LONGUEUIL, le 30 juillet /CNW Telbec/ - L'Union des producteurs agricoles
(UPA) et les 44 000 agriculteurs et agricultrices qu'elle représente partagent
les préoccupations de Greenpeace quant au phénomène des cyanobactéries.
A témoin, les multiples initiatives du monde agricole, ces dernières
années, qui vont dans le sens d'une agriculture de plus en plus respectueuse
de l'environnement : réduction des pesticides et des engrais, nettoyage des
bandes riveraines, meilleures pratiques d'épandage, interventions à l'échelle
des petits bassins versants, implantation de quelque 80 clubs-conseils en
agroenvironnement, projets conjoints avec la Fondation de la Faune du Québec
pour la mise en valeur de la biodiversité en milieu agricole, plantation de
dizaines de milliers d'arbres en haies brise-vent (5 000 kilomètres au cours
des 10 dernières années, soit l'équivalent de la distance entre Montréal et
Vancouver), Plan d'action concerté sur l'agroenvironnement et la cohabitation
harmonieuse 2007-2010 (UPA / MAPAQ / MDDEP), etc.
Toutefois, l'UPA estime que les propos de Greenpeace à l'endroit du monde
agricole vont à l'encontre du consensus actuel sur la multiplicité de causes
engendrant le problème des algues bleues : les fosses sceptiques, le détergent
à lessive, le traitement des pelouses, le traitement municipal des eaux usées,
le déboisement abusif des rives, les bateaux à moteur, la topographie de
certains terrains (agricoles ou non), les faibles courants, l'eau stagnante,
etc. Le premier ministre du Québec, M. Jean Charest, et la ministre du
Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Mme Line Beauchamp,
ont fortement insisté sur l'existence d'un tel consensus, le 4 juin dernier,
lors du lancement du Plan d'action concerté visant la protection des lacs et
cours d'eau du Québec.
Aussi, une majorité de lacs figurant à la Liste régionale des mises en
garde et des avis de santé publique reliés aux lacs et rivières affectés par
les cyanobactéries n'ont aucune activité agricole dans les environs. Comment
donc accuser l'agriculture d'être la cause principale des cyanobactéries?
Quant à la "paix réglementaire" que dénonce aujourd'hui Greenpeace,
rappelons que les producteurs agricoles ont été confrontés, au cours des
dernières années, à un resserrement sans précédent des exigences
environnementales, jumelé à une multitude de nouvelles normes touchant la
gestion des lisiers et des fumiers, la protection de l'eau, l'utilisation des
pesticides, etc. La stabilité réglementaire actuelle permet aux producteurs
agricoles d'absorber l'impact financier que ces changements supposent, de
s'ajuster aux nouvelles exigences et laisse une période de temps suffisante
pour mesurer l'impact véritable de l'ensemble des nouveaux règlements adoptés
jusqu'ici.
Renseignements: Patrice Juneau, Conseiller aux affaires publiques, Union
des producteurs agricoles, (450) 679-0540, poste 8591, Cellulaire: (514)
702-8591; Source: Eliane Hamel, Directrice des communications, Union des
producteurs agricoles, (450) 679-0540, poste 8235