Inauguration du CREDEAU à l'Ecole Polytechnique de Montréal



    
    Le Québec et le Canada se dotent de nouvelles capacités analytiques en
    technologies de traitement des eaux pour traquer les contaminants
    émergents et préserver la qualité de l'eau
    

    MONTREAL, le 10 avril /CNW Telbec/ - C'est en présence des élus
municipaux des villes de Montréal et de Laval, du député fédéral d'Outremont,
M. Thomas Mulcair, ainsi que des partenaires universitaires, industriels et
gouvernementaux, que le directeur de la recherche et de l'innovation de
l'Ecole Polytechnique de Montréal, M. Gilles Savard, a inauguré le Centre de
recherche, développement et validation des technologies et procédés en
traitement des eaux (CREDEAU), en compagnie des 11 professeurs à l'origine du
projet.
    Fondé en 2003, le CREDEAU offre une plateforme technologique unique au
Canada qui permet de tester et de valider la plupart des technologies de
traitement des eaux, aussi bien en laboratoire qu'au niveau banc d'essais et
pilote semi-industriel. Le Centre est fondé sur une collaboration entre cinq
universités (Ecole Polytechnique de Montréal, Ecole de technologie supérieure,
Université du Québec à Montréal, Université McGill, INRS-Institut
Armand-Frappier) et bénéficie de subventions totalisant 12,5 millions de
dollars provenant de la Fondation canadienne pour l'innovation (5 millions de
dollars), du ministère de l'Education, du Loisir et du Sport (5 millions de
dollars) et de partenaires industriels (2,5 millions de dollars), dont les
entreprises John Meunier inc. et Degrémont Technologies.

    Des capacités analytiques remarquables

    Les nouveaux équipements dont bénéficie le CREDEAU permettent aux
chercheurs de détecter et d'identifier divers contaminants émergents, comme
les composés pharmaceutiques qui se retrouvent en concentration croissante
dans les eaux. "Pour contrôler les contaminants, il faut d'abord être en
mesure de les voir. Les outils analytiques que nous venons d'acquérir sont
comparables à de nouvelles lunettes avec lesquelles nous pouvons analyser et
éventuellement contrôler des polluants que nous n'arrivions pas auparavant à
détecter ou à quantifier de façon précise", souligne Raymond Desjardins,
professeur titulaire au Département des génies civil, géologique et des mines
de l'Ecole Polytechnique de Montréal et directeur du CREDEAU. "Prenons
l'exemple des toxines algales, ces contaminants toxiques libérés par les
algues bleues qui prolifèrent dans les eaux du Québec. Grâce aux équipements
dont nous disposons, nous sommes maintenant en mesure de quantifier et
d'analyser les toxines présentes dans plusieurs plans d'eau et, ultimement, de
nous assurer qu'elles ne se fraient pas un chemin jusqu'à l'eau du robinet.
Nos chercheurs s'attaquent ainsi à divers problèmes émergents, tels que les
microorganismes résistants à la désinfection, les perturbateurs endocriniens
et les infrastructures enfouies, problématiques pour lesquelles nous ne
disposons pour l'instant que d'informations fragmentaires. Notre connaissance
des risques causés par les substances déversées dans l'eau se raffine. Sans
être alarmiste, je dois toutefois dire que les dernières découvertes montrent
qu'il est impératif de maintenir la cadence des recherches dans ce domaine."
    En outre, comme le souligne Gilles Savard, directeur de la recherche et
de l'innovation de l'Ecole Polytechnique, "nos équipes de recherche ont
maintenant la possibilité de valider techniquement et économiquement des
technologies innovantes en traitement des eaux à différentes échelles et d'en
assurer le transfert technologique vers les utilisateurs". En effet, dans le
cadre du CREDEAU, les chercheurs ont notamment fait l'acquisition de trois
unités pilotes mobiles de traitement des eaux que l'on peut comparer à de
véritables usines de traitement sur roues. Hautement instrumentées,
complètement automatisées et d'une flexibilité exceptionnelle, les unités
mobiles permettent de valider in situ et à l'échelle pilote un grand nombre de
traitements et de combinaisons de procédés en fonction des variations de la
qualité d'eau brute. "L'une de ces unités est présentement installée à l'usine
Atwater. Nos chercheurs et leurs étudiants y testent depuis un an divers
procédés. Les résultats de ces recherches permettront aux autorités de la
ville de Montréal de faire des choix éclairés dans le dossier de la mise aux
normes de l'usine", souligne le Pr Desjardins.
    "La Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) est fière de contribuer
à l'avancement du savoir et de rehausser la qualité de la recherche et de la
formation dans ce domaine crucial qu'est le traitement des eaux", a souligné
le Dr Eliot Phillipson, président-directeur général de la FCI. "Notre
contribution financière au CREDEAU correspond en tous points à notre mission."

