Partout au Québec, des centres de femmes sont en grève dans la rue

MONTRÉAL, le 14 mai 2012 /CNW Telbec/ - Le mardi 15 mai 2012, L'R des centres de femmes du Québec fait la grève sociale et plusieurs de ses membres réalisent des actions politiques, en appui au mouvement étudiant, en faveur de l'accessibilité universelle aux services publics et contre la répression policière.

Actions partout au Québec
Des centres de femmes, dont 45 en grève, seront en action dans 13 régions du Québec, le mardi 15 mai 2012. Par exemple, en Abitibi, les centres de femmes feront du piquetage et une action « tannante ». Dans le Bas-Saint-Laurent, les centres de femmes feront une action symbolique à Rivière-du-Loup, dans le cadre d'un piquetage devant le bureau du député libéral de la circonscription, Jean D'Amours.  D'autres actions auront lieu à Montréal, à Québec, à Gatineau et ailleurs.

La violence policière mobilise L'R des centres de femmes du Québec
Devant une répression inégalée depuis les années 1970, L'R et 45 de ses membres ont pris la décision de se mettre en grève. « Comment concevoir que, dans un État démocratique, le gouvernement n'ait d'autres moyens de gérer une crise que de la réprimer par la violence? », questionne Lyse Cloutier, présidente du Regroupement. En désaccord avec les mesures répressives appliquées par le gouvernement libéral, L'R et ses membres ont décidé d'exprimer plus fort leur appui au mouvement étudiant : ils seront en grève sociale, le 15 mai 2012. 

La grève est étudiante, la lutte est sociale
Depuis plusieurs années, L'R se mobilise dans toutes les régions du Québec pour favoriser l'accessibilité et la gratuité de services publics de qualité. Dès le début de la grève étudiante, les centres de femmes ont manifesté leur appui au mouvement en diffusant ses informations, en participant à ses actions politiques ou en faisant eux-mêmes des actions solidaires au mouvement. De plus, « la lutte pour une éducation gratuite de qualité est une lutte sociale qui fait partie intégrante de la lutte pour l'égalité. En accédant à l'éducation, les femmes ont de meilleures chances d'occuper un emploi de qualité, augmentent leur autonomie économique et leur capacité à participer au débat public », affirme Lyse Cloutier.

L'R regroupe 101 centres membres, à travers les 15 régions administratives du Québec. Réunis autour d'un projet féministe, les différents comités de l'R travaillent en collégialité afin de faire valoir les priorités et enjeux vécus par les milliers de femmes qui fréquentent les centres.

Renseignements :

Valérie Letourneau
(514) 232-9300