Fête du Travail : pour le SCFP, Harper démolit ce que la classe ouvrière a bâti



    OTTAWA, le 30 août /CNW Telbec/ - Pour les travailleurs, la Fête du
Travail est l'heure de faire le point sur leur situation, sur leurs
communautés et sur leur pays. Et selon Paul Moist et Claude Généreux,
dirigeants nationaux du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), le
gouvernement Harper fait tout de travers et multiplie les embûches.
    En effet, ce gouvernement fonctionne à huis clos et a mis à la poubelle
toute une série de mesures essentielles : pensons à l'accord de Kelowna avec
les peuples autochtones, aux ententes avec les provinces sur les services de
garde, à un système universel de services de garde de qualité, aux cibles du
protocole de Kyoto... A tout cela s'ajoutent des compressions brutales aux
programmes d'alphabétisation et d'égalité entre les sexes, sans oublier le
financement des infrastructures municipales qui est insuffisant et
conditionnel à de désastreux PPP.
    Justement, qui n'a pas eu un frisson pour nos infrastructures publiques
quand un pont s'est effondré au Minnesota au début du mois d'août? Qui doute
qu'il faudra donner un sérieux coup de barre dans l'entretien et le
financement? Et qui croit en la panacée des privatisations pour réduire les
coûts et garder le contrôle démocratique de nos équipements et de nos
services?
    Notre économie nationale est aussi sur une mauvaise voie, alors que la
saignée des emplois manufacturiers et l'exportation désordonnée de nos
ressources naturelles vers les Etats-Unis se poursuivent de plus belle. Là
encore, Harper regarde ailleurs : le dernier mot revient à la mondialisation
telle que dictée par les multinationales, comme on l'a vu avec le processus
biaisé du Partenariat pour la sécurité et la prospérité.
    Envers et contre tout ce gâchis, le SCFP renouvelle sa promesse de lutter
pour des conditions de travail décentes et sécuritaires, pour des services
publics de qualité et pour une économie juste qui renforcera nos communautés.

    p. j. : Texte complet du Message de la fête du Travail


    MESSAGE DE LA FETE DU TRAVAIL - 2007
    Les travailleurs n'ont pas bâti le Canada pour le laisser se démanteler