    Un lieu de synergie

    Bien plus qu'un assemblage d'équipements, le CREDEAU est avant tout un
lieu de synergie pour les principales ressources humaines du traitement des
eaux. Les onze chercheurs fondateurs du Centre possèdent des compétences
établies dans les domaines du traitement de l'eau potable et des eaux usées et
sont reconnus à l'échelle internationale : Raymond Desjardins, Michèle
Prévost, Benoit Barbeau, Yves Comeau, Paul Stuart, Christophe Guy (Ecole
Polytechnique de Montréal); Robert Hausler (Ecole de technologie supérieure);
René Roy, Mircea Mateescu (UQAM); Ronald Gehr (Université McGill); Pierre
Payment (INRS - Institut Armand-Frappier).
    En regroupant dans un même centre des chercheurs qui se penchent sur les
eaux usées et d'autres qui s'intéressent au traitement et à la distribution de
l'eau potable, le CREDEAU favorise une compréhension intégrée des
problématiques et augmente l'efficacité des interventions en matière de
protection de l'eau.
    Outre les professeurs-chercheurs, le Centre regroupe plus d'une centaine
de personnes : associés de recherche, équipes de laboratoire et de terrain,
techniciens, collaborateurs universitaires et étudiants aux cycles supérieurs.
    Les membres industriels principaux du CREDEAU sont les firmes John
Meunier inc. et Degrémont Technologies, qui sont respectivement associées à
Veolia Environnement et Suez, leaders mondiaux des services liés à
l'environnement. John Meunier inc. et Degrémont Technologies mènent diverses
activités de recherche, de développement, de conception et de fabrication de
technologies environnementales. Elles desservent des municipalités et des
industries nord-américaines en leur offrant des solutions innovantes pour le
traitement de l'eau. Leur association au CREDEAU permet un accès privilégié à
un réseau international de centres d'excellence et de laboratoires analytiques
de pointe.

    Trois villes bénéficient déjà de l'expertise du CREDEAU

    Les projets de recherche menés par les équipes du CREDEAU permettent
d'appuyer les décisions des autorités, notamment dans la mise à niveau des
usines de traitement des eaux. La Ville de Montréal, qui investira en vingt
ans près 4 milliards de dollars dans l'ensemble de ses infrastructures de
l'eau, dont 300 millions seront consacrés à la mise aux normes de ses usines
de production d'eau potable, est l'une des municipalités à bénéficier des
travaux de pointe menés par les chercheurs du CREDEAU, au même titre que les
villes de Laval et de Saint-Hyacinthe.
    Laval et Montréal desservent plus de 2 millions de citoyens à partir de
10 usines de traitement de l'eau potable de sources représentatives de la
qualité des eaux de surface canadiennes (fleuve St-Laurent, lacs St-Louis et
des Deux-Montagnes, rivières des Outaouais, des Mille-Iles et des Prairies).
La station d'épuration des eaux usées de la ville de Montréal traite un volume
d'eau représentant 50 % des eaux usées traitées du Québec. Sa capacité,
d'environ 2,5 millions de m(3) par jour, en fait la plus importante station de
traitement physico-chimique en Amérique. Au coeur de la Montérégie et à
proximité de Montréal, Saint-Hyacinthe est le centre d'une vaste région
agricole et d'industries agroalimentaires. La station d'épuration de la ville
de Saint-Hyacinthe a été mise en service en 1987 et dessert une population
d'environ 50 000 personnes.

