Alors que l'accès à un médecin et le temps d'attente aux urgences s'améliorent, il y a encore beaucoup à faire au regard du temps d'attente pour les autres niveaux de soins et les soins de longue durée

TORONTO, le 2 juin 2011 /CNW/ - Le rapport annuel 2011 de Qualité des services de santé Ontario (QSSO), Observateur de la qualité, révèle que beaucoup trop de patients en attente d'un autre niveau de soins (ANS) occupent des lits dans les hôpitaux de l'Ontario et que le temps d'attente pour obtenir des soins de longue durée est encore trop long. Par contre, le rapport sur le système de santé de la province fait également état de nombreux progrès, notamment des améliorations au chapitre de l'accès aux soins primaires, des réductions du temps d'attente pour de nombreuses chirurgies et les tomodensitométries ainsi que de meilleurs résultats pour les patients atteints de coronaropathie et une baisse du taux de tabagisme. Le temps d'attente aux urgences est en baisse, ce qui est encourageant, mais on est encore loin d'une situation idéale.

« Même si nous constatons des progrès pour ce qui est de l'accès aux soins primaires et du temps d'attente dans les urgences des hôpitaux, trop de malades ne sont pas traités dans l'établissement approprié », a déclaré Lyn McLeod, présidente du conseil, QSSO. « Le taux de lits occupés par des patients en attente d'un ANS en Ontario est encore trop élevé et le temps d'attente pour obtenir des soins de longue durée, même s'il demeure stable par rapport à l'an dernier, est encore trop long, ce qui a des retombées dans tout le réseau de santé. »

Un lit d'hôpital sur six est occupé par un malade en attente d'un ANS qui serait mieux servi ailleurs. Ce problème ne s'est pas amélioré en 2009-2010 et est une source d'inefficacité considérable pour le système. Les malades en attente d'un ANS retardent les nouvelles admissions et peuvent contribuer à accroître le temps d'attente dans les urgences.

« Le gouvernement de l'Ontario doit s'attaquer en priorité aux causes profondes de l'attente d'un ANS », a fait remarquer le Dr Ben Chan, président-directeur général, QSSO. « Les soins hospitaliers sont très coûteux et il existe des moyens de servir la population de façon plus efficace et plus efficiente dans la collectivité. »

Qualité des services de santé Ontario a pour mandat d'améliorer le système de santé de l'Ontario en rendant compte à la population et en accélérant les initiatives de qualité qu'appuient les preuves scientifiques.

« Beaucoup d'organismes de santé sont des pionniers dans le domaine de l'amélioration de la qualité dans la province. Nous devons tirer des leçons de leurs idées novatrices, souligner leurs réussites et continuer de favoriser une culture d'amélioration de la qualité », a ajouté le Dr Chan.

Le rapport donne plusieurs exemples d'initiatives d'amélioration de la qualité qui ont donné des résultats positifs pour le système de santé. On en trouvera une liste complète en cliquant sur ce lien ou en consultant le chapitre 12 du rapport. Des idées de changement sont présentées dans le document d'information qui accompagne le présent communiqué.

En général, le rapport cerne trois secteurs où il faut travailler pour améliorer la qualité du système de santé en Ontario : l'accès aux soins, la gestion des maladies chroniques et la santé de la population. Voici les principales constatations que nous avons faites dans ces secteurs.

Accès aux soins de santé

  • Environ 6,5 % des Ontariennes et des Ontariens n'ont pas de médecin de famille. Certes, il y a amélioration constante à cet égard depuis 2005, et l'Ontario se classe maintenant parmi les meilleurs au Canada, mais moins de la moitié des Ontariennes et des Ontariens qui ont été malades ont pu obtenir un rendez-vous avec leur médecin le jour même ou le lendemain.

  • La moitié des personnes qui sont dirigées vers un spécialiste attendent au moins quatre semaines pour un rendez-vous. Le Canada et l'Ontario se placent parmi les derniers dans une liste de 10 pays développés à cet égard.

