TORONTO, le 21 fév. /CNW/ - CN Rail ne permet pas aux 2 800 chefs de
train et employés du service de manoeuvre de retourner au travail, malgré la
décision de suspendre la grève et de reprendre les négociations, prise hier
soir par les dirigeants canadiens élus du syndicat.
Mardi soir, à 21 h 30, le négociateur en chef du syndicat, Rex Beatty, a
communiqué la décision de reprise du travail au ministère du Travail. Cette
décision répondait aux demandes du ministre du Travail, Jean-Pierre Blackburn,
et de la médiatrice en chef, Elizabeth MacPherson, afin d'éviter le recours à
une loi ordonnant le retour au travail.
"Nous avons lancé un appel à nos membres pour qu'ils effectuent un retour
au travail en bon ordre", a déclaré M. Beatty. "L'application d'une loi
ordonnant le retour au travail aurait un effet désastreux sur les relations de
travail. Maintenant que nous avons mené cette grève en toute légalité, nous
sommes prêts à remettre immédiatement les trains en circulation. Nous avons
besoin d'une dernière chance de parvenir à un règlement équitable dans le
cadre d'une négociation collective libre avec le CN. La balle est dans le camp
du CN."
Lundi, le Conseil canadien des relations industrielles a confirmé que la
grève était légale, malgré que le CN et le propre siège social du syndicat aux
Etats-Unis aient prétendu le contraire. Lundi également, le siège social
américain a renvoyé toute la direction canadienne composée de sept
syndicalistes ainsi que le comité de négociation. Les dirigeants canadiens ont
intenté une action en justice pour renverser cette mesure.
Renseignements: Rex Beatty, Travailleurs Unis des Transports, tél. :
(705) 941-8408; Abe Rosner, représentant national des TCA, tél. : (514)
898-3400