L'ACCÈS AUX AGENTS LIBRES AIDE À ÉGALISER LES CHANCES, MAIS LE DÉSÉQUILIBRE CONTINUE DE RÉGNER DANS LES LIGUES DE SPORT PROFESSIONNEL

OTTAWA, le 27 juin 2011 /CNW/ - Le 1er juillet et les jours qui suivent sont devenus l'une des périodes les plus attendues par les franchises et les amateurs de la Ligue nationale de hockey (LNH) et de la National Basketball Association (NBA), car c'est à partir de ce moment que les équipes peuvent faire signer de nouveaux contrats aux joueurs en disponibilité (appelés agents libres) afin d'améliorer leurs performances. Toutes les ligues nord-américaines de sport professionnel font des efforts pour offrir à leurs franchises des conditions égales sur les plans des finances et de la compétitivité, mais certaines s'y consacrent plus activement que d'autres.

Dans une analyse intitulée Pro League Competitive Conditions and How the NHL Stacks Up, (http://www.conferenceboard.ca/reports/briefings/bigLeagues/briefing-5.aspx), Le Conference Board du Canada compare la LNH à la Ligue majeure de baseball (MLB), à la Ligue nationale de football (NFL) et à la NBA afin de déterminer dans quelle mesure ses ligues tentent de se rendre plus compétitives.

« Toutes les grandes ligues de sport professionnel se disent en principe favorables au concept d'" égalit�� des chances". Bien qu'elles fassent toutes de beaux discours, d'importantes disparités les séparent quand vient le temps de joindre le geste à la parole, déclare Glen Hodgson, premier vice-président et économiste en chef, et coauteur de la publication. Les mesures que prend une ligue pour garantir l'égalité des conditions en disent long sur sa philosophie commerciale et la répartition des pouvoirs économiques au sein de la ligue. »

Le concept d'égalité des chances s'applique essentiellement aux aspects qui touchent directement les joueurs, notamment :

  • les plafonds salariaux - les limites imposées à la masse salariale globale des joueurs empêchent les équipes de dépenser beaucoup plus que leurs compétitrices, et contribuent à réduire le risque que certains joueurs fassent monter leur salaire à des niveaux tels que seules quelques équipes peuvent se permettre de les payer. La LNH et la NFL ont des plafonds salariaux « fermes » qui limitent la masse salariale totale, mais la MLB et la NBA ont des plafonds « souples » qui permettent à certaines équipes riches de sélectionner les meilleurs joueurs en disponibilité;
  • l'accès aux nouveaux talents par le repêchage - chacune des quatre ligues organisent chaque année des séances de repêchage au printemps ou au début de l'été afin d'assurer un accès égal aux nouveaux talents;
  • les règles applicables aux agents libres - à des degrés divers, toutes les ligues permettent aux joueurs de terminer leur contrat avec une équipe et d'en signer un autre avec une équipe différente après un nombre déterminé d'années de service.

Tandis que les conditions sont relativement égales pour les questions qui touchent directement les joueurs, les ligues nord-américaines ont des approches très différentes en ce qui a trait au partage des recettes et au soutien des franchises. La NFL (qui partage 80 p. 100 de ses recettes) et la MLB sont diamétralement opposées quand vient le temps de créer les conditions qui donneront à toutes les équipes des chances égales d'accéder aux talents et d'engranger des recettes; la LNH et la NBA se situent entre ces deux extrêmes.

Dans la LNH, le partage des recettes entre les 30 équipes n'est que limité. Il semblerait également que cette ligue éprouve des difficultés chroniques à favoriser des conditions de compétitivité égales entre ses franchises. Elle est la seule parmi les quatre grandes ligues de sport professionnel à avoir eu recours aux subventions ciblées pour aider les franchises moins rentables. Il y a une dizaine d'années, à l'époque où la faiblesse du dollar canadien désavantageait de nombreuses franchises établies au Canada, la LNH leur a fourni une aide financière. Aujourd'hui, ce sont les franchises fragiles situées principalement dans le sud des États-Unis qui sont admissibles aux subventions prévues par le partage des recettes.

« Dans l'ensemble, l'approche de la LNH concernant le partage des recettes est confuse et crée des conditions qui conduisent aux divisions entre les franchises, précise M. Hodgson. La raison principale de cette approche semble être de maintenir les équipes dans les villes où elles sont établies, protégeant du coup la valeur actuelle et future de toutes les autres franchises. La faillite d'une franchise n'est pas un signal positif à transmettre à des investisseurs potentiels, et se contenter de déplacer les franchises d'une ville à l'autre signifie l'absence de frais d'expansion à partager.

« Ce n'est que lorsque toutes les autres options semblent avoir été épuisées dans un marché donné que la LNH envisage le déménagement d'une franchise. Ce seuil a récemment été franchi lorsque la ligue a approuvé le transfert de propriété de la franchise d'Atlanta, menant ainsi au retour d'une équipe de la LNH à Winnipeg la saison prochaine. »

Cette note d'information est la cinquième de la série Jouer dans les ligues majeures : Qu'est-ce qui fait le succès des équipes de sports professionnels? qui se poursuivra tout au long de 2011.


SOURCE LE CONFERENCE BOARD DU CANADA

Renseignements :

Brent Dowdall, Relations avec les médias, tél. : 613- 526-3090, poste 448
Courriel : corpcomm@conferenceboard.ca

Profil de l'entreprise

LE CONFERENCE BOARD DU CANADA

Renseignements sur cet organisme


FORFAITS PERSONNALISÉS

Jetez un coup d’œil sur nos forfaits personnalisés ou créez le vôtre selon vos besoins de communication particuliers.

Commencez dès aujourd'hui .

ADHÉSION À CNW

Remplissez un formulaire d'adhésion à CNW ou communiquez avec nous au 1-877-269-7890.

RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES SERVICES DE CNW

Demandez plus d'informations sur les produits et services de CNW ou communiquez avec nous au 1‑877-269-7890.