  • Au cours des deux dernières années, le temps d'attente dans les urgences a diminué de deux heures pour les patients nécessitant des soins très complexes et de 30 minutes pour les patients nécessitant des soins peu complexes. Cela est encourageant, mais les objectifs n'ont toujours pas été atteints. Les patients nécessitant des soins très complexes passent 12 heures dans les urgences, alors que l'objectif est de huit heures. Les patients nécessitant des soins peu complexes passent 4,3 heures dans les urgences, alors que l'objectif est de quatre heures.

  • Le temps d'attente moyen pour un placement dans un établissement de soins de longue durée est de 3,5 mois, ce qui est encore trop long. Notons toutefois que le temps d'attente a cessé d'augmenter pour la première fois depuis 2005.

  • Environ un lit d'hôpital sur six en Ontario est occupé par un malade qui devrait être traité ailleurs. La plupart de ces malades attendent une place dans un établissement de soins de longue durée.

  • Les temps d'attente pour les arthroplasties de la hanche et du genou, les chirurgies de la cataracte et les tomodensitométries ont diminué de plus de la moitié depuis 2005.

  • Le tiers des patients nécessitant une chirurgie du cancer d'urgence ne sont pas opérés dans le délai recommandé de deux semaines. Le temps d'attente pour les examens par IRM n'a pas changé depuis 2005, même si le nombre d'examens a presque triplé.

Gestion des maladies chroniques

  • Le nombre de décès causés par une crise cardiaque a diminué constamment au cours des sept dernières années et le taux de réadmission à l'hôpital pour des crises cardiaques a diminué d'environ la moitié.

  • Les hospitalisations et réadmissions pour bon nombre de maladies chroniques telles que l'insuffisance cardiaque ou l'emphysème sont encore monnaie courante. Il y a d'énormes progrès à faire.

  • Il y a des progrès à faire également pour ce qui est de l'utilisation de médicaments salvateurs pour les patients qui ont une cardiopathie et le diabète. En outre, beaucoup de patients diabétiques ne sont pas surveillés assez régulièrement (p. ex., avec un examen des yeux).

Santé de la population

  • On a constaté en Ontario une baisse de 25 % du taux de tabagisme et une baisse constante du taux de tabagisme secondaire au cours des six dernières années. L'Ontario se place maintenant parmi les provinces qui ont les meilleurs résultats au Canada pour ces indicateurs. Cependant, 19 % de la population fume encore et le taux de tabagisme demeure élevé chez les personnes à faible revenu et peu scolarisées ainsi qu'en milieu rural.

  • Le taux d'obésité a accusé une hausse, passant de 16 % à 18 % au cours des huit dernières années. Un Ontarien sur deux seulement fait suffisamment d'exercice et cette proportion n'a pas changé depuis 2007.

  • Moins de la moitié de la population consomme le nombre recommandé de portions de fruits et de légumes chaque jour, soit cinq ou plus, et aucune amélioration marquée n'a été enregistrée depuis 2003.


