MONTREAL, le 27 sept. /CNW Telbec/ - Voici la lettre ouverte de la
Coalition québécoise sur la problématique du poids en réponse à la prise de
position sur la question de l'épidémie d'obésité de l'Institut économique de
Montréal sous la plume de Mme Nathaly Elgrably.
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Epidémie d'obésité : les arguments de l'Institut économique de Montréal
vont à l'encontre du libre choix
Au cours des deux dernières semaines, l'Institut économique de Montréal a
pris position sur la question de l'épidémie d'obésité sous la plume de
Mme Nathalie Elgrably. Comme il arrive souvent, la position de l'IEDM se
résume en fait à une politique de laisser-faire. Or, une question aussi
grave que l'épidémie d'obésité ne peut souffrir l'indifférence.
Selon l'IEDM, la responsabilité première de l'adoption de saines
habitudes de vie appartient d'abord à l'individu et aux parents dans le
cas des enfants. Fort de cet argument, l'IEDM s'oppose donc à toute
intervention visant à réduire l'offre de malbouffe pour faciliter les
choix santé et incidemment réduire les maladies chroniques (diabète,
maladies cardiovasculaires et respiratoires, hypertension, cancer, etc.)
liées à l'obésité. Selon l'IEDM, de cette façon, l'individu retrouverait,
alors "la propriété de son corps et la liberté de choisir son style de
vie".
Dans les faits, l'IEDM occulte l'un des aspects les plus importants et
reconnus mondialement de l'épidémie d'obésité : les environnements
obésogènes. Nous ne vivons pas dans un monde idéal où nous pouvons
toujours faire des choix éclairés et assumés. Mais surtout, nous ne
vivons pas dans un monde idéal où les choix santé sont proposés sur le
même pied d'égalité que les aliments riches en gras, en sucre et en sel.
Au contraire, l'ensemble de notre société - et particulièrement les
jeunes - est directement visé par un intense marketing alimentaire. Nous
sommes confrontés quotidiennement à une forte pression commerciale
destinée à mousser la vente et la consommation de produits à faible
valeur nutritive.
Pour ces raisons et bien d'autres encore, l'individu n'est pas en mesure
d'exercer son libre arbitre, tel que le souhaiterait Mme Elgrably.
L'offre influence la demande par une pression intense et soutenue qui
vise à orienter les choix des individus vers des options non santé, tant
sur la plan de l'alimentation, que du transport ou des loisirs.
Si l'on accepte, comme l'IEDM, que la responsabilité première de
l'adoption de saines habitudes de vie appartient à l'individu et aux
parents, il faut définitivement intervenir pour éliminer les
environnements obésogènes et favoriser le véritable exercice du libre
choix.
Renseignements: et entrevues: Martine Painchaud, porte-parole, (514)
884-9448; Source: Coalition québécoise sur la problématique du poids