Les algues bleues : des solutions concrètes à un problème très concret



    QUEBEC, le 8 août /CNW Telbec/ - Réagissant à ce qu'il qualifie de
laxisme de la part du gouvernement dans le dossier des algues bleues et
conformément à l'engagement pris, la semaine dernière, par Mme Pauline Marois,
le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière
d'environnement, Stéphane Bergeron, a présenté aujourd'hui trois premières
mesures concrètes pour lutter contre la prolifération des cyanobactéries.
    "Les lacs et cours d'eau du Québec constituent une ressource précieuse
pour l'ensemble des Québécoises et Québécois. Ils doivent donc être protégés
efficacement. Le Québec est actuellement confronté à un sérieux problème de
cyanobactéries. Pourtant, le gouvernement ne fait rien! Au-delà de la bonne
volonté des gens et de la prise en charge de certains lacs par des
municipalités et groupes de citoyens, le gouvernement a le devoir d'intervenir
pour assurer la protection de ces lacs. Certaines mesures peuvent être prises
dès maintenant pour peu que le gouvernement manifeste une volonté réelle de
résoudre le problème. Combien de temps la situation devra-t-elle se détériorer
avant que le gouvernement se décide enfin à agir et à mettre de l'avant des
solutions, dont certaines sont pourtant à portée de main?", s'est interrogé
M. Bergeron.
    Bien que la problématique de la prolifération des algues bleues découle
d'une combinaison de facteurs, certaines mesures peuvent d'ores et déjà être
prises en compte pour limiter les dégâts et surtout pour les prévenir. Ainsi,
le Parti Québécois propose :

    
    - d'éliminer les phosphates dans les détergents à lessive et à vaisselle;
    - de mettre en place un processus de revégétalisation des rives des lacs
      et cours d'eau;
    - de s'assurer de l'application de la réglementation sur les fosses
      septiques.
    

    Il est primordial que le gouvernement interdise la vente de détergents à
lessive et à vaisselle contenant des phosphates. "Pourquoi ne pas agir comme
l'ont fait plusieurs pays et Etats américains? Il existe maintenant des
produits sans phosphate qui sont tout aussi efficaces et dont le prix est
comparable aux autres produits", a indiqué M. Bergeron. Dès l'ouverture de la
session parlementaire, le Parti Québécois déposera donc un projet de loi pour
interdire au Québec l'utilisation de détergents contenant des phosphates.
    Le Parti Québécois interpelle également la ministre Beauchamp afin
qu'elle adopte des mesures visant à assurer la revégétalisation des rives, tel
que le prévoit déjà la Politique de protection des rives, du littoral et des
plaines inondables existante. "Le Québec possède une excellente politique en
matière de protection des rives. Il faut maintenant s'assurer de la faire
appliquer", a ajouté le député de Verchères. M. Bergeron a donné l'exemple du
Lac Sergent, dans la MRC de Portneuf, où la municipalité a adopté un règlement
l'an dernier afin d'obliger les riverains à renaturaliser leurs berges.
    Le Parti Québécois réclame également l'application rigoureuse de la
réglementation sur les fosses septiques pour tous les riverains. "Ici encore,
le Québec possède une bonne réglementation, mais celle-ci n'est pas toujours
appliquée. Il faut prévoir, au besoin, l'octroi d'une aide appropriée aux
municipalités afin qu'elles fassent appliquer la réglementation sur les fosses
septiques comme celle sur la revitalisation des berges. Il y a des
responsabilités qui relèvent des individus, comme le reboisement, l'entretien
et la mise aux normes des fosses septiques, mais il y a des responsabilités,
comme celle d'édicter des règles de protection et de les encadrer, qui
incombent au gouvernement. Dans ce dossier, il est plus que temps que le
gouvernement prenne son rôle au sérieux. Outre le fait que l'industrie du
nautisme représente des retombées de plus de un milliard de dollars par année
au Québec, il faut rappeler que l'eau est un bien collectif dont nous pouvons
tous profiter et qui doit être traitée comme tel", a indiqué M. Bergeron.
    Le problème des cyanobactéries est complexe et nécessite la collaboration
de plusieurs secteurs de la société québécoise. Evidemment, des gestes sont
aussi nécessaires en agriculture, mais nous souhaitons une action concertée
des différents intervenants concernés, notamment les groupes environnementaux.
Il faut un effort de la part de l'ensemble des citoyens afin d'en arriver à
des solutions concrètes et viables pour le bien-être collectif.
    Rappelons que le gouvernement du Parti Québécois avait doté le Québec, en
novembre 2002, d'une politique nationale de l'eau dans le but, justement,
d'assurer la protection de cette ressource précieuse et indispensable, de
gérer l'eau dans une perspective de développement durable, et de s'assurer, ce
faisant, de mieux protéger la santé publique et celle des écosystèmes. Or, le
gouvernement tarde dans l'application de cette Politique. "Tous les outils
politiques et législatifs sont à la disposition du gouvernement pour mettre en
oeuvre la Politique nationale de l'eau, il lui manque seulement la volonté
politique pour le faire", a déclaré Stéphane Bergeron.
    Le député s'est enfin interrogé sur l'absence de l'ADQ dans ce dossier.
"A part le fait de s'opposer, d'être absente ou de se contenter de critiquer,
l'ADQ n'a présenté aucune solution concrète", a conclu M. Bergeron.
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Renseignements :

Renseignements: Christiane Miville-Deschênes, Aile parlementaire du
Parti Québécois, (418) 644-9318


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