    Formation d'une indispensable relève

    Les besoins de personnel hautement qualifié (PHQ) dans le domaine du
traitement de l'eau sont importants, tant au Québec, au Canada, qu'à
l'international. La présence de polluants émergents et la mise en place de
nouvelles normes entraînent des investissements majeurs dans plusieurs villes,
et on assiste à une pénurie de main-d'oeuvre qualifiée dans ce domaine. Ce
n'est donc pas un hasard si la formation de personnel qualifié est l'une des
priorités énoncées par le CREDEAU. A l'heure actuelle, plus de 70 étudiants
aux cycles supérieurs poursuivent des travaux au Centre sous la supervision de
l'un des chercheurs fondateurs. Soulignons que les cinq universités
participantes desservent plus de 55 % du bassin québécois et 10 % du bassin
canadien d'étudiants aux cycles supérieurs en génie de l'environnement (civil
et chimique). "La création du CREDEAU nous apporte la preuve irréfutable de la
nécessité d'investir dans nos établissements postsecondaires et dans la
recherche de pointe. Innovation, recherche et transfert des connaissances sont
des éléments clés du développement de notre société. En outre, les travaux qui
seront effectués au CREDEAU profiteront directement au bien-être et à la santé
de la population. Je suis donc fière de la participation financière de
5 millions de mon ministère à ce magnifique projet", a déclaré la ministre de
l'Education, du Loisir et du Sport et ministre de la Famille, Mme Michelle
Courchesne.

    A propos de la FCI

    La Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) est un organisme autonome
créé par le gouvernement du Canada pour financer l'infrastructure de
recherche. Son mandat est d'accroître la capacité des universités, des
collèges, des hôpitaux et des établissements de recherche canadiens à but non
lucratif de poursuivre des activités de recherche et de développement
technologique d'envergure internationale qui produisent des retombées pour les
Canadiens. Depuis sa création en 1997, la FCI a engagé plus de 3,8 milliards
de dollars pour financer 5 714 projets menés par 128 établissements de
recherche dans 64 municipalités aux quatre coins du Canada.

    A propos de Polytechnique

    Fondée en 1873, l'Ecole Polytechnique de Montréal est l'un des plus
importants établissements d'enseignement et de recherche en génie au Canada,
et elle occupe le premier rang au Québec par le nombre de ses étudiants et
l'ampleur de ses activités de recherche. Polytechnique donne son enseignement
dans 11 spécialités de l'ingénierie et réalise près du quart de la recherche
universitaire en ingénierie au Québec. L'Ecole compte 230 professeurs et près
de 6 000 étudiants. A son budget annuel de fonctionnement de 85 millions de
dollars s'ajoute un fonds d'opération et d'infrastructure de recherche de
68 millions de dollars, incluant des subventions et contrats de 38 millions de
dollars.

    Une vidéo et des photos illustrant les équipements de pointe acquis par
le CREDEAU, dont l'unité pilote mobile de traitement de l'eau potable en
opération à l'usine Atwater, sont disponibles sur demande.

    Site Internet du CREDEAU : www.polymtl.ca/credeau




Renseignements :

Renseignements: Andrée Peltier, Relations publiques Andrée Peltier inc.,
(514) 846-0003, Cell: (514) 944-8689; Annie Touchette, Ecole Polytechnique de
Montréal, (514) 340-4711, poste 4415, Cell: (514) 231-8133


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