Donner le gout de lire à nos élèves
MONTRÉAL, le 1er déc. 2011 /CNW Telbec/ - La Fédération des établissements d'enseignement privés (FEEP) est préoccupée par le recul en lecture des élèves québécois constaté par le Conseil des ministres de l'Éducation du Canada (CMÉC) dans l'enquête 2010 du Programme pancanadien d'évaluation (PPCE), et réaffirme l'importance de mobiliser l'ensemble des intervenants scolaires autour d'un objectif simple, soit celui de donner le goût de la lecture aux enfants.
« Selon notre expérience, le plaisir que les élèves retirent à lire constitue le meilleur moteur pour les motiver dans l'apprentissage de la lecture, affirme Jean-Marc St-Jacques, président de la FEEP. C'est pourquoi nos écoles font preuve de créativité pour proposer des activités qui donnent le goût de la lecture aux élèves. »
Entre autres exemples, monsieur St-Jacques cite l'École Saint-Joseph, située rue De Lorimier à Montréal, qui utilise principalement la littérature jeunesse pour l'enseignement de la lecture et qui a complètement délaissé les manuels scolaires traditionnels. À l'Externat Mont-Jésus-Marie, également situé à Montréal, la lecture est au cœur de la vie scolaire : période de lecture quotidienne obligatoire dans toutes les classes, activités multiniveaux autour de la lecture de contes et de poèmes, ouverture de la bibliothèque tous les matins dès 7 h 30, organisation d'événements annuels comme une Nuit de lecture et un Salon du livre, activités de fabrication de livres pour les élèves, etc.
À l'Institut Saint-Joseph, à Québec, les élèves de première année s'échangent chaque semaine une pochette contenant trois livres dont ils font la critique en classe. Les élèves ont hâte de lire les livres que leurs camarades ont particulièrement appréciés. On trouve dans la classe un coin de lecture invitant et confortable qui déborde de livres.
« Le plaisir de lire est le dénominateur commun de toutes ces activités », commente monsieur St-Jacques, ajoutant qu'il aurait pu en citer des dizaines du même type.
Pour ce qui est de l'approche académique du réseau, monsieur St-Jacques mentionne l'exemple de l'École Plein Soleil, à Sherbrooke, qui a une orthopédagogue qui enseigne à la maternelle. Cette spécialiste a développé un programme de conscience phonologique maison qu'elle implante en collaboration avec une ergothérapeute. De plus, elle suit les enfants en première année afin d'aider à la consolidation.
PPCE : des résultats à interpréter avec prudence
Concernant les mesures annoncées par la ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport, à savoir l'adoption d'une liste uniformisée de mots à apprendre ainsi qu'un examen de français obligatoire en quatrième primaire, monsieur St-Jacques croit que cela ne peut pas nuire, et surtout, constate que leur adoption rapide démontre l'importance que le Ministère accorde à cette situation. Il estime cependant qu'il faut demeurer prudent dans l'interprétation des résultats du PPCE, notamment en ce qui concerne l'impact de la réforme de l'éducation.
« Ces résultats sont surprenants à plusieurs égards. Les écoles enseignent le même programme au primaire depuis une dizaine d'années. Il apparait donc difficile d'imputer la faute aux programmes pour expliquer ce changement dans la performance des élèves du Québec en l'espace de trois ans », analyse-t-il.
Parmi les hypothèses pouvant aider à comprendre l'écart, monsieur St-Jacques avance que le fait que la lecture était une composante secondaire aux examens du PPCE 2010, contrairement à ceux de 2007, pourrait y avoir contribué. Aussi, le format de l'examen, d'une durée de 90 minutes avec plusieurs questions à choix multiples pourrait avoir joué en défaveur des élèves québécois qui sont moins habitués à ce type d'outil d'évaluation, du moins au niveau de la 2e secondaire.
« Quoi qu'il en soit, l'apprentissage de la lecture demeure un aspect crucial de notre mission, car l'acquisition de bonnes habiletés en lecture, tôt dans le cheminement académique, est un gage de succès pour la suite des choses », conclut monsieur St-Jacques.
Ce texte est conforme à la nouvelle orthographe.
Renseignements :Les spécialistes responsables des activités de lecture cités dans ce communiqué sont disponibles pour accorder des entrevues aux médias. Veuillez contacter Geneviève Beauvais au 514 381-8891 poste 238.
Monsieur Jean-Marc St-Jacques est également disponible pour commenter au nom de la Fédération.
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Geneviève Beauvais
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