LE CANADA DÉPASSE LES ÉTATS-UNIS AU CHAPITRE DE LA PROGRESSION DU REVENU NATIONAL BRUT RÉEL

Des projets de grande envergure en préparation dans notre pays viendront alimenter la croissance au cours des prochaines années

TORONTO, le 28 janv. /CNW/ - Depuis le début du nouveau millénaire, le revenu national brut (RNB) réel du Canada a progressé plus rapidement que celui des États-Unis, selon un nouveau rapport de Marchés mondiaux CIBC inc.

Comme il est indiqué dans le rapport, le RNB est une meilleure mesure de la richesse produite par une économie que le produit intérieur brut (PIB). "Au chapitre du PIB réel, le Canada est encore à la traîne (des États-Unis)", explique Avery Shenfeld, économiste en chef à la Banque CIBC. "Cependant, chaque baril de pétrole ou livre de cuivre que nous produisons rapporte plus quand on considère ce que cette production nous permet d'importer. Le revenu national brut réel, qui est une meilleure mesure du pouvoir d'achat que nous donne l'argent que nous gagnons avec ce que nous produisons, a donc progressé plus rapidement au Canada qu'aux États-Unis depuis le début de ce siècle."

M. Shenfeld est d'avis que le compromis en matière d'impôts (qui remet à plus tard le resserrement budgétaire) auquel est parvenu le président américain Barack Obama permettra aux États-Unis, sous l'effet combiné d'un léger recul des prix des produits de base, de réduire cet écart au chapitre du RNB un peu cette année. M. Shenfeld se montre malgré tout optimiste quant à l'avantage à long terme dont jouit le Canada.

Il fait remarquer que les États-Unis devront un jour s'attaquer à la réduction de leur déficit, ce qui constituera pour eux une tâche beaucoup plus ardue que pour le Canada, qui a déjà durci sa politique budgétaire. Au Canada, tant au fédéral qu'au provincial, le déficit exprimé en pourcentage du PIB a culminé à un niveau correspondant environ à la moitié de celui déclaré par Washington pour 2010. M. Shenfeld prévoit également que le Canada profitera de la hausse que les prix des ressources connaîtront au cours des prochaines années à mesure que l'économie mondiale s'approchera du plein emploi.

"Le milieu des affaires semble maintenant afficher un plus grand optimisme à long terme, si on en croit les récents sondages", souligne M. Shenfeld. "Les plans de dépenses d'investissement augmentent, et certains projets de grande envergure en préparation dans notre pays devraient alimenter la croissance au cours des prochaines années."

Pour la première fois depuis 2007, les trois principaux secteurs de dépenses en immobilisations au Canada progressent en parallèle et deviendront les moteurs de la croissance économique.

Les sables bitumineux, les services publics et le secteur manufacturier devraient contribuer de manière importante à une hausse de la capacité et jouer un rôle de premier plan au sein de l'économie nationale, pas seulement en 2011, mais aussi au cours des prochaines années. "Nous assistons actuellement à une nouvelle vague de dépenses en immobilisations dans les sables bitumineux et à une reprise des dépenses en capital dans le secteur manufacturier, tandis que la croissance des investissements dans le secteur des services publics se poursuit", mentionne pour sa part Benjamin Tal, économiste en chef adjoint à la Banque CIBC.

"Ensemble, ces trois secteurs devraient former un puissant trio pour ce qui est de faire bondir les investissements des entreprises canadiennes et d'en faire un important facteur de croissance dans les années à venir."

Grâce à leur rentabilité plus élevée que prévu et à leur répugnance à dépenser, les entreprises canadiennes se retrouvent aujourd'hui en situation de trésorerie record, tant du point de vue des capitaux que du chiffre d'affaires.