Document d'information
Principales constatations quant à différents indicateurs

Thème Faits importants Idées de changement
Accès aux soins primaires ou à un spécialiste
  • Environ 6,5 % des Ontariennes et des Ontariens n'ont pas de médecin de famille. Certes, il y a amélioration constante à cet égard et l'Ontario se classe maintenant parmi les meilleurs au Canada, mais moins de la moitié des Ontariennes et des Ontariens qui ont été malades ont pu obtenir un rendez-vous avec leur médecin le jour même ou le lendemain.
  • La moitié des personnes qui sont dirigées vers un spécialiste attendent au moins quatre semaines pour un rendez-vous.
  • Utilisons-nous l'accès ouvert, le système de prise de rendez-vous et de gestion du flux des patients pour réduire ou éliminer les temps d'attente?
  • Pouvons-nous réduire les visites répétitives non nécessaires afin de libérer du temps et de mieux servir les gens (p. ex., en donnant les résultats des analyses de laboratoire au téléphone au lieu de leur demander de se déplacer)?
  • Travaillons-nous en équipe? Pouvons-nous transférer les tâches d'un membre de l'équipe à un autre?
Temps d'attente aux urgences
  • La durée maximale que neuf patients sur 10 passent aux urgences a diminué au cours des deux dernières années de deux heures pour les patients nécessitant des soins très complexes (14 à 12 heures) et d'une demi-heure pour les patients nécessitant des soins peu complexes (4,8 à 4,3 heures). Cependant, l'objectif est de huit et quatre heures respectivement. 
  • Orientons-nous les personnes qui n'ont pas besoin de recevoir de soins à l'hôpital au bon endroit le plus rapidement possible?
  • Avons-nous étudié toutes les idées pour améliorer le flux des patients aux urgences (service de soins accéléré pour les cas les moins graves, souplesse des horaires des employés) pour désengorger l'urgence?
  • Avons-nous envisagé d'orienter les cas non urgents vers d'autres services plus appropriés?
Temps d'attente pour les soins de longue durée
  • Le temps d'attente médian est de 3,5 mois (103 jours), soit près de trois fois plus qu'au printemps 2005. Pour les personnes qui attendent chez elles, l'attente est de plus de cinq mois; pour celles qui attendent à l'hôpital, elle est d'un peu moins de deux mois.
  • Quelles autres solutions que les SLD doit-on envisager pour les personnes qui n'ont pas besoin de la gamme complète de services qu'offrent les établissements de SLD? Plus de services de soins à domicile? Des logements supervisés ou avec services de soutien?
  • Y a-t-il des engorgements qui retardent l'admission dans les établissements de SLD? Comment peut-on modifier les processus d'admission pour en améliorer l'efficacité?
Autre niveau de soins (ANS)
  • Environ un lit d'hôpital sur six en Ontario est occupé par des patients qui devraient être soignés ailleurs. Ce problème ne s'est pas amélioré au cours de l'année écoulée (2009-2010) et représente une inefficacité importante pour le système.
  • Collaborons-nous avec les centres d'accès aux soins communautaires (CASC) pour appliquer le programme « Home First », en vertu duquel les personnes de santé fragile hospitalisées retournent chez elles après que des soins à domicile ont été organisés et où elles peuvent décider si elles iront ou non dans un foyer de SLD?
  • Collaborons-nous avec les CASC et les réseaux locaux d'intégration des services de santé (RLISS) pour préconiser des modèles de logements avec services de soutien ou d'autres options similaires pour les personnes fragiles?
Temps d'attente
pour les chirurgies et les tomodensitométries/
examens par
IRM
  • Le 90e percentile de temps d'attente pour les arthroplasties de la hanche et du genou se situe juste en dessous de sept mois; il est de quatre mois pour les cataractes et d'un mois pour les tomodensitométries. Les temps d'attente ont diminué de plus du double depuis 2005.
  • Un tiers des patients nécessitant une chirurgie du cancer d'urgence ne sont pas opérés dans le délai recommandé de deux semaines.
  • Le 90e percentile de temps d'attente pour les examens par IRM est de quatre mois - comme en 2005, bien que le nombre d'examens effectués ait presque triplé.
  • Les attentes sont-elles attribuables à une mauvaise communication ou à l'absence de processus normalisé?
  • Avons-nous établi des critères appropriés pour vérifier si les patients ont vraiment besoin de se faire opérer ou de passer des examens?
  • Pouvons-nous assurer au moins une capacité excédentaire pour les services associés aux chirurgies (espace dans l'unité de soins intensifs)?
  • Avons-nous envisagé de mettre en place des systèmes de prise de rendez-vous centralisés afin d'orienter les patients vers les établissements où les attentes sont les plus courtes?
  • Surveillons-nous les principaux paramètres des processus (début et arrêt des soins en temps voulu) afin de maximiser notre efficacité et d'accroître notre capacité?
  • Évaluons-nous l'offre et la demande pour savoir si elles sont équilibrées? Avons-nous déjà organisé des opérations-éclairs pour éliminer les attentes - p. ex., en augmentant temporairement le nombre d'interventions jusqu'à élimination complète des listes?
Réadmissions
  • Environ un patient sur cinq souffrant de défaillance cardiaque congestive ou de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) est réadmis dans le mois qui suit, quelle que soit la cause. Il y a d'énormes progrès à faire.
  • Depuis sept ans, les réadmissions ont diminué de près de la moitié pour les crises cardiaques, ce qui est une bonne nouvelle.
  • Pour réduire le nombre de réadmissions, vérifions-nous si les patients ont tous les renseignements dont ils ont besoin lorsqu'ils retournent chez eux?
  • Avons-nous pris des mesures pour organiser des soins à domicile et faire en sorte que les patients à risque élevé de réadmission voient leur médecin peu après leur sortie de l'hôpital (dans la semaine qui suit)?
  • Envoyons-nous les résumés des soins aux médecins de famille aussitôt que les patients quittent l'hôpital?
Gestion des maladies chroniques
  • L'utilisation de médicaments efficaces comme les inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IECA) ou les antagonistes du récepteur de l'angiotensine (ARA) et les statines augmente chez les personnes âgées diabétiques, mais il y a encore des progrès à faire, puisque seulement la moitié reçoit les deux médicaments.
  • Seulement la moitié environ des personnes diabétiques passent régulièrement un examen de la vue.
  • Les fournisseurs de soins primaires utilisent-ils des méthodes comme les organigrammes leur rappelant les pratiques exemplaires?
  • Avons-nous établi les dossiers médicaux électroniques (DME) afin qu'ils produisent des rappels signalant quand les patients ont besoin d'examens ou de suivi?
  • Les patients ont-ils établi leurs propres objectifs pour améliorer leur santé (p. ex., perdre du poids)? Toutes ces mesures ont-elles été reliées à un programme d'autogestion des maladies chroniques?
Santé de la population
  • Les taux de tabagisme ont diminué de 25 % au cours des huit dernières années. Toutefois, 19 % des Ontariennes et Ontariens fument toujours et les taux sont les plus élevés chez les personnes à faible revenu et moins scolarisées et celles qui vivent dans les régions rurales.
  • 18 % des Ontariennes et Ontariens sont obèses, la moitié de la population ne fait pas assez d'exercice et plus de la moitié ne consomme pas suffisamment de fruits et de légumes. 
  • Avons-nous envisagé des moyens d'améliorer l'accès aux programmes de cessation du tabagisme et de faciliter l'utilisation de thérapies de remplacement de la nicotine?
  • Avons-nous des programmes de proximité pour les personnes à risque élevé? Avons-nous vérifié si elles savent comment y accéder?
  • D'autres territoires ont banni la malbouffe des écoles, prévoient une meilleure indication de la teneur en calories et en sodium (p. ex., dans les restaurants)  ou favorisent une meilleure alimentation et des périodes d'exercice en milieu de travail. L'Ontario devrait-il envisager ces solutions?


