Les agents correctionnels fédéraux ne se laisseront pas mettre de côté

UCCO-SACC-CSN dénonce la stratégie de négociation du Conseil du Trésor

MONTRÉAL, le 22 sept. /CNW Telbec/ - Le syndicat représentant les quelque 6600 agentes et agents correctionnels du Canada refuse aujourd’hui d’être forcé à suivre la négociation type des organisations qui ne représentent pas ses membres ni ne tient compte de leur réalité de travail.

Pierre Mallette, président national du Syndicat des agents correctionnels du Canada (UCCO-SACC-CSN), mentionne que les pourparlers qui commencent cette semaine entre le Conseil du Trésor et l’Alliance de la Fonction publique (AFPC) visant le renouvellement de leur contrat de travail sont une insulte pour les membres de UCCO-SACC-CSN. Ces derniers essaient depuis mai dernier de convaincre les négociateurs du gouvernement de s’asseoir à la table. L’AFPC aurait normalement amorcé ses négociations le printemps prochain.

« Si le gouvernement fédéral pense qu’il peut faire accepter aux agents correctionnels des conditions de travail négociées par un autre syndicat, il se trompe sur toute la ligne », a déclaré M. Mallette.

Il rappelle que lors de la dernière négociation, les agents correctionnels fédéraux ont eu comme vis-à-vis trois premiers ministres lors d’une bataille qui a duré quatre ans, un record dans la fonction publique fédérale. Encore là, le gouvernement fédéral n’a pas respecté l’entente signée en 2006 en réduisant unilatéralement les augmentations salariales prévues pour la dernière année de la convention collective.

Maintenant, le personnel de première ligne des 58 établissements fédéraux, les agents correctionnels, se voit demander de gérer une augmentation abrupte de la population carcérale dans la foulée de législations gouvernementales contre le crime. La double occupation des cellules, qui est souvent une cause de violence en établissement, atteindra des sommets importants. Les statistiques du Service correctionnel du Canada (SCC) démontrent que les assauts contre le personnel augmentent déjà.

« Nous acceptons les nouveaux défis que nous pose le système carcéral. Les agents correctionnels feront leur travail de protection envers les Canadiennes et les Canadiens. Mais ils s’attendent de leur employeur qu’il remplisse son devoir en négociation. Nos membres risquent leur sécurité et leur vie chaque fois qu’ils se rendent au travail et ils méritent d’être traités avec plus de respect que ce que l’on constate aujourd’hui », a indiqué M. Mallette.

« Nous respectons le droit des autres syndicats de négocier pour leurs membres au moment de leur choix , a-t-il conclu. Mais les agents correctionnels ne toléreront pas d’être mis de côté. Le Conseil du Trésor doit s’asseoir à la table maintenant, avec un réel mandat de négocier une convention collective qui reflète notre réalité de travail. »

Renseignements:

Source : CSN

Lyle Stewart, conseiller syndical à l'information de la CSN, 514 796-2066.