Les 700 employés de TVA-Montréal vont soutenir financièrement, et de façon récurrente, les syndiqués du Journal de Québec



    MONTREAL, le 28 août /CNW Telbec/ - Réunis en assemblée générale, les
employés syndiqués de TVA-Montréal ont résolu de soutenir financièrement leurs
collègues du Journal de Québec qui sont en lock-out depuis plus de quatre
mois. La contribution de chaque membre du syndicat, affilié au Syndicat
canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ), s'élèvera à cinq dollars par paie
jusqu'à la fin du conflit. C'est donc dire que l'ensemble des salariés
syndiqués de TVA-Montréal versera quelque 7500 $ par mois pour soutenir les
collègues québécois.
    Le président du syndicat des employés de TVA-Montréal, Jean Chabot, fait
remarquer que le lock-out au Journal de Québec va au-delà du simple conflit de
travail. "Au Journal de Québec, il y a des enjeux qui dépassent les enjeux
habituels de négociation, a-t-il fait remarquer. Par ses demandes exagérées,
l'employeur s'attaque à la question de la qualité de l'information et de la
diversité des voix. Les entreprises de presse ont des responsabilités
particulières dans notre société. La qualité de l'information, a poursuivi
Jean Chabot, c'est aussi la qualité de notre vie démocratique. C'est pourquoi
les enjeux en cause dans le conflit au Journal de Québec sont importants pour
toute la population."

    D'autres soutiens à venir

    Précisons qu'au cours de l'été, d'autres groupes syndiqués ont aussi
signifié leur soutien aux lockoutés du Journal de Québec. C'est le cas du
syndicat SCFP des employés de Radio-Nord (TVA-CHOT Gatineau) et du syndicat du
Journal de Montréal (CSN) qui ont convenu d'aide récurrente à l'endroit des
syndiqués du Journal de Québec. Plusieurs autres appuis financiers ont aussi
eu lieu, comme un prêt sans intérêts de 750 000 $ du syndicat des Métallos
(FTQ) en juillet ou encore la CSQ qui a recueilli 25 000 $ lors de son congrès
en juin.
    Jean Chabot signale d'autre part que, dans une lettre envoyée au cours de
l'été à tous ses syndicats membres, la direction québécoise du SCFP annonçait
qu'elle lancera à la rentrée "un appel officiel de soutien financier général
et massif" au profit des syndiqués du Journal de Québec, compte tenu que "ce
conflit dépasse le cadre strict du renouvellement de quelques conventions
collectives."

    Rappel du lock-out au Journal de Québec

    Les employés de bureau et de la rédaction du Journal de Québec sont sous
le coup d'un lock-out décrété par l'employeur le 22 avril. En solidarité avec
leurs collègues jetés sur le trottoir, les employés de l'imprimerie ont voté
la grève à 97 %. Avant le déclenchement du lock-out, aucun des trois syndicats
n'avaient même demandé de mandat de grève à leurs membres.
    Depuis le 24 avril, les employés en conflit publient et distribuent cinq
jours semaine le MédiaMatinQuébec, un quotidien gratuit, pour rappeler leur
cause à la population de Québec. Aucun piquet de grève n'a été érigé par les
syndiqués. Depuis la fondation du Journal de Québec en 1967, aucun conflit de
travail n'avait eu lieu. Il y a un an et demi, tous les employés syndiqués du
Journal avaient accepté de reconduire la convention collective pour un an en
partenariat avec l'employeur qui faisait face à un concurrent, Le Soleil, qui
passait au format tabloid pour mieux le concurrencer.
    Dans une décision rendue le 23 août 2007, en application de l'article 109
du Code du travail (dispositions anti-scabs), la Commission des relations du
travail (CRT) du Québec a ordonné à la direction du Journal de Québec de
cesser de recourir aux services de quatre personnes qui remplissaient les
fonctions de salariés en conflit.
    Les employés salariés du Journal de Québec sont tous membres du Syndicat
canadien de la fonction publique (SCFP-FTQ) En plus des employés du Journal,
le SCFP compte 7000 membres dans les communications au Québec et est présent
dans plusieurs autres secteurs, notamment la santé et les services sociaux,
les universités, l'éducation, les transports urbain et aérien, les sociétés
d'Etat et organismes publics québécois, l'hydroélectricité et les
municipalités. Avec près de 100 000 membres, le SCFP reste le plus important
affilié de la FTQ qui, elle-même, est la plus imposante centrale syndicale au
Québec avec 500 000 membres.
    Ce communiqué et d'autres infos sur le site scfp.qc.ca




Renseignements :

Renseignements: Jean Chabot, président SCFP 687 (TVA-Montréal), cell.
(514) 527-8895; Daniel Paquet, p.-parole syndicats Journal de Québec, cell.
(418) 564-8772 ou Robert Bellerose, Information SCFP, cell. (514) 247-9266;
SOURCE: SYNDICAT CANADIEN DE LA FONCTION PUBLIQUE (FTQ)


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