Exemples de réussite

Réduction des temps d'attente aux urgences

LE DÉFI :
Au cours des deux dernières années, les temps d'attente aux urgences ont diminué de deux heures dans le cas des patients nécessitant des soins très complexes et de 30 minutes pour les patients nécessitant des soins peu complexes. Ces chiffres sont encourageants, mais on est encore loin des temps d'attente visés, soit huit heures pour les patients nécessitant des soins très complexes et quatre heures pour les patients nécessitant des soins peu complexes.

SOLUTIONS :
En améliorant le travail d'équipe et les transferts, et en créant des zones spéciales pour traiter certains types de patients, l'Hôpital Mount Sinai, l'Hôpital Memorial Oakville-Trafalgar et l'Hôpital de Georgetown ont réussi à réduire considérablement les temps d'attente entre avril 2008 et octobre 2010. Neuf patients sur dix nécessitant des soins peu urgents attendent maintenant deux heures de moins à l'urgence de l'Hôpital Mount Sinai et une heure de moins dans les deux autres hôpitaux. Par ailleurs, neuf patients sur dix nécessitant des soins d'urgence attendent maintenant 7,1 heures de moins à l'Hôpital Mount Sinai, 2,1 heures de moins à l'Hôpital Memorial Oakville-Trafalgar et 1,4 heure de moins à l'Hôpital de Georgetown.

