AVIS DU CONSEIL SUPERIEUR DE L'EDUCATION SUR LE PROJET DE REGLEMENT VISANT A MODIFIER LE REGIME PEDAOGIQUE DE L'EDUCATION PRESCOLAIRE, DE L'ENSEIGNEMENT PRIMAIRE ET DE L'ENSEIGNEMENT SECONDAIRE



    Pour une information claire, précise et... pertinente

    QUEBEC, le 20 août /CNW Telbec/ - Conformément à la Loi sur le Conseil
supérieur de l'éducation, le Conseil a transmis à la ministre de l'Education,
du Loisir et du Sport un avis sur le Projet de règlement visant à modifier le
Régime pédagogique de l'éducation préscolaire, de l'enseignement primaire et
de l'enseignement secondaire. Dans son avis, le Conseil reconnaît le besoin
légitime et permanent des parents d'obtenir une information précise, claire et
pertinente pour comprendre la progression scolaire de leur enfant et faire les
interventions de soutien les plus appropriées. Il souhaite, étant donné
l'importance de l'appui des parents dans la réussite de l'élève, que la
communication avec les parents reflète au mieux la richesse des apprentissages
réalisés et des compétences acquises par l'élève.
    Le Conseil considère que certaines des modifications proposées dans le
projet de règlement améliorent la présentation de l'information aux élèves et
aux parents. D'autres modifications, par contre, lui paraissent inappropriées
ou inopportunes, notamment parce qu'elles n'ajoutent aucune information
pertinente ou qu'elles ne tiennent pas compte des différents rythmes
d'apprentissage des élèves ou des caractéristiques propres à chacun des
milieux.
    Le Conseil a appuyé son analyse sur les éléments suivants :

    
    - la clarté, la pertinence et la précision de l'information transmise aux
      parents;
    - la cohérence des modifications par rapport aux objectifs du Programme
      de formation de l'école québécoise;
    - la prise en compte des différences des élèves dans le rythme
      d'apprentissage;
    - l'association des parents et de la communauté à la réussite éducative
      de l'élève;
    - l'attention apportée à la responsabilité locale en matière pédagogique
      et de reddition de comptes.
    

    Dans cet avis, le Conseil est favorable à l'inscription de commentaires
sur les apprentissages réalisés par l'élève relativement aux compétences
transversales et sur l'obligation d'inscrire, dans le bulletin et le bilan des
apprentissages, les compétences formulées en termes usuels, pour autant que
les formulations soient claires et précises.
    Une autre modification dans le projet de règlement est de permettre à un
élève de rester une seconde année dans la même classe, même à la fin de
première année d'un cycle. Le Conseil est d'avis qu'il faut permettre
exceptionnellement la prolongation du cycle d'apprentissage d'un élève à
l'enseignement primaire plutôt que la répétition mécanique des mêmes
apprentissages. D'ailleurs, le Conseil salue l'introduction dans le projet de
règlement d'un plan d'intervention comme condition obligatoire à toute
décision visant à prolonger le cycle d'apprentissage, que cette décision soit
prise en cours de cycle ou à la fin du cycle.
    Finalement, le Conseil ne souscrit pas à la modification concernant
l'obligation d'exprimer, sous forme de pourcentage, les résultats de l'élève
ni à celle d'inscrire la moyenne du groupe dans le bulletin et le bilan des
apprentissages transmis aux parents. Il préconise plutôt de miser sur
l'éventail d'outils de communication avec les parents qui existent déjà et
d'inciter les écoles à adapter ces outils à la lumière des caractéristiques
des différents milieux, avec le soutien des commissions scolaires, le cas
échéant.

    L'obligation d'inscrire les résultats en pourcentage dans le bulletin et
    le bilan des apprentissages

    Le Conseil est d'avis qu'il n'est pas opportun d'obliger les écoles à
inscrire les résultats des élèves sous forme de pourcentage. Le Conseil
rappelle que le Régime pédagogique laisse actuellement aux écoles le choix
d'inscrire les résultats des élèves sous la forme qu'elles estiment la plus
appropriée. L'obligation d'inscrire les résultats en pourcentage amènerait une
rupture avec la situation qui prévaut actuellement dans plusieurs écoles, plus
particulièrement au primaire. En effet, l'utilisation de pourcentages au
primaire n'est plus une pratique courante depuis un bon nombre d'années et une
majorité d'écoles utilisaient déjà des cotes, et ce, bien avant la mise en
oeuvre du renouveau pédagogique. En outre, le Conseil constate que la
conversion des cotes en pourcentages n'apportera pas d'information permettant
vraiment aux parents de mieux comprendre la progression de leur enfant.
Finalement, le Conseil s'interroge aussi sur le réalisme de demander au
personnel scolaire de s'approprier ces nouvelles façons de faire en un aussi
court laps de temps.

    L'obligation d'inscrire la moyenne du groupe dans le bulletin et le bilan
    des apprentissages

    Le Conseil prend acte d'une attente exprimée par certains parents de
situer leur enfant par rapport à son groupe. Toutefois, pour le Conseil,
l'obligation d'inscrire la moyenne du groupe ne constitue pas la façon la plus
appropriée de soutenir les apprentissages et la progression scolaire de
l'élève. L'objectif de la réussite pour tous implique que l'accent soit mis
tout d'abord sur la maîtrise des compétences visées par le programme de
formation et aussi sur l'effort et le dépassement de soi en tenant compte des
capacités de l'élève. Compte tenu des différences d'âge et de rythmes
d'apprentissage, et ce, particulièrement au primaire, le Conseil considère que
la comparaison d'un élève avec son groupe n'est pas appropriée. Il s'interroge
aussi sur la valeur de la moyenne dans les groupes multiclasses ou
multiniveaux, assez fréquents dans les écoles de petite taille, et dans celles
où il y a des élèves en difficulté d'apprentissage. Finalement, l'inscription
de la moyenne du groupe pourrait avoir un impact négatif sur la perception de
la compétence et l'estime de soi d'une bonne proportion d'élèves et sur le
rapport qu'eux et leurs parents vont établir avec l'école.
    Le Conseil est d'avis qu'il serait plus profitable de miser sur une
communication riche entre l'école et les parents pour que ces derniers aient
une information significative, claire et précise sur la progression de leur
enfant. En plus du bulletin et du bilan des apprentissages, le Conseil
rappelle qu'il existe d'autres outils de communication, comme les rencontres
entre les parents et les enseignantes et enseignants, le portfolio ou
l'inscription de messages dans l'agenda de l'élève.
    Selon le Conseil, il paraît plus prometteur de continuer à laisser aux
écoles le temps de s'approprier le nouveau programme de formation maintenant
plus exigeant et d'appuyer leurs efforts pour élaborer les outils de
communication qui répondent le mieux aux besoins des parents dans chacun des
milieux.

    N.B.: Vous pouvez consulter le présent avis en accédant au site Internet
du Conseil supérieur de l'éducation à l'adresse suivante : www.cse.gouv.qc.ca.
    -%SU: EDU
    -%RE: 1




Renseignements :

Renseignements: Mme Johanne Méthot, Responsable des communications,
(418) 643-8253, (418) 571-1359


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