Études économiques Scotia : La Chine, l'Inde et la Russie porteront les ventes mondiales d'automobiles à de nouveaux sommets en 2011, et les États-Unis ne connaîtront qu'une baisse de régime

TORONTO, le 5 janv. /CNW/ - La reprise cyclique des ventes mondiales d'automobiles amorcée au printemps de 2009 s'est accélérée l'an dernier et portera probablement les volumes à des sommets en 2011, peut-on lire dans le dernier rapport sur le marché mondial de l'automobile publié par Études économiques Scotia. La Chine, l'Inde et la Russie, marchés émergents, formeront encore le peloton de tête, mais on s'attend aussi à ce que le marché américain affiche sa deuxième augmentation à deux chiffres consécutive au cours de la présente année, développement qui ne s'est pas produit depuis le début des années 1980.

« La reprise des ventes mondiales d'automobiles est passée à une vitesse supérieure et sera de plus en plus alimentée par une amélioration sur les marchés du travail », affirme Carlos Gomes, économiste principal à Études économiques Scotia, « ce qui constitue une transition saine d'une situation où des mesures incitatives fiscales, massives et synchronisées, avaient dû être mises en œuvre pour remettre le secteur, et l'économie mondiale, sur la voie d'une croissance positive. »

Selon les auteurs du rapport, le rythme de la création d'emplois, et non le niveau de chômage, est le principal élément moteur des ventes mondiales d'automobiles, et l'amélioration continue sur ce plan devrait permettre aux États-Unis et à la zone euro de s'extraire de leur position lourdement négative. L'augmentation du nombre de contrats de location de voiture dans le monde, particulièrement dans les pays émergents où ce type de contrat a augmenté de près de 40 % en glissement annuel, donne aussi un bon coup de main à l'industrie automobile. Cependant, cette croissance ralentira en 2011 puisque les banques centrales des pays émergents resserrent de beaucoup leur politique monétaire pour étouffer les pressions inflationnistes.

« En 2011, le volume des ventes de voitures neuves en Chine et dans les autres pays du BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine) sera supérieur au volume combiné qu'on enregistrera en Europe de l'Ouest et au Japon et comptera pour quelque 30 % des ventes mondiales d'automobiles », poursuit M. Gomes.

Le taux de croissance des ventes en Chine ralentira à quelque 15 % en 2011, puisque le gouvernement met fin à son programme d'incitation à la casse et que la ville de Pékin réduit sensiblement le nombre de plaques d'immatriculation qu'elle accorde dans sa tentative de combattre l'encombrement sur ses voies publiques. Le revenu par habitant en Chine s'établit actuellement à 4 200 $ US, niveau parfait pour stimuler la croissance du secteur de l'automobile. Historiquement, les ventes de véhicules ont enregistré leur croissance la plus rapide lorsque le revenu par habitant se situe dans la fourchette des 4 000 à 6 000 $ US.

« Bien que la croissance des ventes en Chine ait été rapide au cours des dernières années, la pénétration y reste faible, avec seulement 40 véhicules par 1 000 habitants, alors que la pénétration moyenne dans les pays du G7 est de 673 véhicules », ajoute M. Gomes. « En outre, plus du quart du principal groupe d'âge d'acheteurs de véhicules au monde, celui des 40 à 49 ans, habite en Chine, et ses revenus augmentent rapidement. »

L'Inde s'est classée au deuxième rang des marchés automobiles les plus performants au cours de la décennie écoulée, et les ventes y ont atteint un sommet de 1,82 million d'unités en 2010. Malgré cette excellente performance, la pénétration des véhicules y reste l'une des plus faibles au monde, avec seulement 14 véhicules par 1 000 habitants, à peine plus de la moitié du taux pour l'ensemble de l'Afrique.

« L'Inde jouit d'un avantage démographique particulier, sa population étant l'une des plus jeunes au monde, et la moitié de ses 1,2 milliard d'habitants a moins de 25 ans », poursuit M. Gomes. « En fait, l'Inde compte 20 % de toute la population mondiale de moins de 25 ans. Ces 610 millions de futurs acheteurs potentiels de voitures représentent le double de la population totale des États-Unis et près des deux tiers du nombre total de véhicules dans le monde, soit 965 millions de voitures et de camions. Prenant note de l'énorme potentiel de croissance de l'Inde, les principaux fabricants et les producteurs locaux y ajouteront près d'un million d'unités à la capacité d'assemblage de véhicules neufs au cours de la prochaine année. »

Les ventes de voitures ont grimpé de quelque 30 % en Russie en 2010 et continueront très probablement d'afficher des gains à deux chiffres en 2011, puisque le gouvernement reconduira ses mesures incitatives. Depuis l'été 2008, on n'avait pas vu les consommateurs russes aussi empressés d'acheter des articles importants, ce qui s'explique par l'amélioration du crédit à l'achat d'automobiles et des perspectives d'emploi, emplois qui se créent à un rythme jamais atteint depuis le milieu de 2008.

Du côté de l'Amérique du Nord, les ventes de véhicules aux États-Unis ont grimpé de 11 % en 2010 et atteint 11,5 millions d'unités; on s'attend à ce que 12,7 millions d'unités trouvent preneur en 2011, soit un autre gain supérieur à 10 %. En 2010, cette embellie a été le fait des achats par les entreprises, mais elle sera alimentée en 2011 par une hausse des ventes au détail puisque les Américains remplacent en plus grand nombre leurs vieux véhicules. En effet, la moyenne d'âge du parc automobile américain surpasse aujourd'hui, pour la première fois, les 10 ans, et les consommateurs se montrent plus confiants avec la stabilisation du marché de l'emploi et l'amélioration du bilan des ménages.

Les consommateurs canadiens retournent eux aussi chez les concessionnaires, et des mesures incitatives plus intéressantes ont permis d'augmenter les ventes de 7 % en 2010. Une autre augmentation de 2 % est prévue en 2011, laquelle porterait les achats à 1,59 million d'unités, ce qui correspond à la moyenne des dix dernières années. Par ailleurs, le volume des ventes aux États-Unis, malgré l'amélioration prévue pour cette année, restera inférieur de 20 % à la moyenne des dix dernières années.

Études économiques Scotia propose à sa clientèle une analyse approfondie des facteurs qui façonnent les perspectives du Canada et de l'économie mondiale, notamment l'évolution macroéconomique, les tendances des marchés de change et des capitaux, le rendement des produits de base et de l'industrie ainsi que les enjeux relatifs aux politiques monétaires, fiscales et gouvernementales.

SOURCE Banque Scotia - Rapports Economiques

Renseignements :

Carlos Gomes, Études économiques Scotia, 416-866-4735, carlos_gomes@scotiacapital.com; Joe Konecny, Relations avec les médias, Banque Scotia, 416-933-1795, oujoe_konecny@scotiacapital.com.

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