Soins primaires

LE DÉFI :
Environ 6,5 % des Ontariennes et des Ontariens n'ont pas de médecin de famille. Certes, il y a amélioration constante à cet égard depuis 2005, et l'Ontario se classe maintenant parmi les meilleurs au Canada, mais moins de la moitié des Ontariennes et des Ontariens qui ont été malades ont pu obtenir un rendez-vous avec leur médecin le jour même ou le lendemain.

SOLUTIONS :
Les médecins de l'Équipe de santé familiale (ESF) de North York et de celle du Centre médical de Smithville, qui ont mis en œuvre des idées de changement pour améliorer la prise de rendez-vous et l'efficacité, ont réussi à ramener à zéro jour ou à près de zéro jour le temps que les patients doivent attendre pour obtenir un rendez-vous et à maximiser le temps que ceux-ci passent avec un fournisseur de soins pendant une visite. On a également amélioré le travail d'équipe, prévu des plages de rendez-vous supplémentaires les jours où la demande est la plus élevée et utilisé les dossiers médicaux électroniques pour réduire le temps consacré à trouver des renseignements.

Temps d'attente pour les chirurgies

LE DÉFI :
Les temps d'attente pour les arthroplasties de la hanche et du genou ainsi que pour les chirurgies de la cataracte ont diminué de plus de la moitié depuis 2005. Le temps d'attente pour les chirurgies du cancer a diminué de 2005 à 2008, mais aucune amélioration n'a été constatée au cours des deux dernières années. Il y a encore des progrès à faire.

SOLUTIONS :
L'Hôpital général de North York a entrepris de réduire les temps d'attente pour les arthroplasties de la hanche et du genou, les chirurgies de la cataracte, les chirurgies générales et les chirurgies du cancer en recrutant un coordonnateur de la stratégie de réduction des temps d'attente et en élaborant un système de prise de rendez-vous en ligne ainsi qu'un système complet de gestion des lits, entre autres initiatives. Aujourd'hui, l'Hôpital général de North York assure que 100 % des patients, quels que soient les types de chirurgie et les priorités, sont traités dans les délais recommandés.

Temps d'attente pour les examens par IRM

LE DÉFI :
Le temps d'attente pour les examens par IRM n'a pas changé depuis 2005, s'établissant à environ quatre mois (113 jours en 2010), et ce même si le nombre d'examens a presque triplé. Cependant, il y a encore des progrès à faire.

SOLUTIONS :
L'Hôpital régional de Windsor a réduit de plus de la moitié le temps d'attente pour des examens par IRM dans 90 % des cas, tandis que St. Joseph's Health Care à London a réduit de plus de deux tiers ses temps d'attente entre janvier 2008 et décembre 2010. Dans les deux cas, les techniques Lean ont permis de cerner les inefficacités pour que les équipes puissent mettre en œuvre des stratégies telles que des processus simplifiés de prise de rendez-vous et un codage uniforme des niveaux de priorité.

Gestion des maladies chroniques

LE DÉFI :
L'utilisation des statines et des inhibiteurs de l'enzyme de conversion de l'angiotensine (IECA) et d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine (ARA) s'est améliorée chez les personnes âgées diabétiques. Cependant, lorsqu'il s'agit de la gestion continue, il n'y a eu aucune augmentation du pourcentage de personnes diabétiques qui ont passé un examen de la vue au cours des 12 derniers mois. Le taux se maintient à une personne sur deux.

SOLUTIONS :
L'Équipe de santé familiale (ESF) Petawawa Centennial et l'ESF de Timmins ont mis en œuvre des changements visant à suivre de plus près leurs patients diabétiques. Grâce à des mesures comme le dossier médical électronique (DME), un registre des cas de diabète, un système de suivi pour que les patients soient informés automatiquement quand ils doivent faire l'objet d'un examen de suivi et la promotion de l'autogestion, les deux équipes ont fait des progrès mesurables qui montrent que le diabète est mieux contrôlé.

