Les activités de fusions et d'acquisitions au Canada ont atteint leur sommet des cinq dernières années en 2010, et un contexte idéal se dessine pour 2011, selon PwC

TORONTO, le 21 janv. /CNW/ - Au total, 3 001 transactions canadiennes d'une valeur totale de 155 milliards de dollars ont été enregistrées en 2010, selon un rapport publié par PwC. En hausse de 30 %, les volumes annuels ont terminé l'année à leur sommet des cinq dernières années, tandis que la valeur totale a affiché un gain de 65 %, un bond impressionnant, mais encore nettement inférieur au sommet atteint en 2007. Ces chiffres ont surpassé la tendance mondiale, la valeur et le nombre de transactions progressant de 25 % par rapport à l'année précédente, toujours selon ce rapport.

Les perspectives sont encore meilleures pour 2011, estime PwC. Les sociétés et les fonds seront tentés de faire des acquisitions à la faveur des billions de dollars non utilisés qui figurent dans les bilans, de l'accès plus facile au financement et des faibles perspectives de croissance organique. De plus, l'expansion des multiples et les pressions concurrentielles découlant de la forte demande de transactions inciteront vraisemblablement les vendeurs à faire un retour sur le marché, d'où un meilleur équilibre entre les acheteurs et les vendeurs par rapport à celui observé en 2010. Selon le point de vue de PwC exposé dans ce rapport, les activités de fusions et d'acquisitions au Canada devraient demeurer supérieures à la tendance mondiale en raison de l'abondance de capitaux sur le marché, de la fermeté du dollar et du leadership canadien dans les secteurs les plus intéressants.

FAITS SAILLANTS DU RAPPORT

Les grandes sociétés poursuivent leur domination. L'activité canadienne en 2010 a représenté 92 % des volumes de transactions. La plupart des sociétés de capital-investissement actives sur le marché ont mis l'accent sur les dessaisissements plutôt que sur les nouveaux investissements, les sorties représentant 66 % des transactions, contre moins de 30 % au plus fort du boom des fusions et acquisitions. Le rapport fait état d'une exception à cette tendance : un groupe restreint de sociétés du secteur financier canadien ont été très actives en termes d'acquisitions. Les acquisitions réalisées par l'OIRPC, Onex, le RREO et OMERS ont représenté 70 % des volumes en termes de valeur en 2010 pour les sociétés de capital-investissement, l'OIRPC et ONEX ayant remporté la palme de la plus importante acquisition de l'année (prise de contrôle de Tomkins pour 4,4 milliards de dollars).

Expansion des multiples du BAIIA. Ce phénomène a contribué à faire bondir de 27 % la valeur moyenne annuelle des opérations canadiennes qui a atteint 93 millions de dollars. Sur le marché des sociétés fermées, les transactions ont été conclues à un ratio inférieur d'environ 3,5 fois à la fourchette des multiples du BAIIA relevée pour l'Amérique du Nord (7,5 à 10 fois). « Selon nos observations, explique Kristian Knibutat, leader national des Transactions de PwC, les multiples pour les sociétés fermées canadiennes se situent généralement dans la fourchette de 4,5 à 6,5 fois le BAIIA. »

Nombre record d'acquisitions par les Chinois l'année dernière au Canada. Cela s'est produit en dépit d'inquiétudes au sujet des offres provenant d'entités asiatiques appartenant à l'État. L'analyse faite par PwC montre par ailleurs que les sociétés canadiennes ont été plus nombreuses à faire l'acquisition de sociétés étrangères en 2010 que l'inverse (77 % contre 23 %), une tendance qui s'inscrit dans la continuité historique. « La vente de sociétés canadiennes à des intérêts étrangers a été l'une des questions les plus chaudement débattues au cours de l'année, explique M. Knibutat. Nous sommes tout à fait conscients que certains actifs au Canada ont une très grande importance stratégique, mais dans l'ensemble nous constatons que les activités de fusions et d'acquisitions ont contribué à la croissance, et non à la disparition, des sociétés canadiennes. »

Sans surprise, le rapport indique que l'énergie, les matières premières et le secteur financier ont représenté 61 % de l'activité au Canada.

