MONTREAL, le 24 avril /CNW Telbec/ - Le Syndicat des communications de
Radio-Canada dénonce une nouvelle compression budgétaire annoncée par RDI. Ce
qui a été présenté comme une augmentation de production pour la station
régionale de Québec est une fumisterie et cache en réalité une réduction
d'effectifs au RDI. En fait le p.d.g. Hubert T. Lacroix vient de procéder à
ses premières mesures de compressions d'effectifs, avec la même cécité à long
terme que son prédécesseur Robert Rabinovitch, rompant ainsi la période de
grâce que nous lui avions accordée.
D'abord Radio-Canada annonce à grand renfort de trompettes que la station
de Québec produira désormais un bulletin télévision les samedis et dimanches.
Ce que le diffuseur public oublie de mentionner c'est que cela se fera sans
ajout des ressources additionnelles nécessaires. Nos camarades acadiens vivent
avec cette même décision depuis 1 an et ils constatent que la qualité de
l'information ne s'en porte pas mieux, puisqu'on a diminué les effectifs en
semaine. La station de Moncton multiplie les reportages "sur le perron" (le
journaliste se fait filmer devant la station) et il n'y a plus assez d'argent
pour se rendre sur les lieux des événements. Ainsi tout récemment la
télévision de Radio-Canada n'a pas été capable de se rendre sur les lieux du
naufrage des chasseurs de phoques madelinots dans les heures qui ont suivi.
Faire plus avec moins de moyens, tel est le sens de l'annonce d'aujourd'hui.
L'annonce de RDI-junior à Québec est tout aussi mensongère. En fait,
c'est l'abolition de 5 emplois à Montréal, dont 4 du SCRC, et l'annonce que
Québec produira la même émission sans budget supplémentaire. C'est d'ailleurs
en terme de réduction budgétaire que la Société à expliqué ses décisions aux
leaders syndicaux.
Le Syndicat des communications se questionne aussi sur la date choisie
pour faire cette annonce, au lendemain de l'enterrement de l'information au
réseau TQS. Peut-être la SRC croyait-elle que son annonce passerait ainsi
inaperçue? Et que c'était-ce le bon moment pour s'engouffrer dans la brèche
pour réduire la qualité et la quantité d'information offerte aux Francophones?
Cette annonce de l'abolition de postes à RDI n'est qu'un nouveau chapitre dans
la longue série des coupes au réseau de l'Information, au cours des dernières
années.
Le syndicat exhorte le gouvernement et le Parlement à intervenir dans les
plus brefs délais pour stopper la détérioration de la qualité de l'information
à la télévision publique en assurant un financement pluriannuel stable. Nous
interpelons aussi le nouveau p.d.g. pour qu'il défende plus énergiquement
l'information de langue française.
Renseignements: Alex Levasseur, président du SCRC, (514) 842-4020