"En supposant qu'environ 20 pour cent des fonds disponibles soient affectés aux dépenses en immobilisations (moyenne à long terme), cela devrait facilement favoriser une hausse de sept à huit pour cent de l'investissement réel des entreprises en 2011", ajoute M. Tal. "Bien que la capacité de dépenser soit évidente, elle ne se traduit pas automatiquement par une augmentation des dépenses d'investissement. Les entreprises doivent également être disposées à prendre des risques, et ici, les perspectives sont prometteuses. Le rendement réel sur le capital investi est en hausse et se situe actuellement à un peu moins de six pour cent, soit tout un point de pourcentage au-dessus de sa moyenne à long terme, et le rendement des capitaux propres avoisine 11 pour cent, ce qui est très attrayant."

Le plus beau fleuron du Canada, son secteur de l'énergie, continuera d'attirer la plus grosse part de ces dépenses d'investissement. Il accapare actuellement plus de 15 pour cent du total des investissements des entreprises privées. Par ailleurs, les sables bitumineux comptent maintenant pour pas moins de 40 pour cent des dépenses en immobilisations dans le secteur de l'énergie, ce qui est deux fois plus qu'il y a cinq ans.

"Grâce au rétablissement des cours du pétrole l'an dernier, les dépenses en immobilisations dans les sables bitumineux ont progressé de près de 40 pour cent, pour se chiffrer à 14 milliards de dollars selon les estimations", indique M. Tal. "Compte tenu de la longue liste de projets en préparation et de nos prévisions selon lesquelles le prix moyen du baril de pétrole dépassera 100 $ plus tard au cours de l'actuelle phase d'expansion, nous prévoyons que les dépenses en immobilisations cumulatives atteindront 93 milliards de dollars d'ici 2015."

Les entreprises de services publics canadiennes devraient également entreprendre une ambitieuse, mais nécessaire, expansion de leur capacité, particulièrement les producteurs d'hydroélectricité. La valeur des projets hydroélectriques prévus au cours des prochaines années est de plus de 40 milliards de dollars. Les centrales de Conawapa et du Site C, qui doivent être construites au Manitoba et en Colombie-Britannique, respectivement, entraîneront, une fois qu'elles auront été approuvées, des investissements de 5 à 7 milliards de dollars chacune. Le projet de la Romaine, au Québec, et celui du Bas-Churchill, à Terre-Neuve-et-Labrador, devraient avoir un budget de plus de 6 milliards de dollars chacun.

"Ces quatre projets, jumelés à quelques autres de moindre envergure, ne permettront pourtant d'exploiter qu'environ un tiers du potentiel hydroélectrique du Canada", souligne M. Tal. "Il reste donc encore beaucoup de place pour de futurs investissements dans l'hydroélectricité, qui pourraient venir appuyer les efforts du Canada visant à réduire les émissions de gaz à effet de serre, tant au pays qu'au sein de marchés d'exportation potentiels aux États-Unis."

M. Tal fait remarquer que le secteur manufacturier du Canada est déjà en bonne position pour commencer à prendre de l'expansion, vu le taux d'utilisation de sa capacité. Ce taux se situe à 81 pour cent, soit six points de plus que celui du reste de l'économie, un record, et s'approche rapidement de son niveau d'avant la récession. Puisque l'utilisation de la capacité de production est en progression et que les taux de rendement du capital investi dans le secteur manufacturier sont de plus en plus près de leur sommet des 10 dernières années, M. Tal s'attend à une forte hausse des investissements des entreprises manufacturières en 2011.

Vous pouvez consulter le rapport intégral de Marchés mondiaux CIBC à l'adresse : http://research.cibcwm.com/economic_public/download/eijan11.pdf.

Le secteur des services bancaires de gros de la Banque CIBC offre une gamme complète de produits de crédit intégré et de marchés des capitaux, de services bancaires d'investissement et de services de banque d'affaires à des clients des marchés financiers clés en Amérique du Nord et partout dans le monde. Nous proposons également des solutions novatrices et des services consultatifs dans un vaste éventail de secteurs et nous fournissons des études de premier ordre à notre clientèle constituée de sociétés, de gouvernements et d'institutions.

SOURCE Marchés Mondiaux CIBC

Renseignements : Avery Shenfeld, économiste en chef, Marchés mondiaux CIBC, 416 594-7356, avery.shenfeld@cibc.ca; ou Kevin Dove, Communications et affaires publiques, 416 980-8835, kevin.dove@cibc.ca


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