NOS PERSPECTIVES POUR 2011

Selon le rapport, le contexte actuel se prête parfaitement à une année remarquable pour le nombre de transactions. Les sociétés ouvertes mondiales disposent actuellement de plus de 3 billions de dollars en réserves de liquidités, et les sociétés de capital-investissement en détiennent 500 milliards. En outre, la plupart des entités ont accès à des billions de dollars en financement par emprunts, à des taux et des conditions favorables. « Comme les perspectives de croissance organique en Amérique du Nord demeurent limitées, indique Kristian Knibutat, les fusions et acquisitions pourraient bien être pour un grand nombre de sociétés et de fonds bien capitalisés la meilleure et la seule avenue de croissance. »

Les principales attentes de PwC pour l'année sont les suivantes :

  • Les capitaux disponibles seront abondants pour une gamme plus large de crédits et favoriseront un retour des sociétés de capital-investissement sur le marché. Les entités canadiennes, ouvertes et fermées, auront plus facilement accès au financement en 2011 au moyen de prêts traditionnels et d'emprunts à effet de levier, ainsi que des marchés obligataires. La croissance supplémentaire du nouveau marché canadien des obligations à rendement élevé, en particulier, aura pour corollaire un accès plus facile à ces marchés pour une gamme plus large de crédits.
  • Les sociétés canadiennes regarderont au-delà de l'Amérique du Nord et seront plus actives sur les marchés émergents. Si les entreprises canadiennes ont dans le passé conclu peu de transactions au-delà des États-Unis, elles ont en 2010 fait des acquisitions importantes sur pratiquement tous les continents. « Au quatrième trimestre de 2010, indique Kristian Knibutat, nous avons vu des sociétés canadiennes de premier plan faire leur entrée sur de nouveaux marchés, notamment au Moyen-Orient, en Asie et en Afrique. Ces transactions posent les jalons de ce qui est appelé à devenir la norme pour les activités de fusions et d'acquisitions canadiennes. »
  • Les coentreprises et les participations minoritaires deviendront plus populaires. Dans un contexte d'intensification de l'activité transfrontalière et de surveillance accrue des prises de contrôle par les autorités de réglementation, nous prévoyons que les coentreprises et les participations minoritaires gagneront en popularité étant donné qu'elles permettent aux acquéreurs d'échapper à certaines contraintes tout en atténuant les risques économiques ou politiques associés à une transaction. L'acquisition de participations minoritaires permet également aux acheteurs intéressés par une prise de contrôle de faire un premier pas vers l'acquisition ultérieure d'une participation majoritaire.
  • Une croissance sectorielle plus diversifiée. L'activité demeurera fébrile dans les secteurs de l'énergie et des mines en 2011, mais on s'attend à une recrudescence des transactions dans les secteurs des soins de santé, des infrastructures, de l'agroalimentaire et des banques.

« Les conditions sont certainement très propices à une explosion du nombre de transactions cette année, poursuit Kristian Knibutat, mais nous demeurons prudents en raison des risques macroéconomiques importants qui menacent toujours la trajectoire de la reprise mondiale. Par conséquent, les sociétés et les fonds devraient envisager les fusions et acquisitions dans une perspective à long terme et éviter de céder à la frénésie à court terme. »

On peut se procurer le rapport intégral (http://www.pwc.com/ca/fr/deals/canadian-quarterly.jhtml) qui comprend des graphiques et des analyses détaillées, auprès des personnes-ressources mentionnées ci-dessous.

Notes sur la méthodologie

Les statistiques sur les fusions et acquisitions varient souvent selon la source ou l'analyste. La méthodologie que nous employons pour analyser les fusions et acquisitions est la suivante :