Réadmissions pour insuffisance cardiaque congestive

LE DÉFI :
Il y a eu seulement une légère baisse du nombre de réadmissions pour insuffisance cardiaque congestive. Il y a d'énormes progrès à faire.

SOLUTIONS :
L'Institut de cardiologie d'Ottawa a réussi à réduire de 24 % les taux de réadmission pour ICC entre 2008-2009 et 2009-2010. L'Institut s'est employé à améliorer la transition entre les soins actifs et les soins primaires et à assurer le suivi des patients dans la collectivité. Aujourd'hui, les patients souffrant d'ICC reçoivent une liste de choses à faire à leur sortie de l'hôpital et la surveillance des symptômes se fait par les télésoins à domicile et la technologie de réponse vocale interactive. Par ailleurs, les fournisseurs de soins primaires reçoivent les renseignements médicaux dont ils ont besoin pour mieux gérer la santé de leurs patients grâce aux dossiers de santé électroniques.

Pneumonies acquises sous ventilateur, infections associées à la présence d'un cathéter central et infections à C. difficile

LE DÉFI :
Les infections nosocomiales peuvent causer des décès inutiles, prolonger les séjours à l'hôpital, faire augmenter les coûts, créer plus d'invalidité et avoir plus d'effets psychologiques. Même si les cas de pneumonies acquises sous ventilateur et d'infections associées à la présence d'un cathéter central ont diminué au cours des deux dernières années, et que les taux d'infections à C. difficile soient demeurés stables pendant toute l'année 2010, il y a des progrès à faire.

SOLUTIONS :
Pendant au moins 15 mois consécutifs, l'Hôpital General and Marine de Collingwood n'a enregistré aucun cas de pneumonies acquises sous ventilateur et d'infections associées à la présence d'un cathéter central. En outre, le taux d'infections à C. difficile y diminue constamment depuis 2009. Les initiatives d'amélioration comprenaient des campagnes visant à promouvoir l'hygiène des mains, l'élaboration de protocoles et de listes de contrôle et l'application uniforme de pratiques exemplaires. L'hôpital a également instauré une forte culture de sécurité, notamment en lançant une initiative appelée Single Safety System.

Autres niveaux de soins (ANS)

LE DÉFI :
Environ un lit d'hôpital sur six en Ontario est occupé par un malade qui devrait être traité ailleurs — c'est ce qu'on appelle les lits ANS.

SOLUTIONS :
Le London Health Sciences Centre - University Hospital a mis sur pied une nouvelle unité afin que les gens puissent être hospitalisés pour recevoir des soins à court terme avant de revenir dans la collectivité. L'Hôpital Memorial Oakville-Trafalgar a établi un groupe de gestion des sorties chargé d'examiner les patients ANS, de discuter des options offertes après l'hospitalisation et de veiller à l'établissement d'un plan détaillé pour chaque patient qui quitte l'hôpital. L'Hôpital général de St. Thomas-Elgin utilise un tableau de lit électronique afin d'obtenir des données en temps réel sur les lits disponibles à l'échelle de l'organisme et un système de gestion électronique pour surveiller chaque patient quotidiennement afin de déterminer si la personne a besoin de soins actifs, à domicile ou communautaires. Les trois hôpitaux ont réduit le pourcentage de jours-lit de soins actifs désignés ANS, les deux derniers l'ont réduit de plus de 50 %.

Pour un complément d'information sur chacun de ces exemples de réussite, consulter le chapitre 12 du rapport Observateur de la qualité

 

SOURCE Conseil de la qualité des services de santé

Renseignements :

Ivan Langrish
Conseiller principal, Affaires publiques
Qualité des services de santé Ontario
416 323-6868, poste 288 (bureau)
416 938-9871 (cellulaire)

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