, établit les actions prioritaires, dont certaines peuvent être mises immédiatement en œuvre et à un coût minimal.

En ce qui concerne le cadre, l'un des domaines d'amélioration dans l'ensemble du système en Ontario consiste à entreprendre l'analyse de nos données en matière de santé selon le sexe dans l'intérêt des femmes ainsi que des hommes.

Des études démontrent que le vécu des femmes et des hommes en matière de santé est unique et différent. La grossesse et le dépistage du cancer du col de l'utérus, par exemple, sont uniques aux femmes et demandent l'utilisation de mesures et de soins précis. Les troubles de la nutrition et la dépression touchent plus particulièrement les femmes que les hommes, et certains problèmes comme les maladies cardiaques et le VIH se présentent différemment parmi les femmes.

Le système de soins de santé en Ontario doit répondre aux besoins des femmes et des hommes de façon équitable. La vision du cadre porte sur l'amélioration de la santé et du bien-être des Ontariennes, particulièrement chez celles qui sont désavantagées, grâce à des approches ciblées et une modification du système.

Un comité directeur composé d'expertes dans le domaine de la santé des femmes a contribué à constituer le cadre. À la demande d'Écho, plus de 300 femmes et d'intervenantes provenant des collectivités rurales et urbaines de l'Ontario ont aidé à l'élaboration du cadre en partageant leurs divers points de vue et leurs témoignages personnels.  Les femmes à faible revenu, nouveaux arrivants, les femmes handicapées, des mères qui travaillent, les femmes autochtones et francophones, et les fournisseurs des soins de santé ont tout contribué leurs voix au cadre.

On observe différentes tendances de soins pour les femmes, par exemple, après un accident cardiaque, les femmes sont moins souvent orientées vers la réadaptation et elles y participent moins souvent. En outre, les femmes définissent l'excellence des soins de santé comme étant centrés sur les personnes et répondant à leurs besoins tout en étant excellents d'un point de vue clinique. Plus nous connaîtrons ces différences, mieux notre système de santé pourra répondre aux besoins des femmes comme Liz Woodburn.

L'expérience de Liz Woodburn, l'une de ces femmes, démontre le besoin de soins de santé axés sur les femmes.

« J'ai des antécédents familiaux de maladies cardiovasculaires, j'ai toujours été extrêmement active et mon mode de vie est sain, explique Liz. Lorsque j'ai commencé à avoir un rythme cardiaque rapide et à ressentir des douleurs à la poitrine en faisant de l'exercice, j'ai eu peur de souffrir d'un trouble mortel. J'étais très frustrée, car à la suite de plusieurs mois de rendez-vous, de tests et d'attente pour connaître les résultats, je n'avais encore aucun diagnostic et donc aucun traitement définitif. Après une longue période d'inactivité, j'ai finalement demandé à être dirigée vers un programme de réadaptation cardiaque. Ce programme m'a aidée à retrouver ma vie. »

Le cadre tire parti des résultats de l'étude POWER (Projet d'élaboration du Rapport basé sur des données probantes de l'Ontario sur la santé des femmes). Il s'agit d'une étude pluriannuelle qui présente un aperçu complet de la santé des femmes selon leur revenu, leur scolarité, leur ethnicité et leur situation géographique.

Établir trois priorités stratégiques dans le but d'améliorer la santé des femmes

Le cadre détermine trois priorités stratégiques :

(1) Réduire les iniquités en matière de santé basées sur le genre en raison du rôle social et de la situation des femmes. Les femmes savent qu'un revenu décent, un logement sécuritaire, une scolarité et une vie libre de violence, de préjugés et de racisme favoriseront la santé.

(2) Concevoir et mettre en place des systèmes de prestation des soins aptes à renforcer la fiabilité et la qualité des soins. La planification des services doit tenir compte des besoins uniques de chacun des différents groupes de femmes. Par exemple, les femmes devant composer avec la pauvreté, des préjugés, des obstacles géographiques ou des facteurs culturels sont souvent incapables de rechercher les services dont elles ont besoin.

(3) Rendre obligatoires les exigences en matière de planification et d'imputabilité de manière à refléter les priorités des femmes. Lorsqu'on examine les données pour démontrer l'incidence du genre (rôle social) et du sexe (biologie) sur la santé, et qu'on étudie ces données en fonction de l'ethnicité, de la géographie, du revenu et d'autres facteurs, on peut observer où axer les efforts dans le but d'améliorer les enjeux relatifs à la santé et aux services de santé en Ontario.

Écho, le comité directeur du Cadre pour l'amélioration de la santé des Ontariennes et les partenaires sont d'accord pour dire qu'il est nécessaire de prendre des mesures à tous les échelons : les professionnels de la santé, les responsables des orientations politiques, les chercheurs et les praticiens communautaires. Les priorités du cadre vont de pair avec les changements que l'on apporte à l'heure actuelle au système en Ontario.