    par Paul Moist et Claude Généreux

    A la fête du Travail, nous prenons un moment pour réfléchir au rôle
qu'ont joué les travailleurs dans l'édification de notre grand pays. Cette
journée commémore l'histoire, mais nous devons aussi en profiter pour regarder
vers l'avenir.
    Cette année, la fête du Travail arrive dans la foulée de certaines des
mesures les plus dangereuses pour notre démocratie jamais prises par un
gouvernement. D'abord, Stephen Harper a pris de nombreuses décisions derrière
des portes closes, gardant dans le noir les gens qui ont élu ce gouvernement
pour les servir. Les conservateurs ont annulé l'accord de Kelowna qui aurait
permis aux peuples autochtones de recevoir des services essentiels en matière
de logement, d'eau et d'éducation. Les ententes en matière de services de
garde à l'enfance conclues avec les provinces ont été annulées, et l'idée d'un
système universel de garderies de qualité a été abandonnée. Les conservateurs
ne tiennent aucun compte des cibles en matière d'émissions de gaz à effet de
serre prévues dans l'accord de Kyoto. Le financement des programmes destinés
aux femmes, à l'alphabétisation et aux contestations judiciaires a été
radicalement réduit ou carrément éliminé. L'argent prévu pour le
renouvellement des infrastructures municipales est insuffisant et pour
l'obtenir, il faut avoir recours à la privatisation en créant des PPP. Les
étudiants souffrent du manque de financement de l'enseignement postsecondaire.
    Le gouvernement Harper met en jeu la vie des jeunes femmes et hommes du
pays dans un conflit qui fait rage dans une contrée lointaine et que la
plupart des Canadiens jugent inutile.
    Dernièrement, nous avons entendu parler de négociation d'accords
commerciaux secrets. Au moment où nous nous préparons à souligner une journée
qui est célébrée depuis plus de 110 ans, les travailleurs du Canada risquent
de voir disparaître leurs collectivités, leurs emplois et leurs économies
locales. En effet, un nombre croissant d'emplois du secteur manufacturier ou
du secteur des ressources naturelles se retrouvent chez nos voisins du sud et
profitent aux entreprises étrangères dans un contexte de mondialisation.
    Rassemblés à Moncton, au Nouveau-Brunswick, en août, nos premiers
ministres étaient impatients de discuter de deux importants accords de
commerce interprovinciaux.  Ils n'ont pris aucune décision définitive sur ces
accords, ce qui est heureux, car tant l'Atlantica, à l'est, que l'Accord sur
le commerce, l'investissement et la mobilité de la main-d'oeuvre (ACIMMO), à
l'ouest, enverront vers le sud nos emplois, nos ressources naturelles et notre
fierté.
    La rencontre sur le Partenariat pour la sécurité et la prospérité qui a
eu lieu à Montebello, au Québec, a réuni les "trois amigos" - les leaders du
Mexique, des Mexique et du Mexique - à l'abri des regards indiscrets pour se
partager les ressources de l'Amérique du Nord.
    Nous sommes aussi menacés par la privatisation des soins de santé. Les
Canadiens sont, à bon droit, fiers de leur programme universel de soins de
santé. Plus de 47 millions d'Américains n'ont pas ce privilège. Combien de
fois devrons-nous prouver que notre système est celui que veulent les
Canadiens pour protéger leur santé ? Pourtant, à peine quelques semaines avant
la fête du Travail, l'Association médicale canadienne accueillait un nouveau
président qui est un grand défenseur des cliniques privées.
    En cette fête du Travail, nous aimerions pouvoir parler de la
construction de nouvelles infrastructures dans les villes de tout le pays.
Nous ne le pouvons pas. En regardant s'effondrer le pont au Minnesota à la
télévision, au début du mois d'août, nous craignions pour nos propres ponts,
routes, égouts et systèmes d'eau. Ces infrastructures vieillissantes et
affaiblies pourront-elles protéger nos citoyens contre de tels désastres ?
Comme bien d'autres Canadiens, nous n'en sommes pas certains.
    Nous nous inquiétons aussi du fait que les gouvernements de tous ordres
se tournent vers la privatisation comme solution miracle. Les entreprises
promettent des économies et de meilleurs services que ceux que fournissent les
membres du SCFP. Permettez-nous d'en douter. En fait, la privatisation crée
plus de problèmes qu'elle n'en règle. Et les membres du SCFP se préoccupent
des collectivités qu'ils servent. Ils dépensent leurs salaires durement gagnés
dans ces économies locales pour les garder fortes et efficientes. Leurs
familles vivent là où ils travaillent et, en conséquence, ils ont avantage à
ce que les services publics soient de la meilleure qualité possible.
    Enfin, en cette fête du Travail, nous tenons à saluer les jeunes
travailleurs qui entrent dans le marché du travail. Qu'ils sortent des
universités, des cégeps ou des collèges communautaires, qu'ils entreprennent
un programme d'apprentissage ou qu'ils commencent leur tout premier emploi,
ces jeunes méritent des conditions de travail saines et sécuritaires, de bons
salaires, des avantages sociaux, des possibilités de retraite pour plus tard
et la sécurité d'emploi dans une économie solide et productive. Adhérer à un
syndicat, défendre les droits des travailleurs et lutter pour les droits de la
personne sont des gestes essentiels pour atteindre ces buts.
    Nous saluons également nos membres en lock-out ou en grève à Québec et à
Vancouver. Ces travailleurs sont aux premières lignes pour la diversité dans
les médias et des services de qualité.
    Célébrons cette fête du Travail en promettant de faire avancer les
principes syndicaux, de nous opposer à ceux qui veulent affaiblir les services
publics et notre économie manufacturière et d'édifier des collectivités
dynamiques pour nos familles, nos amis et nos voisins.




Renseignements :

Renseignements: Paul Moist, président national, (613) 558-2873; Claude
Généreux, secrétaire-trésorier national et porte-parole francophone, (514)
884-5074

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Syndicat canadien de la fonction publique

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