En 2011, les moteurs de croissance au Canada seront plus durables, selon Marchés mondiaux CIBC

Le gouvernement imposera une « cure de désendettement » aux Canadiens

TORONTO, le 17 janv. /CNW/ - Banque CIBC (CM aux bourses de Toronto et de New York) - Même si les nouvelles économiques canadiennes de 2011 ressembleront beaucoup à celles de 2010 (forte croissance au début de l'année, hausse des taux d'intérêt à la mi-année et résultats de fin d'année légèrement inférieurs au consensus), les moteurs de croissance seront essentiellement plus durables cette année que l'an dernier, indique le dernier rapport de Marchés mondiaux CIBC inc.

Selon les prévisions, en 2011, la croissance de l'économie canadienne dépendra moins de dépenses publiques, de mises en chantier et d'une consommation des ménages financées par emprunt, et la productivité sera stimulée par l'apport accru des investissements des entreprises. Sur le plan politique, le gouvernement fédéral s'emploiera non seulement à réduire ses propres dépenses, mais aussi à freiner celles de la population canadienne, de plus en plus endettée.

«Au Canada, la combinaison de facteurs économiques a été diamétralement opposée à celle des États-Unis, la croissance de l'an dernier ayant été principalement attribuable aux phases d'expansion financées par emprunt dans les secteurs de la consommation et de la construction d'habitations », a observé Avery Shenfeld, économiste en chef à la Banque CIBC, dans son nouveau rapport intitulé Not Yet Heaven in Twenty Eleven (en 2011, pas encore de paradis en vue). « Mais les décideurs ont maintenant ces réserves de crédit dans leur viseur et auront recours à des hausses de taux et à des changements réglementaires pour recentrer les dépenses par rapport aux revenus et contenir les demandes de prêts hypothécaires.

« Les Canadiens ne sont pas sur le point de connaître une crise pour défaut de paiement à l'américaine—pas aux taux d'intérêt actuels. De plus, les emprunteurs canadiens ont les reins plus solides que les emprunteurs américains d'avant la crise, quand c'était un jeu d'enfant d'obtenir un prêt hypothécaire à risque ou une carte de crédit. Cependant, le maintien d'un tel régime d'emprunt pendant cinq autres années et l'excès d'endettement auraient pour effet de ralentir le tempo du secteur du logement. Il est maintenant temps d'entreprendre une cure de désendettement. Pour cela, il faut des politiques visant à ralentir la croissance de la consommation financée par emprunt et à modérer le secteur du logement. »

M. Shenfeld note que le ralentissement de l'endettement public et privé réduira la croissance du PIB du Canada en 2011 qui autrement connaîtra une croissance solide - et plus durable - grâce à un marché d'exportation plus vigoureux aux États-Unis et à des investissements commerciaux accrus. En conséquence, il a haussé ses projections pour le Canada d'environ un-demi point, mais s'attend à ce que le taux de croissance demeure tout juste en deçà de 2,5 %.

« Comme ce fut le cas en 2010, on pourrait enregistrer les meilleurs taux de croissance au début de l'année, la Banque du Canada annoncera une série de mesures de resserrement, mais fera une pause après avoir haussé les taux d'un point de pourcentage; la Réserve fédérale américaine ne bougera pas; la croissance sera un tantinet décevante en général, mais les actions continueront à surpasser les obligations en tant que catégorie d'investissement.

« En coulisses, toutefois, l'année marquera un changement, avec l'essoufflement de certains moteurs de croissance de l'année dernière et l'arrivée d'une combinaison de moteurs essentiellement supérieurs », a souligné M. Shenfeld.

Parmi les principaux moteurs susceptibles de passablement stimuler la croissance, mentionnons les investissements dans la machinerie et l'équipement de la part d'entreprises des deux côtés de la frontière, un changement ressortant clairement des sondages menés récemment. Les investissements accrus d'entreprises canadiennes seront la récompense pour les récentes réductions des taux d'imposition des entreprises et viendront stimuler les hausses de productivité très attendues.

« Bref, il n'y a pas encore de paradis économique en vue pour 2011, ni en ce qui concerne les taux de chômage ou le rythme de la croissance », a ajouté M. Shenfeld. « Mais, comme nous l'avons constaté en 2010, le rendement des actifs peut également être influencé par un certain optimisme par rapport à la reprise à plus long terme.

« Les actions ont facilement surpassé les obligations l'an dernier et devraient le faire de nouveau en 2011. Les rendements des actions demeurent plus près des rendements des obligations qu'ils ne le sont d'habitude et, même avec une légère hausse des taux du Canada de 10 ans à 3,6 %, le revenu de dividendes futur représentera toujours une valeur solide compte tenu des faibles taux d'escompte actuels. »

Il ajoute que les gestionnaires de fonds d'obligations ne connaîtront pas une année facile en 2011, notant que la baisse du prix d'une obligation de 10 ans pourrait annuler une part importante du rendement du coupon. Il ajoute qu'alors que la partie antérieure de la courbe canadienne reflète des hausses de taux commençant au deuxième trimestre, elle ne semble pas encore laisser suffisamment de place pour une hausse globale de un pour cent en quatre étapes successives. Cela laisse supposer des pressions à la hausse sur les rendements obligataires de deux ans, et une stabilisation du marché baissier.

Selon le rapport, les bons du Trésor américain feront mieux que ceux du Canada sur 5 ans, étant donné qu'il est beaucoup trop tôt pour les marchés pour intégrer la probabilité d'une hausse de la Réserve fédérale d'ici la fin de l'année. « Avec un tel manque de tensions, pourquoi commencer à ralentir la croissance américaine? », demande M. Shenfeld. « Après tout, la Banque du Canada a attendu que le taux de chômage atteigne huit pour cent pour hausser les taux. »

Quant aux devises, il s'attend à ce que le billet vert dépasse la plupart des autres devises durant le premier semestre de l'année. Les problèmes financiers de l'Europe et leurs répercussions bancaires continueront d'exercer des pressions à la baisse sur ses devises, tandis que les monnaies-marchandises comme le dollar canadien et le dollar australien devraient céder du terrain alors que les prix des ressources redescendent des sommets atteints récemment.

« Or, tout recul du huard ne durera pas longtemps. Le marché n'est pas tarifé en fonction de l'élargissement supplémentaire des écarts de taux à court terme que nous prévoyons, en partie parce qu'il prévoit la possibilité d'une hausse de taux de la Réserve fédérale, ce qui, à notre avis, serait exagérément prématuré pour une économie qui est toujours aux prises avec un chômage généralisé. Au Canada, des rendements plus généreux devraient entraîner le retour d'un taux de change quasi paritaire d'ici la fin de l'année. »

Vous pouvez consulter le rapport intégral de Marchés mondiaux CIBC à : http://research.cibcwm.com/economic_public/download/fjan11.pdf

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SOURCE Marchés Mondiaux CIBC

Renseignements :

Avery Shenfeld, économiste en chef, Marchés mondiaux CIBC, 416 594-7356, avery.shenfeld@cibc.ca; ou Kevin Dove, Communications et affaires publiques, 416 980-8835, kevin.dove@cibc.ca.


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