Parmi les partenaires du Cadre pour l'amélioration de la santé des Ontariennes, on retrouve : le Women's College Research Institute, le Réseau ontarien pour la santé des femmes, l'Institut de recherche en services de santé, la titulaire de la Chaire de recherche d'Écho sur la santé des femmes en milieu rural de l'Université de Western Ontario, la titulaire de la Chaire Lillian Love pour la santé des femmes du Réseau universitaire de la santé de Toronto, la titulaire de la Chaire Eli Lilly-May Cohen de recherche en santé des femmes de l'Université McMaster, la titulaire de la Chaire de recherche du Conseil de la santé des femmes de l'Ontario d'Écho à l'Université de Toronto, la titulaire de la Chaire de recherche d'Écho et du Conseil ontarien des services de santé pour les femmes de l'Université York, le Social Planning Network of Ontario et le Provincial Council of Women of Ontario.

CITATIONS

« Il est important de répondre aux besoins uniques liés à la santé des femmes en Ontario en posant des gestes qui aident les femmes à vivre une vie saine et à profiter des soins dont elles ont besoin, affirme Pat Campbell, chef de la direction d'Écho. Assurer la santé des femmes renforce la santé générale des Ontariens. »

« Le lancement du Cadre pour l'amélioration de la santé des Ontariennes place au premier rang les injustices liées au genre et au sexe, souligne Julie Maher, directrice provinciale au Réseau ontarien pour la santé des femmes. L'utilisation d'approches ciblées et les perfectionnements apportés au système dans le but d'améliorer la santé et le bien-être des femmes ontariennes, particulièrement celles faisant partie de collectivités défavorisées et diversifiées, aideront à améliorer la santé et la qualité de vie de ces femmes, leurs relations, leur vie de famille et leur collectivité. »

« L'Étude POWER propose une vue d'ensemble des différences entre la santé et les soins de santé liés au sexe, au statut socioéconomique, à l'ethnicité et à l'endroit où l'on vit en Ontario. Ainsi, nous avons observé des inégalités et cerné de nombreuses possibilités d'amélioration, affirme la Dre Arlene Bierman, directrice scientifique de l'Étude POWER. Nos constatations soulignent la nécessité d'aborder les différences entre le sexe et le genre et d'en assurer la surveillance dans le cadre des efforts déployés pour l'amélioration de la qualité à l'échelle de la province. Le Cadre pour l'amélioration de la santé des Ontariennes tire partie de ces conclusions et propose une feuille de route pour améliorer la santé de toutes les Ontariennes. »

FAITS EN BREF

  • Les maladies cardiovasculaires constituent la principale cause de mortalité chez les hommes et les femmes.  De plus, les femmes signalent davantage d'incapacités que les hommes et en rapportent plus de cas d'hypertension et de diabète.
  • Les femmes ont plus de risques de souffrir plus de maladies chroniques et en comparaison avec les hommes, leur état de santé est inférieur, elles ont un taux d'emploi plus faible, et elles vivent avec davantage d'incapacités et de limitations de la mobilité en raison de leurs problèmes de santé.
  • Les femmes autochtones courent un risque élevé d'avoir des problèmes de santé graves comme le diabète, de vivre une grossesse précoce, d'être victimes de violence familiale ou de contracter des maladies transmises sexuellement.
  • Le vieillissement est une question de santé des femmes; les groupes démographiques qui affichent la plus importante croissance en Ontario sont ceux composés de personnes de 55 à 64 ans et ceux de plus de 85 ans, majoritairement des femmes.
  • Dans tous les groupes d'âge, les femmes sont plus susceptibles de vivre dans des foyers à faible revenu que les hommes.

POUR EN SAVOIR DAVANTAGE

Écho : pour l'amélioration de la santé des Ontariennes. Le Cadre pour l'amélioration de la santé des Ontariennes, Toronto, Ontario, [En ligne], 2011.
http://www.echo-ontario.ca./fr/nouvelles

Écho : pour l'amélioration de la santé des Ontariennes. La situation actuelle : Que savons-nous des Ontariennes, Toronto, Ontario, [En ligne], 2011.
http://www.echo-ontario.ca./fr/nouvelles

Écho est un organisme du ministère de la Santé et des Soins de longue durée. Écho travaille dans le cadre de partenariats stratégiques afin de veiller à ce que l'analyse comparative fondée sur le sexe et le genre appuie les décisions qui touchent les femmes. Écho collabore avec divers intervenants et agit à titre de conseiller provincial en matière de santé des femmes auprès du gouvernement de l'Ontario. Écho s'engage à améliorer la santé des femmes et à réduire les iniquités en santé pour les Ontariennes en travaillant en collaboration avec le système de santé, la collectivité, les chercheurs et les décideurs.


SOURCE Écho : pour l'amélioration de la santé des Ontariennes

Renseignements :

Julie McFayden, Écho
416 597-9687, poste 232
jmcfayden@echo-ontario.ca

Lisa Cancian, GCI Group
416 486-5906
lisa.cancian@gcicanada.com

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