TORONTO, le 27 mars /CNW/ - Dans une décision rendue le 23 mars 2009, un
groupe de juges du tribunal du district fédéral de Mexico a accordé une
protection juridique au dirigeant syndical Napoleón Gómez Urrutia, qui
représentait des travailleurs miniers. Cette décision renverse à la fois les
mandats d'arrestation émis contre lui ainsi que la demande d'extradition du
Canada vers le Mexique. M. Gómez Urrutia vit en exil au Canada avec sa
famille.
Le gouvernement mexicain a retiré, de manière inappropriée, le poste de
secrétaire général du syndicat Mining and Metalworkers Union of Mexico, connu
sous le nom de Los Mineros, à Napoleón Gómez Urrutia, à cause du dépôt de
chefs d'accusation, dont différents tribunaux mexicains ont jugé, à maintes
reprises, qu'ils étaient sans fondement.
Le gouvernement mexicain a entrepris de harceler M. Gomez après qu'il a
protesté publiquement contre le décès de 65 mineurs en 2006, qu'il avait
qualifié "d'homicide industriel", à la mine Pasta de Conchos de la société
Grupo Mexico dans l'Etat de Coihuila.
Parce que M. Gómez a reçu des menaces de mort, le Syndicat des Métallos a
aidé le dirigeant syndical et sa famille à fuir le Mexique et à s'installer au
Canada en 2006. Mais, les menaces de mort l'ont poursuivi jusqu'au Canada.
"La persécution à la fois juridique et personnelle dont est victime
Napoleón Gómez doit cesser", plaide Ken Neumann, directeur national des
Métallos au Canada, qui a aidé M. Gomez et sa femme à obtenir des permis de
travail pour leur permettre de demeurer au pays.
"Le Mexique essaie par tous les moyens de le harceler, lui et son
syndicat. La communauté internationale demande toujours la fin de cette
campagne de dénigrement et d'intimidation. Ils utilisent ces tactiques parce
que c'est évident qu'ils n'ont pas la moindre preuve tangible à déposer contre
lui", a ajouté Ken Neumann.
Le procureur général de la ville de Mexico tente toujours de faire
appliquer le plus récent mandat d'arrêt par le transfert des procédures
judiciaires dans un autre district.
Napoleón Gómez bénéficie du soutien du Syndicat des Métallos, du Congrès
du travail du Canada, de la FAT-COI et de nombreuses autres organisations
syndicales.
Renseignements: Ken Neumann, (416) 487-1571, (416) 558-2510; Peter D.
Birt, communications, Syndicat des Métallos, (416) 544-5966