• 23 décembre 2008 13:20
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Les Métallos demandent que des investissements soient consentis dans l'éducation postsecondaire


    TORONTO, le 23 déc. /CNW/ - Alors que le gouvernement provincial dresse
son budget, le Syndicat des Métallos exige que des fonds accrus et soutenus
soient investis dans l'éducation postsecondaire.
    "Les universités de l'Ontario font face à un resserrement du financement
à une époque très inopportune", a déclaré Wayne Fraser, directeur du district
Ontario et Canada atlantique du Syndicat des Métallos. "Notre syndicat
représente plus de 7 000 employés des universités de cette province. Ils
constatent que la situation se détériore jour après jour. Les budgets sont
sabrés et les étudiants en paieront les frais. Voilà le mauvais message qu'il
faut éviter de communiquer en ces temps économiques difficiles", a-t-il
poursuivi.
    Outre les avantages à long terme depuis longtemps reconnus que confère le
financement des universités, et ce, pour nombre de personnes et la société en
général, la hausse du niveau de scolarité est préférable au chômage. Il vaut
mieux que les étudiants fréquentent nos universités plutôt que de se retrouver
sur le marché du travail à se battre pour obtenir les emplois disponibles qui
sont de plus en plus rares. Un financement adéquat procure un avantage
supplémentaire, soit aider à bâtir une main-d'oeuvre hautement scolarisée et
concurrentielle pour l'avenir.
    L'Ontario occupe le dernier rang des provinces pour ce qui est du
financement des universités par habitant. Le financement par étudiant de la
province est 22 pour cent inférieur à la moyenne canadienne, et 26 pour cent
inférieur à la moyenne des universités publiques américaines comparables.
    "Les méthodes de financement des universités ontariennes doivent être
améliorées pour combler les besoins réels de nos universités. Les prévisions
du gouvernement pour 2008-2009 indiquent une maigre augmentation de moins d'un
demi-pour cent en subventions pour les frais d'exploitation des universités.
Il ne faut pas se surprendre si les universités menacent de procéder à des
mises à pied et autres suppressions de postes, ce qui est exactement le genre
de mesures contre-productives susceptibles d'empirer la récession que doit
surmonter notre province. Nous devons veiller à ce que les universités soient
en mesure d'embaucher le personnel et les professeurs nécessaires pour
poursuivre la tradition d'excellence de l'éducation en Ontario", a ajouté M.
Fraser.
    "Les demandes de dépenses en infrastructure pour de nouvelles pelletées
de terre sont nombreuses ces temps-ci et nous appuyons ces demandes", a
mentionné Allison Dubarry, présidente de la section locale 1998, représentant
près de 5 000 employés à l'Université de Toronto et dans certains de ses
établissements fédérés. "Mais le financement de l'infrastructure souple, soit
les gens qui assurent le fonctionnement de nos universités, est tout aussi
essentiel. Voilà un stimulus raisonné, ciblé et opportun et chacun sait qu'il
sera rentable au bout du compte", a-t-elle poursuivi.
    "Les nouveaux édifices sont importants, mais ce sont les employés qui
font fonctionner nos universités. Le personnel et les professeurs sont la
pierre angulaire de la vie universitaire. Il est temps que le gouvernement
McGuinty s'assure de procurer aux universités les fonds ont elles ont besoin",
a affirmé Marg Carter, présidente du local 4120 du Syndicat des Métallos, qui
représente 900 employés de l'University of Guelph.

    Le Syndicat des Métallos a toujours appuyé les demandes de financement
des établissements postsecondaires de l'Ontario, plus récemment au cours d'une
campagne pour exercer des pressions lors de l'examen Rae en 2005.



Renseignements: Wayne Fraser, directeur, Syndicat des Métallos, District
6, Ontario et Canada atlantique, (416) 243-8792; Allison Dubarry, présidente
du local 1998 du Syndicat des Métallos, (416) 506-9090; Marg Carter,
présidente du local 4120 du Syndicat des Métallos, (519) 824-4120, poste
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