MONTREAL, le 25 avril /CNW Telbec/ - A l'occasion de la semaine des
secrétaires, la Fédération de la santé et des services sociaux de la CSN
invite le gouvernement du Québec à reconnaître la valeur du travail de ces
femmes et à poser des gestes pour éliminer la discrimination salariale
persistante dont elles font les frais.
"Certes, la Loi sur l'équité salariale constitue une véritable avancée
dans la lutte à la discrimination au Québec. La loi a permis, dans plusieurs
entreprises, dont l'entreprise gouvernementale, d'examiner les structures de
rémunération et de débusquer la discrimination salariale à l'égard des femmes.
Il faut savoir apprécier ce qui a été réalisé, mais il faut aussi constater
que le maintien de l'équité salariale pose un nouveau défi", soutient Josée
Marcotte, vice-présidente de la FSSS, responsable du personnel de bureau et de
l'administration.
"Est-il nécessaire de rappeler qu'en matière d'équité salariale, l'Etat
n'a pas été un modèle. Plusieurs employeurs en ont pris acte pour justifier
leur indifférence et leur immobilisme dans l'application de la Loi sur
l'équité salariale. Le gouvernement doit montrer l'exemple afin que tous les
employeurs se conforment aux obligations que la loi leur impose en regard de
maintien de l'équité salariale", poursuit Josée Marcotte.
Le personnel de bureau et de l'administration de la santé et des services
sociaux est formé d'employées spécialisées et polyvalentes qui ont vu, ces
dernières années, leur profession se développer de façon fulgurante. Elle ont
vécu une mutation de leur travail avec l'évolution technologique et les
constantes réformes du réseau. Depuis 2001, soit l'année de référence en
matière d'évaluation des tâches et de la rémunération, leurs responsabilités
ont augmenté et leur travail est devenu de plus en plus complexe et exigeant.
"Le contexte a donc changé depuis les enquêtes réalisées en 2001 et nous
considérons que le salaire n'est plus à la hauteur des compétences exigées
pour plusieurs catégories d'emploi, d'où notre préoccupation à revoir les
conditions de rémunération dans le cadre du maintien de l'équité salariale",
constate la vice-présidente de la FSSS.
La ministre de la Condition féminine affirmait dernièrement, en regard du
projet de loi 63 modifiant la Charte des droits et libertés de la personne du
Québec, que ce projet de loi place l'égalité entre les femmes et les hommes au
rang des valeurs fondamentales de la société québécoise. "Le gouvernement doit
envoyer un message clair à l'effet que les femmes et les hommes, peu importe
leur statut social, leur degré de scolarité ou leur origine, ont des droits
égaux. Cette égalité est un pilier de notre société. Il ne fait aucun doute
que l'égalité entre les sexes fait partie de l'identité du Québec et qu'elle
est une valeur partagée par tous les Québécois et les Québécoises", a déclaré
la ministre Christine Saint-Pierre.
"Nous invitons le gouvernement québécois à concrétiser cet appel de la
ministre de la Condition féminine en reconnaissant qu'il existe encore de la
discrimination salariale faite aux femmes, particulièrement pour celles qui
oeuvrent dans le secteur des bureaux et de l'administration", conclut Josée
Marcotte.
Renseignements: Claude Saint-Georges, Responsable de l'information
FSSS-CSN, (514) 598-2213