Entreprises privées de placement en soins dans le réseau de la santé public - Pour la FIQ, la solution passe par l'amélioration significative des conditions de travail des professionnelles travaillant dans le réseau public

MONTRÉAL, le 10 févr. /CNW Telbec/ - À la suite des deux reportages de la journaliste de Radio-Canada, Brigitte Bureau, portant sur la problématique grandissante des infirmières d'entreprises privées travaillant dans le réseau public, la FIQ souhaite que le ministre de la Santé Yves Bolduc passe de la parole au actes. "Le ministre de la Santé a réitéré son souhait de restreindre, voire d'éliminer cette pratique et ce, le plus rapidement que possible. Si le ministre veut réellement s'attaquer à ce gaspillage de fonds publics, il ne pourra le faire uniquement en parlant d'organisation du travail. Il doit surtout donner aux professionnelles en soins travaillant dans le réseau public, de meilleures conditions de travail. C'est ainsi que nous réussirons à attirer des jeunes dans la profession, à retenir celles qui y travaillent actuellement et à ramener celles qui travaillent dans ces entreprises privées", de dire Régine Laurent, présidente de la FIQ.

Des meilleures conditions pour de meilleurs services à la population

Pour la Fédération, le gouvernement du Québec ne peut plus faire abstraction de la pénurie de professionnelles qui perdurent et des répercussions néfastes qu'elle a sur les professionnelles du réseau public. "La négociation en cours pour le renouvellement de la convention collective doit permettre l'amélioration de conditions de travail qui se sont dégradées de manière fulgurante au cours des dernières années. La FIQ propose au gouvernement un virage important que ce dernier doit prendre afin d'agir directement sur l'attraction et la rétention des professionnelles. Tout le monde y gagnera! Les professionnelles de la Fédération, la population et le gouvernement du Québec. Le ministre de la Santé doit passer le message à ses collègues du gouvernement", de poursuivre la présidente.

En effet, le virage proposé par la FIQ touche une des quatre priorité adoptées par les membres soit, l'aménagement du temps de travail. La demande est à l'effet que chaque professionnelle ait un poste à temps complet sur quatre jours de travail par semaine. "Nous ne pouvons plus maintenir des professionnelles en soins dans des postes à temps partiel à deux ou trois jours de travail par semaine alors que nous sommes en situation de pénurie. C'est un non sens! L'aménagement du temps de travail proposé aura des effets bénéfiques sur les professionnelles en soins mais il contribuera également à l'amélioration de la qualité des services offerts à la population québécoise. Les usagers du système de santé public auront la chance de côtoyer des professionnelles en nombre suffisant, en santé et motivées", de conclure madame Laurent.

À propos de la FIQ

La FIQ représente 58 000 membres, soit la grande majorité des professionnelles en soins infirmiers et cardiorespiratoires oeuvrant dans les établissements de santé public québécois.

Renseignements: Sandra Gagné, communications FIQ, (514) 796-5093