  • Une transaction canadienne s'entend d'une fusion ou d'une acquisition annoncée à laquelle participe au moins une société canadienne, à titre d'acheteur ou de vendeur (les acquisitions ou les dessaisissements portant sur moins de 100 % sont inclus dans les statistiques).
  • Les transactions de sociétés de capital-investissement canadiennes s'entendent de fusions ou d'acquisitions auxquelles participent au moins une entité canadienne et au moins une société de capital-investissement (les données ne se limitent pas uniquement aux activités des sociétés de capital-investissement canadiennes).
  • Une entité canadienne s'entend d'une entité dont le siège social est situé au Canada. Il existe certaines exceptions à cette règle. Par exemple, en décembre 2010, la TD Bank North America, qui a son siège social aux États-Unis, a fait l'acquisition de Chrysler Financial pour un montant supérieur à 6 milliards de dollars. Malgré le fait que la TD Bank North America est établie aux États-Unis, nous considérons qu'il s'agit essentiellement d'une transaction canadienne.
  • Dans la mesure du possible, les transactions annulées, rejetées ou retirées sont exclues des données. Ces transactions peuvent toutefois être annulées après la publication.
  • Capital IQ, qui est notre principale source de données, tient compte des transactions immobilières dans ses données sur les fusions et acquisitions, ce qui la distingue d'autres bases de données sur les fusions et acquisitions utilisées couramment. 
  • Les statistiques ne tiennent pas compte des placements privés.
  • Les montants sont exprimés en dollars US, au taux historique, à moins d'indication contraire.
  • La valeur des transactions tient compte de la contrepartie totale versée aux actionnaires qui est calculée comme suit :
    • contrepartie totale versée aux actionnaires
    • + total de toute autre contrepartie
    • + total des compléments de prix
    • + total des droits, bons de souscription et options
    • + passif pris en charge net
    • + importance des ajustements
    • + total de la trésorerie
    • + placements à court terme

À propos de l'équipe Transactions de PwC
L'équipe Transactions de PwC (http://www.pwc.com/ca/fr/deals/index.jhtml) aide les clients à réussir leurs transactions — de la conception à la clôture, et au-delà. Faisant partie du plus important groupe de services transactionnels1 dans le monde et collaborant avec notre équipe mondiale Financement d'entreprises, qui a obtenu en 2010 le prix « Upper Mid Market M&A Adviser of the Year2 », l'équipe Transactions de PwC Canada vous ouvre la porte d'un nouvel univers de fusions et d'acquisitions.

À propos de PwC
Les cabinets du réseau PwC fournissent des services de certification, de fiscalité et de conseils dans divers secteurs d'activité afin d'apporter une valeur ajoutée à ses clients. Dans les 154 pays où sont répartis les cabinets membres du réseau PwC, plus de 161 000 personnes mettent en commun leurs idées et leur expérience pour trouver des solutions, présenter une perspective nouvelle et donner des conseils pratiques. Voir le www.pwc.com pour plus d'informations. Au Canada, PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l. (http://www.pwc.com/ca/fra) et ses entités liées comptent plus de 5 300 associés et employés.

« PwC » est la marque sous laquelle les cabinets membres de PricewaterhouseCoopers International Limited (PwCIL) exercent leurs activités et offrent leurs services. Ensemble, ces cabinets forment le réseau PwC. Chaque cabinet du réseau est une entité distincte sur le plan juridique, qui n'agit pas à titre de mandataire de PwCIL ni de tout autre cabinets membre. PwCIL ne fournit pas de services aux clients. PwCIL n'est pas responsable des actes ou des omissions de la part de ses cabinets membres, et n'a aucune obligation à cet égard. PwCIL n'a aucun contrôle sur l'exercice du jugement professionnel au sein de ses cabinets et ne peut les lier de quelque manière que ce soit.

Changement d'appellation de PwC
PwC a changé son nom, de PricewaterhouseCoopers à PwC à l'automne de 2010. « PwC » se rédige au sein d'un texte avec un « P » et un « C »majuscules. Le nom « PwC » apparaît entièrement en lettres minuscules uniquement en cas d'usage du logo.

1Source : Kennedy; Business Advisory Services Marketplace 2009-2011; ©BNA Subsidiaries, LLC. Reproduit en vertu d'une licence.
2Source : Acquisitions Monthly Awards 2010.

« PwC » s'entend de PricewaterhouseCoopers LLP/s.r.l./s.e.n.c.r.l., société à responsabilité limitée de l'Ontario membre de PricewaterhouseCoopers International Limited, dont chaque société membre est une entité distincte sur le plan juridique.

SOURCE PwC

Renseignements :

Olivia Bourcherie, PwC
Tél. : 514 205 5335
Courriel : olivia.boucherie@ca.pwc.com

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