• 7 novembre 2008 10:30
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Communiqué de presse 1 - La CSQ et la campagne électorale au Québec - Un sondage confirme que l'éducation doit être une priorité nationale


    MONTREAL, le 7 nov. /CNW Telbec/ - Un sondage mené par la firme CROP du
16 au 26 octobre 2008, à la demande de la Centrale des syndicats du Québec
(CSQ) démontre qu'une forte majorité des personnes sondées, soit 97 % (70 %
grande importance et 27 % importance moyenne), considère important que les
partis politiques au Québec fassent de l'éducation une priorité lors de la
campagne électorale. La CSQ et ses sept fédérations de l'éducation,
représentant les secteurs de la petite enfance, du préscolaire, du primaire,
du secondaire, du collégial et de l'universitaire, ont rendu public
aujourd'hui les résultats d'un important sondage sur l'éducation au Québec.

    Investir davantage en éducation

    Le Québec dépense 700 millions $ de moins que la moyenne canadienne en
éducation. "Au moment de la création du ministère de l'Education du Québec en
1964, on disait "Qui s'instruit s'enrichit !" et la preuve en a été faite.
Quatre décennies se sont écoulées depuis ce temps et le Québec semble avoir
oublié les valeurs qui ont permis au réseau de l'éducation de se déployer.
Aujourd'hui, pour le gouvernement, l'éducation n'est plus au rang des
priorités", plaide Réjean Parent, le président de la Centrale des syndicats du
Québec.
    De plus, les personnes sondées estiment important à 93 % (74 % très
important et 19 % assez important) que le Québec comble l'écart de financement
avec la moyenne canadienne. D'autre part, compte tenu du sous-financement des
cégeps et du retard accumulé par les universités québécoises face aux
universités canadiennes au niveau du financement, 92 % (63 % très important et
29 assez important) des Québécoises et des Québécois estiment qu'il faut
investir davantage dans les cégeps et les universités.

    Faire la lutte au décrochage scolaire (97%)

    Au Québec, chaque année, un élève sur quatre abandonne ses études
secondaires. A l'éducation des adultes, 40 % des personnes inscrites
décrochent en l'absence de soutien convenable. A la formation professionnelle,
un élève sur trois abandonne avant d'obtenir son diplôme. Au collégial, près
d'un étudiant sur quatre abandonne ses études alors que c'est un sur cinq à
l'université.
    Pour la CSQ, si le décrochage n'est pas uniquement une responsabilité de
l'école, il est urgent d'assurer de meilleures conditions d'apprentissage et
de réussite pour toutes et tous. Cela passe par la réduction du nombre
d'élèves jeunes et adultes par classe, par l'offre de services professionnels,
et de soutien de qualité en quantité suffisante, du préscolaire à l'université
en passant par l'éducation des adultes et la formation professionnelle. Il est
également nécessaire de revoir l'intégration des élèves en difficulté pour
mieux en baliser les limites et les possibilités.
    "Le gouvernement de l'Ontario a investi récemment pour que le maximum
d'élèves par classe au primaire ne dépasse pas 20 élèves. Au Québec, de
nombreuses classes comptent 25 élèves et plus. Le sondage est très clair à ce
sujet, 80 % (80 % oui et 17 % non) de la population considère qu'il faut
limiter à 20 le nombre d'enfants par classe au primaire et 96 % (71 % très
important et 25 % assez important) croit qu'il est important d'améliorer
l'accessibilité des adultes à la formation professionnelle et technique",
précise le représentant syndical de la CSQ.

    L'éducation : une solution pour une économie forte

    "Dès le début de la campagne électorale, tous les partis politiques ont
clairement indiqué leur intention de faire de l'économie une priorité, et nous
en sommes. Toutefois, nous demeurons profondément convaincus que l'éducation
fait partie des solutions pour une société économiquement en santé, et que les
défis des prochaines années passent par des jeunes instruits et une
main-d'oeuvre qualifiée", conclut Réjean Parent, au nom de la CSQ et de ses
fédérations.
    Le sondage omnibus CROP-express a été réalisé pour le compte de la CSQ
auprès de 1001 répondantes et répondants, du 16 au 26 octobre 2008, auprès de
personnes de 18 ans ou plus. Du point de vue statistique, un échantillon de
cette taille est précis à 3 points près, 19 fois sur 20. Vous pouvez consulter
ce sondage sur le site de la CSQ, www.csq.qc.net.

    Profil de la CSQ et de ses fédérations

    La CSQ représente quelque 160 000 membres, dont près de 100 000 dans le
secteur public. Elle est l'organisation syndicale la plus importante en
éducation au Québec. Les fédérations de l'éducation de la CSQ sont
représentées par Manon Bernard, présidente de la Fédération des syndicats de
l'enseignement (FSE), Jean Falardeau, président de la Fédération des
professionnelles et professionnels de l'éducation du Québec (FPPE), Diane
Cinq-Mars, présidente de la Fédération du personnel de soutien scolaire
(FPPS-CSQ), Mario Beauchemin, président de la Fédération des enseignantes et
enseignants de cégep (FEC), Bernard Bérubé, président de la Fédération du
personnel professionnel des collèges (FPPC), Jacques Pétrin, vice-président de
la Fédération du personnel de soutien de l'enseignement supérieur
(F.P.S.E.S.-CSQ) et Sylvie Tonnelier, de la Fédération des intervenantes en
petite enfance (FIPEQ).



Renseignements: Marjolaine Perreault, Attachée de presse, CSQ, Cell.:
(514) 235-5082, perreault.marjolaine@csq.qc.net; Sylvie Lemieux, Attachée de
presse FSE-CSQ, Cell: (418) 563-7193, Lemieux.Sylvie@csq.qc.net