QUEBEC, le 27 fév. /CNW Telbec/ - Au lendemain de l'engagement formulé
par le Parti libéral du Québec de prévoir l'embauche de 1 500 nouveaux
médecins, l'Action démocratique de Mario Dumont présente aux Québécois des
solutions qui vont à l'encontre des besoins des citoyens du Québec, en
renonçant à s'assurer que les médecins de famille offrent une véritable prise
en charge des patients, comme tous les gens qui connaissent bien ce dossier le
recommandent.
"En arrivant aujourd'hui avec une proposition d'imposer le modèle de
cliniques sans rendez-vous comme réponse aux besoins d'une population
vieillissante, l'Action démocratique du Québec de Mario Dumont démontre à quel
point elle ne comprend pas le système de santé et ignore les vrais besoins de
la population. Prôner un modèle qui offre des soins sans rendez-vous au
détriment d'une prise en charge véritable des patients, c'est tourner le dos
aux personnes âgées de 75 ans et plus et aux personnes aux prises avec des
problématiques de santé mentale, qui représentent quelque 30 % des patients
sur civière dans nos urgences chaque année", a déploré le ministre de la Santé
et des Services sociaux et candidat libéral dans Jean-Talon, M. Philippe
Couillard.
M. Couillard a rappelé qu'en plus de poursuivre l'installation de groupes
de médecine de famille (GMF), le gouvernement libéral a développé avec les
médecins omnipraticiens les premières cliniques-réseau, qui assurent l'accès à
un plateau technique (centre de prélèvement, laboratoire, radiologie) pour les
cas urgents et semi-urgents. Elles offrent en un lieu unique des services de
consultation sans rendez-vous 12 heures par jour du lundi au vendredi et 8
heures par jour les samedi, dimanche et jours fériés, et les médecins qui y
pratiquent doivent consacrer collectivement au moins la moitié de leur temps
aux activités de prise en charge et de suivi des patients, dont les personnes
âgées et les personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale.
"On comprend que Mario Dumont s'inspire des actions libérales, le
problème c'est qu'il exclut de cette idée la portion qui correspond aux
besoins de la population, soit le fait de s'assurer que les médecins
concilient la prise en charge des aînés et les cliniques sans rendez-vous", a
expliqué M. Couillard.
"Nos décisions, contrairement aux propositions mal ficelées de l'ADQ,
sont choisies en fonction de la réalité sur le terrain. Mario Dumont doit
expliquer comment il peut choisir le déploiement de cliniques sans rendez-vous
où la prise en charge des personnes vulnérables, notamment les aînés, est
délaissée. Les experts et les intervenants s'entendent pour dire que l'intérêt
des médecins de famille, c'est d'être bien outillés et mieux soutenus pour la
prise en charge et le suivi des clientèles de leurs communautés. Encore
récemment, c'était la position défendue par leur fédération médicale.(*) Seul le
Parti libéral du Québec fait écho à cette revendication", a affirmé le
ministre.
"Entretenir le flou sur l'éventualité d'un ticket modérateur, vider le
système public de ses médecins et ses infirmières vers un secteur privé où les
mieux nantis pourraient passer devant les autres et condamner les plus
vulnérables à se tourner vers les urgences pour avoir des soins, voilà la
vision de Mario Dumont pour la santé des Québécois. Le Parti libéral du Québec
oppose à cette vision notre engagement d'ajouter 1 500 médecins et 2 000
infirmières de plus", a conclu M. Couillard.(*)Présentation de la Fédération des médecins omnipraticiens du
Québec, Assemblée nationale, 11 avril 2006
Renseignements: Isabelle Melançon, Directrice des communications, Parti
libéral du Québec, (514) 288-4364