• 13 février 2007 12:52
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Spielo à Ste-Anne-des-Monts - Fermeture sauvage ce matin


    SEPT-ILES, le 13 fév. /CNW Telbec/ - Les 85 Métallos chez Spielo à
Ste-Anne-des-Monts ont appris ce matin que GTECH ferme définitivement son
usine. "L'employeur s'est pointé ce matin avec des gardes de sécurité pour
aviser les travailleurs et les travailleuses qu'il fermait. Ces derniers
doivent être accompagnés par un garde de sécurité s'ils veulent récupérer
leurs effets personnels. C'est une fermeture sauvage. La compagnie refuse de
discuter pour trouver des solutions. Nous n'avons été consultés d'aucune
façon", a déclaré Gilles Ayotte, permanent du Syndicat des Métallos (FTQ).
    La venue de Spielo, un fabricant de machines de loterie vidéo, s'est
concrétisée en 2000 grâce à la possibilité de subventions et d'un contrat avec
Loto-Québec. "Il y a deux ans et demi, l'entreprise avait été achetée par une
multinationale américaine, GTECH. Nous avions constaté un roulement important
parmi le personnel de direction. Depuis un an, cette compagnie avait établi
une alliance stratégique avec une compagnie italienne, Lottamatica. L'automne
passé, GTECH avait racheté une entreprise américaine qui fabriquait des
machines similaires à celles que nous fabriquions. L'usine avait été agrandie
en 2001. Les relations de travail étaient bonnes. La direction locale semble
elle-même avoir été prise par surprise. C'est une fermeture sauvage basée sur
la froide logique du profit. La compagnie voulait en faire encore plus", a
poursuivi le permanent syndical.
    La convention collective avait été signée il y a un an. Le salaire moyen
est de 12 $ l'heure. Plus de 60 % de la main d'oeuvre est constituée de
femmes. Plus de 75 % n'ont pas un diplôme de secondaire V. "Une perte
d'emplois de cet ordre de grandeur, c'est une catastrophe pour une ville comme
Ste-Anne-des-Monts en Gaspésie. Nous allons mettre sur pied immédiatement un
comité de reclassement. Nous allons tout faire pour les aider. Entretemps,
nous demandons une intervention gouvernementale afin de raisonner la compagnie
ou de trouver une autre vocation à cette usine. Les gouvernements doivent
prendre conscience de l'ampleur du drame humain et social qui se joue
aujourd'hui à Ste-Anne-des-Monts", a conclu Gilles Ayotte.



Renseignements: Gilles Ayotte, Syndicat des Métallos (FTQ), (418)
962-2041